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  • Research Article
  • 10.58335/crescentis.1628
Claude Arnoux, sa Dissertation sur les vins de Bourgogne de 1728 et l’idée des climats
  • Dec 20, 2024
  • Crescentis
  • Karoline Knoth

Claude Arnoux est considéré comme étant le premier écrivain des climats de Bourgogne. Pourtant, sa biographie avancée jusqu’à présent est erronée et le titre d’abbé une tradition inventée. Né en 1690 ou peu avant en région beaunoise, Arnoux y est diacre à Notre-Dame jusqu’en 1713 et séjourne ensuite à Paris. Il émigre à Londres en 1726/1727, où il publie en 1728 la Dissertation sur la situation de la Bourgogne. Des indices laissent penser que l’ouvrage a été initialement conçu pour une publication en France. Dans le texte et sur la carte qui l’accompagne se manifeste l’idée d’une hiérarchie dans le vignoble de Bourgogne, même si elle n’est pas exprimée par le terme de « climat ». Intégré en 1733 dans le Gardener’s Dictionary de Philip Miller, ce texte fait, après le décès de l’auteur survenu en 1737, une renommée internationale avec, parmi d’autres, une version néerlandaise en 1745, une première version allemande en 1750/1751, une autre traduction allemande en 1766 traduit en français en 1768, une autre traduction française en 1785… Les différentes traductions du Dictionary font apparaître l’interprétation spatiale du terme « climat » comme un concept français.

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  • Research Article
  • 10.58335/crescentis.1524
Du vignoble à la lie : regards croisés sur les productions viti-vinicoles à Perpignan et dans sa campagne au Moyen Âge
  • Dec 20, 2024
  • Crescentis
  • Carole Puig + 2 more

Par le croisement de sources écrites, archéologiques et archéobotaniques, cette étude cherche à mettre en lumière l’histoire des productions viti-vinicoles à Perpignan et dans sa campagne au cours du Moyen Âge. Cette confrontation des disciplines a permis de souligner une dichotomie de la documentation. Le vignoble est mieux documenté en plaine, tant pour son importance dans le paysage, pour sa morphologie que pour son rôle dans l’économie domestique des populations rurales, mais il est difficilement mis en évidence en milieu urbain. À l’inverse, les produits de la vigne et les pratiques de consommation sont mieux connus pour la ville, notamment grâce à la riche documentation textuelle.

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  • Research Article
  • 10.58335/crescentis.1549
Dom André Gentil prieur de l’abbaye de Fontenay (Côte-d’Or), aux fondements de l’œnologie du xviiie siècle
  • Dec 20, 2024
  • Crescentis
  • Dominique Delevoye

Il est communément admis de faire coïncider la naissance de l’œnologie moderne avec Chaptal et Lavoisier et le début du xixe siècle. Le premier pour avoir découvert la méthode éponyme de sucrage des vins et le second pour la mise en équation de la formule de la transformation du sucre en alcool. Ce parti pris laisse à penser qu’avant ces deux savants, la chimie n’était qu’au stade embryonnaire. Cette opinion occulte l’apport essentiel de savants qui durant le siècle des Lumières, ont jeté les fondements de la chimie moderne en général et de la chimie du vin en particulier. Dijon (Côte-d’Or), alors cité viticole, a contribué, dès 1774, avec la création de son école de chimie dirigée par le célèbre scientifique Guyton de Morveau, à la formation d’éminents savants qui ont abordé des problématiques de chimie appliquées à l’agriculture et à la viticulture, telle la contribution de dom André Gentil (1728-1800), prieur de l’abbaye de Fontenay (21), savant réputé au xviiie siècle. Ce familier du comte de Buffon, sociétaire de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon publia en 1777 le premier essai connu d’agrochimie et démontra le principe chimique de la double fermentation alcoolique des vins tranquilles et moussants et son pilotage par la mesure du sucre résiduel contenu dans le moût en 1779, soit dix ans avant Lavoisier.

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  • Research Article
  • 10.58335/crescentis.1579
Des immigrants fortunés ? Les Robinet et le développement de l’industrie vinicole en Ontario au Canada
  • Dec 20, 2024
  • Crescentis
  • Marcel Martel

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  • Research Article
  • 10.58335/crescentis.1591
Redécouverte du cépage Bregin dit Raisin de Besançon
  • Dec 20, 2024
  • Crescentis
  • Max André + 2 more

Le Bregin est considéré comme le cépage emblématique de la ville de Besançon depuis le xvie siècle. Il était considéré comme une variété de vigne disparue du vignoble bisontin. Des prospections menées en 2022 ont permis de localiser un pied de ce cépage. Une analyse génétique a permis de l’identifier comme étant la Dureza, vieux cépage typique des Côtes-Du-Rhône septentrionales. C’est la première fois que ce cépage est signalé en Franche-Comté. Cet article propose une relecture des sources qui évoquent le(s) Bregin(s) et les hypothèses les plus plausibles concernant son identification (cépages Dureza, Tressot et Enfariné) et son introduction dans le vignoble bisontin.

