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  • Research Article
  • 10.35562/iris.4395
Pour une écologie de la main : figures du toucher et esthétiques cinématographiques de la manipulation scientiste
  • Feb 23, 2026
  • Iris
  • Mike Zimmermann

À travers la cartographie d’une esthétique de la manipulation scientiste et de la figure du toucher au cinéma, ce travail examine par l’analyse filmique les implications et les usages écologiques de la main en s’appuyant sur les travaux de Jacques Derrida et Bernard Stiegler.

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  • Research Article
  • 10.35562/iris.4369
Éditorial
  • Feb 23, 2026
  • Iris
  • Fleur Vigneron

Créée en 1986, Iris est une revue pluridisciplinaire consacrée à l’exploration des imaginaires (mythes, images, symboles, représentations, histoire culturelle). Elle vise à promouvoir cette approche en la confrontant à la sociologie, à l’anthropologie, aux lettres, arts et langues. Iris publie des articles épistémologiques sur les grands concepts des études imaginaristes et propose des numéros thématiques apportant un éclairage, en diachronie ou synchronie, sur des cultures du monde entier.

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  • Research Article
  • 10.35562/iris.4411
Among Collapses and Hopes: Dystopia and Nature in Children’s Novels
  • Feb 23, 2026
  • Iris
  • William Grandi

This contribution sets out to examine, in narrative and pedagogic terms, the metaphors of nature found in the successful dystopic novels that are very popular among children and adolescents. Today, dystopic novels are the most popular genre among young readers: just think of the success of Suzanne Collins’ 2008 trilogy Hunger Games, or Veronica Roth’s trilogy Divergent, published from 2011, and many others dystopic novels for youth. These books tackle difficult topics such as death, poverty, anger, social unrest: despite—or perhaps precisely because of—this, young readers enjoy dystopic novels. In fact, it appears that, after decades of absence, dystopic plots have relaunched the sci‑fi genre among adolescents. In these plots, the collapse of nature is always accompanied by a political collapse: degraded nature is the result of a degraded society. The strongest message emerging from dystopic novels is: there can only be environmental and social redemption if young people can change the direction of history.

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  • Research Article
  • 10.35562/iris.4315
Micro-anthropocène. Raconter l’effondrement depuis les marges
  • Feb 23, 2026
  • Iris
  • Matteo Meschiari

L’anthropocène est un phénomène culturel mondial qui modifie actuellement l’imaginaire collectif. De nouveaux récits, des répertoires iconographiques fleurissent et s’étiolent à grande vitesse. Le problème est désormais de s’orienter dans ces cosmographies imprévisibles : d’un côté, nous sommes face à un hyperobjet difficile à comprendre et à manipuler, à savoir l’effondrement systémique global, et de l’autre, le monde quotidien semble nier le pire ou même le mettre en valeur dans une véritable esthétique de la dystopie. Pour sortir de cette aporie intellectuelle et éthique, il faut accepter l’idée que nous sommes en présence d’un changement de paradigme aux conséquences anthropologiques difficilement prévisibles. Il est nécessaire alors de reterritorialiser l’événement anthropocène à partir d’un regard périphérique et narratif : ne plus considérer seulement l’échelle mondiale, mais aussi toutes les formes locales de la grande transformation qui est en train de s’opérer. Dans cette cartographie, il peut être utile de réfléchir à partir de catégories simples et de regarder ce phénomène depuis la marge, en l’occurrence à travers le point de vue de quelques essayistes et écrivains qui, plus que beaucoup d’autres, semblent saisir les symptômes et les issues de la nouvelle ère incertaine qui nous entoure.

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  • Research Article
  • 10.35562/iris.4214
De l’écriture à l’expérimentation « furtive » de manières po(ï)étiques d’être vivants : une lecture écopoïétique des Furtifs d’Alain Damasio
  • Feb 23, 2026
  • Iris
  • Salomé Paulé + 1 more

Les « utopies des communs » n’appartiennent‑elles qu’à l’ordre de la fiction et les récits ne peuvent‑ils pas agir sur et dans le monde réel ? La lecture écopoïétique des Furtifs proposée vise à mettre à l’épreuve l’hypothèse de la performativité des récits quant aux enjeux de transition écologique et sociale, par un regard croisé entre le texte et l’expérimentation pratique. Quels sont les imaginaires vivifiés par Les Furtifs et la ZESTE. Ceux‑ci parviennent‑ils à initier un mouvement, à mettre en action ?

