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  • Research Article
  • 10.7202/1116794ar
Saisir l’atmosphère du lieu au Japon. Vers une sémiotique de l’indicible
  • Jan 1, 2025
  • Cygne noir
  • Mathieu Gaulène

La communication paralinguistique occupe une place centrale au Japon et se retrouve par exemple dans l’expression « lire dans l’air » (kûki wo yomu 空気を読む), qui valorise la faculté de comprendre une situation donnée au-delà des mots. Selon les époques, cette faculté est perçue comme positive ou négative, mais la croyance en la capacité de compréhension particulière qu’elle autorise reste toujours d’actualité au Japon, les jeunes générations étant accusées d’être incapables de lire dans l’air. Lors de deux terrains au Japon auprès d’intellectuels travaillant sur l’accident de Fukushima Daiichi, cette capacité à saisir l’atmosphère d’un lieu, en l’occurrence celui du désastre, par une sensation immédiate des choses a été particulièrement mise en avant par Hatamura Yôtarô, ex-président de la Commission d’enquête sur l’accident de Fukushima Daiichi et professeur émérite de l’université de Tôkyô. Cet universitaire insiste sur l’importance de saisir « l’atmosphère » de l’esprit des gens en se rendant dans les lieux des désastres, y compris ceux ayant eu lieu il y a plusieurs siècles. Il a particulièrement recours aux dessins dans ses présentations ou ses entretiens pour décrire l’indicible : la radioactivité et la peur qu’elle a suscitée chez les habitants d’Iitate à Fukushima. Reflet d’une esthétique de l’interstice qui puise son origine dans un paradigme relationaliste propre aux traditions de sagesse de l’Asie orientale, cette attention positive aux signes communicationnels au-delà du langage peut aussi être « rationalisée » comme relevant d’une logique de l’abduction, c’est-à-dire, au sens de Peirce, une tentative de combler les manques informationnels pour comprendre et faire sens d’une situation de crise inédite.

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  • Research Article
  • 10.7202/1116791ar
Sur la sémiosphère
  • Jan 1, 2025
  • Cygne noir
  • Juri Lotman

Cet article, d’abord publié en russe en 1984, introduit le concept de sémiosphère et décrit ses principaux attributs. Si Lotman parle de sémiose, en revanche, il n’emploie pas le concept de signe, lui préférant les notions de texte, de message, de dialogue et de système, s’inspirant en cela des travaux de Roman Jakobson et du Cercle linguistique de Prague. La sémiosphère est l’espace sémiotique à l’extérieur duquel la sémiose ne peut exister. Elle est une condition nécessaire à l’apparition de tout langage singulier, qu’elle précède fonctionnellement. Lotman personnalise la sémiosphère et lui reconnaît une capacité réflexive qu’il appelle autoconscience. Les interrogations de l’auteur sur la conscience ont des conséquences majeures en ce qui a trait à la compréhension des processus de formation du sens. La sémiosphère se caractérise par ses principaux attributs : l’hétérogénéité et la délimitation, ou frontière entre une sphère interne et une sphère externe, un centre organisateur et une périphérie recombinante ; l’autodescription, soit la capacité du centre à produire lentement des grammaires organisatrices s’appliquant à l’ensemble de l’espace culturel versus le développement rapide de la périphérie, où le sens est généré en marge des grammaires dominantes ; l’isomorphisme vertical, en vertu duquel la sémiosphère réplique à différents niveaux hiérarchiques internes l’image de sa totalité ; une mémoire, lui conférant une profondeur diachronique corrélative à son historicité ; la chiralité, ou différenciation symétrique – ce que révèle ici l’analyse de plusieurs objets (textuels ou visuels) présentant une structure de composition énantiomorphe.

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  • Research Article
  • 10.7202/1116797ar
<i>Unbecoming Human</i> de Felice Cimatti : Felice Cimatti, Unbecoming Human. Philosophy of Animality After Deleuze, trad. de l’italien par F. Gironi, Édimbourg, Edinburgh University Press, 2020, 232 p.
  • Jan 1, 2025
  • Cygne noir
  • Pauline Suzanne Delahaye

Unbecoming Human de Felice Cimatti / Felice Cimatti, Unbecoming Human. Philosophy of Animality After Deleuze, trad. de l’italien par F. Gironi, Édimbourg, Edinburgh University Press, 2020, 232 p.. Un article de la revue Cygne noir (Signes humains) diffusée par la plateforme Érudit.