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  • Research Article
  • 10.58335/crescentis.1534
Produire le vin à Reims au Moyen Âge. Interactions, lieux du vin et fabriques de la norme, xiie-xvie siècle
  • Dec 20, 2024
  • Crescentis
  • Aurélien Nouvion

L’article explore les conditions de la production de vin dans la ville de Reims du xiie au xvie siècle par une plongée dans les archives des seigneurs des bans de la ville. Malgré une origine assez ancienne de la viticulture aux alentours de la ville, les lieux du vin sont rarement mentionnés dans le périmètre urbain. Profitant d’un dense maillage de villages proches, la production du vin se retrouve principalement sur les coteaux alentours : versant nord de la Montagne de Reims et massif de Saint-Thierry. Même, les équipements de vinification en ville sont très rares et étroitement contrôlés. Cependant, les dynamiques de régulation de la production, d’organisation des espaces et de commercialisation proviennent des jeux d’acteurs urbains, parmi lesquels se distinguent l’archevêque de Reims, le chapitre cathédral et l’échevinage. Ces échanges, parfois vifs, témoignent de la vitalité de cette économie sociale viticole mais ont échoué à faire émerger un « vin de Reims » se distinguant par sa typicité. Ils en ont néanmoins affirmé l’essor, à l’aube de la modernité.

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  • Research Article
  • 10.58335/crescentis.1563
Le râpé : itinéraire d’un type de vin européen à travers les siècles
  • Dec 20, 2024
  • Crescentis
  • Christine Krämer

Le râpé était un type de vin très répandu en Europe. Son élaboration repose sur un procédé de fabrication étonnamment ancien utilisant à l’origine des vignes lambrusques et dont le principe de base consiste à placer des raisins dans un tonneau, à verser du vin dessus et à faire fermenter le tout. Si l’interprétation contemporaine est celle d’une boisson médiocre, les sources suggèrent cependant qu’il n’existait pas un râpé unique, mais plutôt des méthodes de vinification adaptées aux besoins régionaux ou correspondant à différentes classes sociales. L’histoire du goût du – et pour – le râpé est complexe et a évolué au fil des siècles. L’objectif de cet article est de reprendre l’histoire du râpé dans un contexte chronologique et géographique plus large. Il est ainsi remarquable de constater que le râpé a été un type de vin mousseux, vinifié en tant que tel. C’est surtout en Italie qu’il était apprécié pour son caractère effervescent, où le procédé a été perfectionné au point que l’on peut parler d’une forme précoce de seconde fermentation. Progressivement, le râpé a été assimilé au vin de dépense, à la piquette, acception qui a prévalu à partir du xixe siècle.

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  • Research Article
  • 10.58335/crescentis.1639
Le vigneron médiéval, un personnage urbain ?
  • Dec 20, 2024
  • Crescentis
  • Mickaël Wilmart

Alors qu’on associe spontanément le vigneron au monde rural, c’est paradoxalement la documentation urbaine qui nous renseigne le mieux sur lui pour les trois derniers siècles du Moyen Âge. Si les sources notariales et seigneuriales ne sont pas toujours précises le concernant avant le xve siècle, les archives urbaines permettent de mieux comprendre l’émergence d’un métier reconnu, en partie façonné par les exigences de la ville. Au xive siècle, les listes produites (de vote ou d’imposition) donnent à voir un groupe socio-professionnel bien identifié. Dans les décennies suivantes, les sources normatives se multiplient à leur sujet ainsi que les conflits sur leur temps de travail. Enfin, la fin du xve siècle voit l’apparition de métiers organisés dans plusieurs villes. Cette lente évolution répond à une exigence de professionnalisation de la part de citadins investissant de plus en plus dans des clos périurbains sans procéder eux-mêmes à leur exploitation.

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  • Research Article
  • 10.58335/crescentis.1540
La production de vin dans la vallée de la Seine au Moyen Âge
  • Dec 20, 2024
  • Crescentis
  • Philippe Lardin

La Normandie n’est pas connue pour être une région viticole. Pourtant, au Moyen Âge, depuis au moins le viiie siècle, la vigne était florissante dans la vallée de la Seine. Tous les seigneurs laïcs et ecclésiastiques possédaient des vignes, et les sources conservées nous permettent de suivre assez précisément les travaux annuels et les évolutions de la production. À la fin du Moyen Âge, le vin était un élément fondamental du commerce de la vallée de la Seine et jouait un rôle important dans les relations financières sous la forme de rentes payées en vin.

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  • Research Article
  • 10.58335/crescentis.1512
Le vin et la ville. Produire, commercialiser et consommer le vin au Moyen Âge (xiie-xve siècles)
  • Dec 20, 2024
  • Crescentis
  • Pierre Garrigou Grandchamp

La description des liens qui unissent l’économie du vin et l’architecture domestique urbaine est le sujet de cette contribution. Elle s’appuie principalement sur la documentation française, mais prend en compte les informations disponibles dans l’ensemble de l’Europe occidentale et centrale. À cet effet elle exploite les sources historiques, les fouilles archéologiques et l’étude des bâtiments médiévaux conservés. Après un panorama illustrant l’importance de l’économie du vin, sont ensuite examinés ses effets sur les programmes des habitations, sous l’angle de la production, du stockage, de la commercialisation et de la consommation. Cette communication se consacre donc à un angle mort de la recherche, qui s’est concentrée sur les aspects économiques, sociaux et anthropologiques de la viticulture, en ignorant le plus souvent leur traduction matérielle dans l’habitat.