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  • Research Article
  • 10.3917/arss.260.0042
La propriété en partage ?
  • Dec 23, 2025
  • Actes de la recherche en sciences sociales
  • Chloé Pariset + 1 more

En comparant ce que les personnes dans un couple déclarent détenir à titre individuel dans l’enquête « Patrimoine » de l’Insee et ce qu’elles détiennent effectivement du point de vue du droit, nous explorons l’hypothèse selon laquelle les hommes en couple hétérosexuel s’approprient symboliquement le patrimoine détenu légalement en commun – d’autant plus lorsque ce dernier est important et qu’ils sont dans des positions socio-économiques supérieures à celles de leur conjointe. Nous montrons que cette appropriation est un processus qui se renforce au fil de la conjugalité et de la parentalité. La famille reconduit ainsi les inégalités patrimoniales de genre, quel que soit le statut matrimonial des couples. En complément à ces traitements statistiques, une enquête qualitative montre, au sein de milieux sociaux variés et pour des configurations conjugales différentes, les effets du renforcement de la division sexuée de la gestion du patrimoine au fil de la vie conjugale et les enjeux de sa transmission intergénérationnelle – deux mécanismes par lesquels l’appropriation symbolique masculine du patrimoine au sein du couple est légitimée. Les intérêts économiques des mères sont présupposés concurrents de ceux de leurs enfants, ce qui contribue à justifier une prise en charge masculine de la circulation du patrimoine dans la famille. Ces mécanismes se retrouvent dans des proportions différentes selon les niveaux de patrimoine détenus mais aussi selon les capitaux économiques et culturels de chacun des conjoints. Les plus dotés en capitaux économiques et les couples où les hommes ont des positions socio-économiques supérieures à leur conjointe sont ceux dans lesquels les pères se sentent les plus légitimes à décider de la circulation du patrimoine et où les mères se sentent les moins légitimes à faire valoir leurs propres intérêts.

  • Open Access Icon
  • Research Article
  • Cite Count Icon 2
  • 10.3917/arss.258.0126
La part du genre
  • Aug 14, 2025
  • Actes de la recherche en sciences sociales
  • Julien Boelaert + 7 more

International audience

  • Research Article
  • 10.3917/arss.258.0020
Des actes révolutionnaires
  • Aug 14, 2025
  • Actes de la recherche en sciences sociales
  • Julien Duval

Actes de la recherche en sciences sociales a été un périodique très original et sans véritable équivalent en France, ni, semble-t-il, dans d’autres pays. Cet article entreprend de caractériser les spécificités de la revue pendant les années durant lesquelles Pierre Bourdieu l’a dirigée (1975-2001). Il s’interroge aussi sur ses conditions de possibilité : la revue s’inscrit à la fois dans la « révolution spécifique » que Bourdieu a opérée, à un moment particulier de l’histoire des sciences sociales et dans la conjoncture intellectuelle et politique de l’après Mai 68. L’analyse commence par situer la création d’ Actes en 1975 dans l’histoire du centre de recherche animé par Bourdieu et montre comment la revue poursuit et amplifie un travail de (re)construction de la sociologie qui se caractérise notamment par une forte ouverture internationale et disciplinaire et par le souci de la « construction de l’objet ». Le rejet de « l’académisme » que la revue a affiché d’emblée s’est traduit notamment dans l’ambition de toucher un public extra-universitaire, et dans l’invention de nouvelles formes et de nouveaux genres d’articles. Au total, l’analyse de la revue bouscule l’évidence dont bénéficient aujourd’hui un certain nombre de présupposés sur ce que doit être une revue de sciences sociales.

  • Research Article
  • 10.3917/arss.257.0078
Peut-on changer de race comme on change de sexe ?
  • May 19, 2025
  • Actes de la recherche en sciences sociales
  • Emmanuel Beaubatie + 2 more

Une personne née de deux parents blancs peut-elle changer de position raciale et devenir noire ? Cette expérience est-elle comparable à celle d’une personne trans’ qui a changé de position de genre ? Prenant pour point de départ la controverse suscitée par l’affaire Rachel Dolezal, une femme se revendiquant transrace comme d’autres sont transgenres, cet article suggère la possibilité de penser des déplacements sociaux de race, par analogie avec les déplacements de genre. Ces deux types de traversées sont généralement étudiés à l’aune du passing , tout particulièrement les premières, qui demeurent largement plus impensables que les secondes. Cet article théorique invite d’abord à dépasser le concept de passing – bien moins employé au sujet des déplacements de classe que des déplacements de race et de genre – au profit d’un raisonnement en termes de mobilité sociale. Il dissocie ensuite les deux rapports sociaux afin de comparer les conditions de possibilité des déplacements de race, d’une part, et de genre, d’autre part. Certains paramètres les différencient, d’autres les rassemblent : l’article se penche sur le rôle du langage, des institutions, de la généalogie, de l’hérédité, de la mixité ou encore de la socialisation dans le façonnement des rapports sociaux de race et de genre et dans la manière qu’ils ont de contraindre ou d’autoriser des déplacements. Enfin, si ce texte repose avant tout sur un geste analogique, il veille à l’articuler avec une conception intersectionnelle des rapports sociaux et à prendre au sérieux les spécificités des contextes nationaux et locaux.

