Structure et stock de carbone des différents types de végétation de la réserve écologique de Borotou-Koro au Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire
Description du sujet. Les écosystèmes forestiers jouent un rôle important dans l’atténuation du changement climatique à travers la réduction du dioxyde de carbone qui est un gaz à effet de serre. Objectifs. Décrire le profil structural et estimer les stocks de carbone dans les différents types de végétation de la réserve écologique de Borotou-Koro en Côte d’Ivoire. Méthode. Les données ont été collectées dans 30 parcelles de 2 500 m² (50 m x 50 m), délimitées sur trois types de végétation (forêt ripicole, forêt claire et savane) de la réserve écologique. Les mesures dendrométriques, effectuées sur tous les arbres de dbh ≥ 5 cm et portant sur le diamètre et la hauteur, ont permis de déterminer le profil structural, d’estimer la biomasse et le stock de carbone correspondant, en utilisant des équations allométriques de chaque biotope. Résultats. La forêt claire possède les plus fortes valeurs de densité de peuplement (254 ± 60,44 tiges·ha-1) et de surface terrière (31,51 ± 10,57 m²·ha-1). La répartition par classe de diamètre des arbres dans les trois milieux présente l’allure d’un « J » renversé et s’ajuste au mieux avec des fonctions polynômes. La réserve écologique séquestre une quantité de carbone non négligeable estimée à 67,03 ± 12,89 t·ha-1. La forêt claire stocke plus de carbone (116,80 ± 11,28 t·ha-1) que les autres unités de végétation. La valeur du service écologique de séquestration du carbone dans la biomasse de la réserve écologique est estimée à 1 868 ·ha-1, soit 1 225 754 F CFA·ha-1, en utilisant la valeur du service écologique estimée par Ecosystem Marketplace. Conclusions. La réserve écologique de Borotou-Koro, à travers ces types de végétation, séquestre des quantités de carbone et contribue ainsi à la réduction des gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère.
- Research Article
- 10.4000/12wgo
- Jan 1, 2020
- Archipélies
Les îles de la Caraïbe concernées par le créole à base lexicale française, partagent une histoire commune, marquée par des traditions orales que nous appelons aujourd’hui littérature orale ou oraliture. Ce genre littéraire a aidé à la formation d’une société où l’oralité a joué un rôle important dans l’éducation et la formation de la population locale. Relevant de l’éducation informelle, la littérature orale risque aujourd’hui de tomber dans l’oubli. Cependant, sa désintégration ne nie pas sa valeur dans la société moderne. Cet article cherche à souligner l’intérêt de la littérature orale dans le système éducatif formel d’une société caribéenne contemporaine, ainsi que sa capacité d’éduquer les enfants de cette société afin d’en faire des sujets qui assument leur « advènement ».
- Research Article
- 10.14428/regardseco2004.06.01
- Oct 12, 2018
- Regards économiques
La Commission européenne vient, en mars 2004, d’adopter une nouvelle série de réformes pour revitaliser le transport par chemin de fer. Les nouvelles directives (le «troisième paquet ferroviaire») prévoient l’ouverture d’ici 2010 du transport de passagers à la concurrence. Dans ce numéro de Regards économiques, nous analysons au travers de l’expérience de deux pays, l’Allemagne et l’Angleterre, les conséquences probables de la libéralisation du secteur sur le rail belge. 
 Ces deux pays ont en effet profondément modifié leur marché ferroviaire depuis 1994, mais les moyens mis en œuvre sont cependant différents. L’Angleterre a choisi une privatisation rapide du rail accompagnée d’un démantèlement de l’opérateur historique British Rail et a confié la gestion de l’infrastructure à Network Rail (ex-Railtrack), une société indépendante des opérations de transport. La privatisation du rail s’est accompagnée de nombreux incidents : accidents (Hatfield), retards, baisse de la qualité du service, faillite de Railtrack. Résultat : le rail britannique est fortement décrié. L’Allemagne a par contre choisi une réforme plus graduelle où l’opérateur historique Die Bahn reste un acteur important malgré l’arrivée de nombreux concurrents privés, et continue de gérer à la fois l’infrastructure (via sa filiale DB Netz) et les opérations de transport. Les autorités régionales (Länders) jouent également un rôle important dans l’organisation du secteur. De manière générale, les performances du rail se sont améliorées depuis 1994.