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  • Research Article
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  • 10.7202/1116795ar
Passages clandestins entre les vivants et les morts : idéologies sémiotiques, syntaxe des mondes et signes sépulcraux
  • Jan 1, 2025
  • Cygne noir
  • Simon Levesque

Cet article est de nature exploratoire. En partant du constat qu’un écrasement historique de la frontière entre la vie et la mort a eu lieu dans le monde occidental libéral avec l’avènement de la modernité et la préséance de la rationalité instrumentale qui la caractérise, un étrécissement de la conscience de l’au-delà, concomitant au déclin généralisé des moeurs mortuaires, est postulé. S’appuyant sur des savoirs achés, madijas et emberás médiés par l’ethnographie et la littérature occidentale, une réflexion sur les points de passages possibles entre les vivants et les morts est développée. Une syntaxe des mondes (monde des vivants, monde des morts) y est défendue, à laquelle s’articulent des modalités de communication entre eux, elles-mêmes régies par des idéologies sémiotiques définies. Le problème du raccord des mondes d’expérience ou de subsistance des morts et des vivants est abordé sémiotiquement en prenant en compte la performativité sociale des signes dont l’origine est imputée aux morts par les vivants, appelés ici signes sépulcraux. À partir des travaux ethnographiques de Pierre Clastres sur les Aché et de Donald Pollock sur les Madija, de la pensée perspectiviste défendue par Eduardo Viveiros de Castro autour du chamanisme sud-américain, ainsi que de textes littéraires de J.M.G. Le Clézio relatant son expérience initiatique auprès des Emberá, une compréhension de la mort comme frontière est atteinte, qui la laisse entrevoir comme une région à part entière, épaisse, poreuse et générative de sens, à l’instar de tout seuil jouxtant deux univers de sens, ou systèmes sémiotiques.

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  • Research Article
  • 10.7202/1116793ar
Apprendre à connaître la forêt avec les personnes neurodivergentes : les concepts sémiotiques comme dispositif de l’enquête anthropologique
  • Jan 1, 2025
  • Cygne noir
  • Marta Kucza

Cet article se propose d’explorer les croisements entre l’anthropologie et la sémiotique à travers une enquête sur les savoirs sensibles à Maarja Küla en Estonie, un foyer de vie pour les personnes neurodivergentes. Partant des théories qui situent le corps dans son milieu, comme devenir sa pratique de Tim Ingold, l’Umwelt de Jakob von Uexküll, la théorie d’affordances de James J. Gibson ou le savoir tacite de Michael Polanyi, je m’attache à les considérer en tant que manières d’accorder de l’attention sur le terrain aux activités sémiotiques non symboliques. Je convoque également la sémiotique de Charles S. Peirce dans l’anthropologie au-delà de l’humain d’Eduardo Kohn, ainsi que les controverses liées à son usage en tant que cadre conceptuel appliqué sur le terrain. Je fais appel aux signes non symboliques mis en lumière par Peirce pour fabriquer un dispositif de l’enquête avec les participant·e·s à mes ateliers à Maarja Küla : déclencher une activité iconique et indicielle par une pratique artistique. Pendant les exercices de bruitage, par exemple, nous enregistrons des effets sonores reproduits avec des objets du quotidien ou réalisés par nos propres corps afin de recréer la bande sonore de films documentaires animaliers. Les performances qui en résultent activent le savoir sensible sur d’autres êtres vivants.

