- Research Article
- 10.7202/1114646ar
- Jan 1, 2024
- Captures
- Damien Darcis
Cet article montre comment Patrick Bouchain, dans différentes interventions, met stratégiquement en échec le jeu d’acteurs (souvent réduit au tandem décideur politique et maître d’oeuvre) constitutif du processus de projet en architecture et urbanisme afin de favoriser la construction collective des espaces de vie. Deux pratiques au coeur de sa démarche retiennent particulièrement notre attention : les chantiers habités et les permanences architecturales.
- Research Article
- 10.7202/1118396ar
- Jan 1, 2024
- Captures
- Bertrand Gervais
Si, ces dix dernières années, nos dossiers thématiques nous ont permis de faire la part belle aux images, le dossier « Portraits sonores de pays » ouvre les pages de la revue au traitement du son et exploite cette capacité citationnelle permise par notre plateforme de publication. Au sein des pages du présent numéro, on ne fera pas que lire sur les expériences sonores analysées, on pourra entendre par soi-même les sons captés en Inde, à Tchernobyl ou encore dans une gare de triage à Montréal, et ainsi prendre position.
- Research Article
- 10.7202/1118401ar
- Jan 1, 2024
- Captures
- Pauline Nadrigny
Le volume de Sounds From Dangerous Places de Peter Cusack consacré à la zone d’exclusion de Tchernobyl problématise des thèmes transversaux pour la pensée de l’enregistrement, s’articulant autour de certains motifs : perte, deuil, exil, nostalgie trace, empreinte, exposition. Pour étudier ces motifs, l’article se concentre sur les samoseli, ceux qui peuplent illégalement la zone d’exclusion. En rompant avec toute fascination pour l’aspect spectaculaire de Tchernobyl, ce portrait sonore permet de repenser comme un pays ce qui n’est représenté, dans l’imaginaire contemporain, que sous le format de la zone.
- Research Article
- 10.7202/1114643ar
- Jan 1, 2024
- Captures
- Sylvain David
Le dossier « Esthétiques du ratage » explore le potentiel créatif — voire critique — de la non-réussite. Des exemples issus des arts visuels, de l’architecture, de la photographie, du cinéma, de la télévision, de la bande dessinée et du jeu vidéo montrent comment le non-respect — assumé ou accidentel — des normes et des attentes d’un domaine d’activité a pour effet d’en révéler les codes et les contraintes, tout en permettant l’émergence de nouvelles possibilités, avérées ou simplement esquissées.
- Research Article
- 10.7202/1114649ar
- Jan 1, 2024
- Captures
- Jean-Michel Durafour
Le mot « ratage » ne vient sans doute pas en premier à l’esprit pour qualifier l’oeuvre de Carl Theodor Dreyer, l’un des cinéastes les plus exigeants et perfectionnistes de l’histoire du cinéma. On peut éprouver de nombreuses émotions devant ses films, y compris de très négatives, mais ceux-ci ne laissent pas d’imposer une évidence de réussite et de maîtrise stylistique. Et pourtant. Après avoir laissé de côté la présence chez Dreyer de ratages aux sens ordinaires du terme, cet article montre que son cinéma répond personnellement à la requête impérieuse d’un autre type, supérieur, de ratage.
- Research Article
- 10.7202/1118399ar
- Jan 1, 2024
- Captures
- Serge Cardinal
Michel Neault, artiste du son, a passé des nuits dans une gare de triage enclavée dans un quartier résidentiel de Montréal. Il accompagne les répartiteurs, les wagonniers, les mécaniciens; il loge son silence dans leurs conversations, intercepte leurs communications radio, répète les gestes inhérents à leur métier. L’artiste compose un portrait sonore, Y Bush Corrida, non seulement avec des matériaux auxquels ces travailleurs se frottent, mais aussi avec leur écoute et leur capacité à décrire la sonorité de leur gare de triage. C’est ce dont la présente analyse veut rendre compte.
- Research Article
- 10.7202/1114647ar
- Jan 1, 2024
- Captures
- Emmanuel D’autreppe + 1 more
Longtemps honni des professionnels, le ratage photographique en raconte pourtant davantage que l’on ne pourrait croire. Du Point de vue du Gras aux intelligences artificielles, les loupés forment une constellation riche de sens et de paradoxes. Flous, surimpressions ou ombres portées sont autant de promesses de lectures futures où affleurent parfois poésie ou humour, fantômes ou aura, et qui débouchent sur une relecture voire une histoire parallèle de la photographie, dont l’insoluble question du ratage permet d’interroger des enjeux esthétiques ou des usages sociaux essentiels.
- Research Article
- 10.7202/1114644ar
- Jan 1, 2024
- Captures
- Jeremy Hamers + 3 more
Effectuant un pas de côté par rapport à sa stricte assimilation à l’échec, ce dossier examine le ratage en tant que révélateur critique de mécanismes et de normes formelles ou institutionnelles, moteur de la création artistique, levier d’un processus de création collective, ou encore comme finalité surjouée de l’acte de création lui-même. Ses contributions tracent ainsi les contours épistémologiques possibles de multiples variations esthétiques du ratage, résolument placées sous le signe de la surprise, de la réécriture, de la déviation ou encore de la dérision.
- Research Article
- 10.7202/1118403ar
- Jan 1, 2024
- Captures
- Louis Boulet
Cet article revient sur l’exposition Foyer Fantôme présentée par l’artiste palestinienne Ahlam Shibli au Jeu de Paume en 2013. Le travail de la photographe a soulevé la controverse, permettant une analyse fine des enjeux politiques liés à la photographie documentaire contemporaine, ses contestations et ses justifications. Ces débats mettent au jour des tensions importantes, entre dépolitisation et repolitisation de l’art.
- Research Article
- 10.7202/1114650ar
- Jan 1, 2024
- Captures
- Fanny Barnabé
Cet article s’interroge sur les fonctions de l’erreur et de l’échec comme supports d’une mise en spectacle du jeu vidéo dans le contexte du streaming vidéoludique sur Twitch.tv. En partant d’une étude de cas (les performances de la streameuse HortyUnderscore), nous détaillons la manière dont le streaming accueille, prépare et valorise différentes formes de ratages (ludiques ou communicationnels; prévus ou involontaires; ponctuels ou réguliers) au point d’en faire un socle de son esthétique.