 En Belgique, la SNCB va bientôt se transformer en une société holding formée de deux filiales, l’une chargée de la gestion de l’infrastructure (Infrabel), l’autre des opérations de transport (qui gardera le nom SNCB). Cette réforme doit s’accompagner d’une amélioration des performances de la société et d’une réforme structurelle pour mettre en adéquation le rail belge avec le nouveau contexte européen. De plus, la régionalisation du transport ferroviaire sera probablement discutée après les élections du 13 juin, et les décisions prises sur ce point conditionneront les futures performances du secteur. 
 • Hausse des performances : en 2003, le résultat opérationnel de la SNCB (EBIT) fut de – 110 millions d’euros. Pour rivaliser avec ses concurrents, la société doit absolument améliorer ses performances tant dans le transport de marchandises que celui de passagers. L’avenir de la société dans le marché européen doit passer par une hausse sensible de son résultat opérationnel. La reprise d’une partie de la dette historique de la société par l’Etat (prévue par la directive européenne 91/440/EC) permettra en outre d’améliorer le résultat financier de la SNCB.
 • Réformes structurelles : dans le marché libéralisé, toutes les entreprises ferroviaires auront accès au réseau ferroviaire belge. L’arrivée probable de nouveaux opérateurs doit s’accompagner d’une régulation du secteur et d’une révision du financement des missions de service public.
 
 Réguler l’accès à l’infrastructure. Les directives européennes prévoient que le gestionnaire d’infrastructure alloue les sillons (infrastructure requise pour faire circuler un train donné d’un point à un autre à un moment donné) aux différents prestataires de service de manière transparente et non discriminatoire. Il faut donc instaurer un organe de contrôle qui vérifie que les concurrents sont traités de manière équitable. Ce contrôle est particulièrement nécessaire lorsque les opérations de transport et la gestion de l’infrastructure sont gérées au sein d’une même entreprise. En Allemagne, depuis la libéralisation du marché, les entreprises concurrentes se plaignent périodiquement du fait que Die Bahn avantage ses filiales dans le processus d’allocation des sillons. L’absence de régulation est un frein à l’introduction de la concurrence et au développement du marché.
 Le financement du service : dans l’actuel contrat de gestion, l’Etat spécifie l’offre minimale de services et alloue une dotation forfaitaire à la société. Actuellement, les lignes non rentables sont financées grâce à cette dotation de l’Etat et au surplus des lignes rentables. À l’avenir, les concurrents de la SNCB viendront s’installer prioritairement sur les segments rentables du marché, privant la société de revenus auparavant destinés au financement du service public. Le financement des missions de service public doit donc être entièrement revu et adapté à ce nouveau contexte. Deux options sont possibles : soit, pour l’exploitation des lignes non rentables, l’Etat et l’opérateur s’entendent sur un niveau de service et son financement. Au lieu d’une dotation forfaitaire, l’état alloue une dotation spécifique à chaque ligne. Ce système, utilisé en Allemagne pour le transport régional, met fin aux subsides croisés (les lignes non rentables sont financées grâce au surplus des lignes rentables et à la dotation de l’Etat) et facilite l’introduction de la concurrence via la procédure d’appel d’offre. Soit, on constitue un fond destiné au financement du service public; fond alimenté en partie par l’Etat et en partie par les compagnies. Chaque compagnie qui opère une ligne rentable contribue au fond. Chaque compagnie qui opère une ligne non rentable reçoit un subside du fond.
 
 • Régionalisation : la séparation de la filiale infrastructure en deux sociétés régionales est techniquement très difficile à mettre en œuvre. De plus, l’Europe ne reconnaît qu’un seul gestionnaire de réseau par pays, notamment pour la délivrance des certificats de sécurité. Cependant, il possible que l’on régionalise en partie le financement de l’infrastructure. La régionalisation, même partielle, du financement du réseau modifiera l’organisation du secteur. Les bailleurs de fonds voudront probablement obtenir le meilleur rendement sur leurs investissements. Un moyen pour y parvenir serait d’augmenter les revenus provenant des redevances d’infrastructure en permettant un plus large accès au réseau des opérateurs concurrents.
 
 L’Etat fédéral pourrait également confier aux régions le financement d’une partie des missions de service public. Ceci aurait pour conséquence probable le développement de compagnies ferroviaires régionales. La régionalisation pourrait aussi avoir comme conséquence l’augmentation de la concurrence dans le secteur.