  • Research Article
  • 10.3917/arss.257.0040
Avorter à l’heure du médecin
  • May 19, 2025
  • Actes de la recherche en sciences sociales
  • Raphaël Perrin

Cet article analyse les modalités concrètes d’exercice du pouvoir médical à partir d’une enquête ethnographique menée dans trois centres d’interruption volontaire de grossesse (IVG). Dans un contexte où l’autorité médicale apparaît de moins en moins légitime et en l’absence de pouvoir contraignant officiel, il éclaire les pratiques par lesquelles les médecins imposent aux femmes les conditions et le déroulement de leur IVG. Un répertoire de pratiques de pouvoir – de formes invisiblisées, telles que le mensonge ou le contrôle du calendrier de prise en charge, à des formes plus explicites et brutales à l’encontre des patientes occupant des positions particulièrement dominées dans les rapports sociaux – est transmis et transformé lors de la socialisation des étudiant·es et jeunes médecins. Si les médecins légitiment leur usage du pouvoir par une connaissance supérieure de l’intérêt sanitaire des patientes et un rôle de normalisation de leurs comportements médicaux et sociaux, l’analyse rend apparent le lien étroit entre pratiques de pouvoir, contraintes organisationnelles et intérêts des médecins.

  • Research Article
  • 10.3917/arss.257.0004
Pourquoi travaille-t-on à l’école ?
  • May 19, 2025
  • Actes de la recherche en sciences sociales
  • Yohan Selponi

En quoi la manière dont les élèves se posent la question du lien entre notation, orientation et certification traduit-elle la façon, socialement différenciée, dont elles et ils sont intéressé·es au jeu scolaire et, à travers lui, à celui de l’ascension sociale ? La première partie est consacrée aux tensions entre dénégation des intérêts associés aux notes et usages de celles-ci dans la manipulation des aspirations sociales et scolaires des élèves et des chances de les réaliser dans un contexte de monétisation des notes ordinaires. Dans un second temps, on montre comment les manières de jouer le jeu de l’école et de l’ascension sociale par celle-ci peuvent être socialement différenciées et institutionnellement entretenues.

  • Research Article
  • 10.3917/arss.257.0060
Vers l’Afrique et au-delà
  • May 19, 2025
  • Actes de la recherche en sciences sociales
  • Lucille Gallardo

Si les travaux de sciences sociales ont documenté l’émergence d’un pôle associatif de l’espace sida français durant les décennies 1980 et 1990, peu de recherches s’intéressent à ses recompositions après la découverte des traitements antirétroviraux en 1996. Cet article propose de documenter le tournant international de l’action collective dans ce domaine à la fin des années 1990, à l’aide de l’étude de cas de l’association Aides. En revenant sur la genèse des activités internationales de l’association et sur leurs évolutions au cours des années 2000 et 2010 – vers l’Afrique et au-delà –, il s’agit d’étudier les conditions et les effets de l’internationalisation de son intervention. L’article montre ainsi que l’action étrangère d’Aides contribue à maintenir sa position d’experte-associative dans l’espace sida français. Il met également au jour la manière dont ces activités participent à diffuser des formes d’engagement associatif légitimes et sélectives sur le continent africain et plus largement.

  • Research Article
  • 10.3917/arss.257.0024
Mettre au travail les mineurs non accompagnés
  • May 19, 2025
  • Actes de la recherche en sciences sociales
  • Thomas Douniès

  • Research Article
  • 10.3917/arss.256.0022
Une politisation oblique des écologies populaires
  • Apr 2, 2025
  • Actes de la recherche en sciences sociales
  • Doris Buu-Sao

En Andalousie, la mine de Riotinto pose la question de la place accordée aux classes populaires dans l’appréhension de la crise écologique. L’impératif de transition énergétique justifie la réouverture de mines métalliques comme Riotinto, dont le cuivre est nécessaire aux infrastructures qui produisent et transportent les énergies renouvelables. Avec ses sept communes de 15 000 habitant·es, le bassin minier de Riotinto est marqué par les déchets toxiques, accumulés au cours d’un siècle et demi d’industrie minière, et par le chômage structurel depuis la fermeture de la mine au tournant du XXIe siècle. Aujourd’hui, les promesses d’emploi et de croissance associées à la relance minière font de ses habitant·es, qui vivent en première ligne au pied d’industries polluantes (mine, enfouissement de déchets industriels, agro-industrie), de fervents soutiens de l’extraction. Pourvoyeuse d’emplois, la mine produit aussi des nuisances sur les corps humains et leur environnement biophysique. À partir d’une ethnographie des expériences de travail et d’habitat à l’ombre de la mine, cet article analyse les « écologies populaires » en contexte minier, au sens des rapports aux problèmes écologiques qui résultent de conditions d’existence façonnées par la proximité à la mine. L’article montre comment l’environnement physique et social du bassin minier de Riotinto est profondément marqué par la mine, qui nourrit à nouveau les espoirs d’une vie meilleure. Il développe ensuite ce qui, dans la nouvelle mine, contraint la politisation de l’expérience que font les travailleur·ses de la toxicité minière. Il analyse enfin le transfert d’un sens critique politisé de la scène du travail industriel vers l’espace résidentiel et son inégale expression, d’une fraction à l’autre des classes populaires du bassin minier.

  • Research Article
  • Cite Count Icon 2
  • 10.3917/arss.256.0078
Le sanglier dans la lutte des chasses
  • Apr 2, 2025
  • Actes de la recherche en sciences sociales
  • Benoît Coquard

Dans les forêts du nord-est de la France, la diffusion de la « chasse-gestion » – une norme environnementale visant à maximiser les populations de sangliers – a profondément transformé les pratiques cynégétiques et les rapports de classe entre chasseurs. À travers une double enquête ethnographique menée à plus de dix ans d’intervalle dans le même massif forestier, cet article analyse comment la rationalisation de la chasse a favorisé l’embourgeoisement des groupements de chasseurs et accentué les divisions au sein des classes populaires.