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  • Research Article
  • 10.35562/iris.4228
Entre exode et adaptation : représentations de la sécheresse dans trois romans d’anticipation italiens (Bambini bonsai de Paolo Zanotti, Qualcosa, là fuori de Bruno Arpaia et I vegumani de Clelia Farris)
  • Feb 23, 2026
  • Iris
  • Amélie Aubert-Noël

Cet article compare trois romans italiens contemporains qui abordent le changement climatique à travers le motif de la sécheresse : Bambini bonsai (Zanotti, 2010), Qualcosa, là fuori (Arpaia, 2016) et I vegumani (Farris, 2022). L’analyse se concentre d’abord sur les effets de la sécheresse sur les paysages, les corps et les sociétés, puis sur les tonalités émotionnelles dominantes — peur, nostalgie, espoir — en lien avec les genres et sous‑genres littéraires auxquels chaque œuvre peut être rattachée, allant de l’utopie à la dystopie. Ces divergences, in fine, permettent d’identifier différentes stratégies que peut adopter la littérature d’anticipation pour tenter d’agir sur les consciences et de participer à la lutte contre le changement climatique.

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  • Research Article
  • 10.35562/iris.4341
Enseigner l’oecologie de la ville : la formation à l’urbanité dans le roman d’anticipation pour la jeunesse (1880‑1914)
  • Feb 23, 2026
  • Iris
  • Kevin Pelladeaud

Cet article étudie la façon dont le roman d’aventure scientifique et géographique pour la jeunesse entre 1880 et 1914 propose la vulgarisation de grands principes naturalistes et écologiques au moyen de villes imaginaires et conjecturales. Ces espaces urbains originaux sont utilisés pour permettre la transmission des connaissances sur la nature, soit parce qu’ils forment des objets spectaculaires, soit parce que dans leur nature même de « ville » ceux-ci permettent de croiser d’importants principes d’enseignement fondés sur la centralisation et la décomposition du savoir. Mais ces récits conjecturaux pédagogiques ne font pas que diffuser une connaissance sur la nature au moyen de la fiction romanesque : ils utilisent en réalité leur pouvoir d’attraction pour former la jeunesse à la domination des phénomènes naturels, rendre désirable l’activité productive et industrielle, invitant les jeunes à devenir de futurs bâtisseurs de cité eux‑mêmes. Ces principes montrent en réalité la participation du fait littéraire au processus d’urbanisation et de domination du monde naturel inscrit dans le sillage de la révolution industrielle.

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  • Research Article
  • 10.35562/iris.4249
Apprivoiser la peur : Hors gel d’Emmanuelle Salasc
  • Feb 23, 2026
  • Iris
  • Dominique Pety

Emmanuelle Salasc imagine dans un roman de légère anticipation (2056) la vie en montagne dans un État devenu autoritaire pour parer aux menaces climatiques et environnementales. La fonte des glaciers accroît le risque d’effondrement ou de lave torrentielle, comme ce fut le cas en 1892 lors de la catastrophe de Saint‑Gervais en Haute‑Savoie, dont la romancière s’inspire. Que faire avec cette peur suspendue ? Peut‑on apprendre à Vivre avec le trouble comme l’a suggéré la philosophe américaine Donna Haraway ? Hors gel dessine les orientations dystopiques d’une écologie autoritaire, mais propose aussi différents modes de remédiation : « jeux de ficelle » (D. Haraway) pour penser la complexité, motifs d’inclusion qui font du récit une sorte de « fiction panier » (U. Le Guin), nouvelles parentalités avec le vivant et le minéral.

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  • Research Article
  • 10.35562/iris.4421
Hans-Jörg Uther, The Types of International Folktales. A Classification and Bibliography, Based on the System of Antti Aarne and Stith Thompson
  • Feb 23, 2026
  • Iris
  • Philippe Walter + 1 more

Créée en 1986, Iris est une revue pluridisciplinaire consacrée à l’exploration des imaginaires (mythes, images, symboles, représentations, histoire culturelle). Elle vise à promouvoir cette approche en la confrontant à la sociologie, à l’anthropologie, aux lettres, arts et langues. Iris publie des articles épistémologiques sur les grands concepts des études imaginaristes et propose des numéros thématiques apportant un éclairage, en diachronie ou synchronie, sur des cultures du monde entier.

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  • Research Article
  • 10.35562/iris.4370
La mythologie au service de la subversion – Étude de cas : L’homme qui va… de Jean‑Charles Harvey
  • Feb 23, 2026
  • Iris
  • Jean-Pierre Thomas

La pensée et le discours mythiques sont généralement perçus, dans une optique ethnoreligieuse, comme vecteurs d’ordre et d’identité. Le mythe imagine la cause de phénomènes mystérieux et apporte des réponses aux questions que se posent les êtres humains sur leur condition. Cela dit, certains mythes présentent un faciès singulier, allant à l’encontre de la portée habituelle, un peu contraignante, que l’on reconnaît au discours mythique. Il semble que, dans certaines circonstances, le discours mythique soit porteur de dissension et qu’il entraîne la dérive des comportements plutôt que la mise en place de socles autour desquels les membres du groupe communautaire se reconnaissent. Il s’agit ici, en se servant d’un exemple précis (un recueil de nouvelles et de contes, publié en 1929 par le journaliste et romancier québécois Jean-Charles Harvey, intitulé L’homme qui va…), de montrer que la mythologie comporte une portée subversive et sert dans certains cas d’outil afin de créer des remous au sein d’une communauté.