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  • Research Article
  • 10.7202/1116796ar
Le musée d’Iwajuku et ses stratégies de représentations anthropologiques : l’Iwajuku jin, le mammouth, l’archéologue et la mascotte
  • Jan 1, 2025
  • Cygne noir
  • Yoshiko Suto + 1 more

Au Japon, l’anthropologie et l’archéologie sont profondément liées dans le contexte de l’après Deuxième Guerre mondiale qui voit naître l’idée d’une humanité autochtone à l’époque paléolithique. Nous proposons une analyse de la production des effets de sens anthropologiques à partir de l’exposition permanente du musée archéologique d’Iwajuku, fondé à Midori en 1992. L’institution muséale se situe sur le site de la fouille qui a permis de prouver, en 1949, l’existence d’un collectif supposé japonais venant d’un temps ancestral après qu’un archéologue amateur, Tadahiro Aizawa, eut découvert une pointe de lance en obsidienne taillée. Cet artéfact est devenu la référence du musée, bien qu’il ne soit entré dans les collections qu’en 2020. À partir d’une visite, complémentée par des documents annexes (vidéos promotionnelles, catalogues), nous montrons comment différentes strates anciennes et récentes de médiations institutionnelles ont produit quatre stratégies génératrices de représentations anthropologiques. En adoptant un modèle défendu par Jean Davallon, nous différencions un espace synthétique et un espace labyrinthique dans l’exposition, ce qui nous permet de décrire deux parcours possibles. Le premier consiste en une narration scientifique ; le second fait advenir un monde utopique par le visiteur. Enfin, nous décrivons deux figures attachantes liées à l’exposition : un archéologue amateur faisant une découverte majeure et une mascotte de mammouth dont le rôle est la promotion de la municipalité.

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  • Research Article
  • 10.7202/1116792ar
Des signes et des lignes, ou l’art de la texturation : anthropologie des surfaces graphiques dans <i>L’homme qui rit</i> de Victor Hugo
  • Jan 1, 2025
  • Cygne noir
  • Jordan Diaz-Brosseau

Dans le cadre de cet article, je cherche à comprendre les implications d’un débat récent ouvert par l’anthropologie moderne autour de la dualité nature/culture, dans la lignée des travaux de Philippe Descola et de Tim Ingold. Partant de leurs propositions, je réfléchis à une méthode permettant d’arrimer une anthropologie de la nature à une anthropologie de la culture et d’en proposer une application littéraire. Je suggère ici des pistes permettant de repenser l’imaginaire sémiotique des surfaces graphiques dans L’homme qui rit de Victor Hugo. L’objectif est de montrer comment Hugo, qui déploie justement son imaginaire romanesque sur l’échelle nature/culture, joue sur les limites et les combinatoires de ces deux régimes en multipliant les conjonctions entre les modalités du faire, du dire et de l’être. À partir d’une étude sur les personnages, la narration et l’espace, je démontre que le romancier propose toute une réflexion sur les symboles, leur inscription dans la matière et les manières de constituer un monde-livre à partir de l’écologie de ces relations.

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  • Research Article
  • 10.7202/1116790ar
Signes humains : ce qui nous partage
  • Jan 1, 2025
  • Cygne noir
  • Simon Levesque

Introduction au 13e numéro de la revue Cygne noir, sous le thème « Signes humains », dirigé par Simon Levesque &amp; Félix Danos. Ce numéro est le deuxième de deux rapprochant le champ de l’anthropologie à celui des études sémiotiques. Ici, il est surtout question d’anthropologie et de sémiotique culturelles. L’introduction développe une conception paradoxale de la sémiotique appliquée à l’étude des sociétés humaines : les signes y apparaissent autant comme des vecteurs d’organisation sociale que de division. Les articles composant le dossier sont présentés un à un. L’introduction montre comment chacun d’eux participe d’un même questionnement sur les signes humains et leurs limites.

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  • Research Article
  • 10.7202/1112623ar
Un « corps » n’est pas qu’un corps. Catégories et sémiotique des instanciations corporées à Wallis
  • Jan 1, 2024
  • Cygne noir
  • Sophie Chave-Dartoen

International audience

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  • Research Article
  • Cite Count Icon 1
  • 10.7202/1112625ar
Signs of Difference de Susan Gal &amp; Judith Irvine. Susan Gal &amp; Judith T. Irvine, Signs of Difference, Cambridge, Cambridge University Press, 2019, 319 p.
  • Jan 1, 2024
  • Cygne noir
  • Urmila Nair

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