- Research Article
- 10.15460/apropos.12.2218
- Jul 23, 2024
- apropos [Perspektiven auf die Romania]
L’œuvre de Didier Daeninckx s’étend sur plus de trois décennies, avec une multitude de romans, d’adaptations, de nouvelles, etc. Nous allons focaliser sa production au tournant des années 1990, qui est marquée par la fin du cycle de roman policiers consacrés à l’inspecteur Cadin et par l’ouverture sur de nouveaux genres (la nouvelle par exemple) et de nouveaux thèmes (la culture coloniale par exemple). Même si Daeninckx n’est pas un représentant iconique de la culture pop à cette époque, il joue néanmoins un rôle important dans l’émergence de la culture populaire dans le paysage littéraire et plus largement culturel français et ce de trois façons différentes. Du point de vue générique, Daeninckx contribue à donner au genre du roman policier, souvent qualifié de paralittérature, de littérature populaire ou de littérature de masse, une nouvelle impulsion. En s’éloignant du roman à énigme qui caractérise les œuvres d’Agatha Christie ou de Gaston Leroux et en reprenant et élaborant la veine plus sombre du roman noir élaborée par les romanciers américains (Hammet, Chandler) et, dans le domaine francophone, par Georges Simenon, Daeninckx écrit ses romans policiers dans une tonalité plus réaliste. A travers cette approche réaliste contemporaine du roman policier, Daeninckx opère souvent un travail de mémoire, puisque l’enquête policière ne découvre pas seulement les raisons et les responsabilités d’un crime individuel. Si Daeninckx peut de la sorte viser et dénoncer les silences politiques persistants au sujet de la collaboration ou de la colonisation, il veut aussi écrire une culture (de front) populaire, ouvrière, socialiste ou communiste, en voie de disparition. Pour finir, la contribution de Daeninckx à la culture pop consiste à ouvrir son œuvre à des adaptations dans des supports caractéristiques de cette culture. Il n’a pas pour but d’enfermer le roman policier dans une logique de recherche de capital symbolique au sein du champ de la production restreinte et soutient volontiers des adaptations de son œuvre au cinéma, à la radio ou dans des bandes dessinées.
- Research Article
1
- 10.59384/recopays.tg4205
- Dec 30, 2024
- Revue Ecosystèmes et Paysages
Face aux défis croissants du changement climatique, il est crucial d'explorer les stratégies qui renforcent la résilience des communautés agricole. Cette étude est une contribution à la caractériser les systèmes agroforestiers (SAF) présents dans la commune en analysant leur diversité spécifique, en évaluant l’impact des pratiques agroforestières sur la résilience des agriculteurs face aux effets négatifs de la variabilité et des changements climatiques et en estimant le potentiel de stockage du carbone dans les SAF identifiés. Pour atteindre les objectifs, une enquête a été réalisée auprès de 313 ménages dans quinze villages de la commune. Vingt placettes de 2500 m² ont été établies dans divers systèmes agroforestiers (SAF), permettant la collecte de données dendrométriques et écologiques, ainsi que l’estimation de la quantité de carbone séquestré. Des indices de diversité tels que l’indice de Shannon (H’) et l’équitabilité de Pielou (Eq) ont permis de comparer la diversité entre les différents types de SAF, un indice de résilience a été calculé en se basant sur des données socio-économiques, notamment les gains moyens annuels des ménages. Cette analyse a permis de déterminer l'impact des SAF sur la résilience économique des agriculteurs face aux aléas climatiques. En fin des analyses dendrométriques ont été menées dans des placettes de 2500 m² pour mesurer la biomasse des espèces ligneuses présentes dans chaque type de SAF. Dix systèmes agroforestiers ont été identifiés. Les jachères simples présentent la diversité la plus élevée (H’ = 4,16 bits ; Eq = 0,81), tandis que les parcs agroforestiers à Adansonia digitata montrent une faible diversité (H’ = 2,8 bits, Eq = 0,74). Les pratiques agroforestières ont un impact positif sur la résilience des agriculteurs, bien que le niveau de résilience varie entre les villages. Les agriculteurs de Founga sont les plus résilients, avec un gain moyen annuel de 77 486,06 FCFA. Les agriculteurs qui choisissent les systèmes agro-sylvicoles ont également une résilience accrue, avec un gain moyen de 40 491 FCFA. De plus, les parcs à Vitellaria paradoxa stockent la plus grande quantité de carbone (23,33 ± 5,99 t C/ha). Cette étude souligne l'importance de comprendre les effets des pratiques agroforestières sur la résilience des agriculteurs pour orienter les projets de lutte contre les changements climatiques.
- Research Article
- 10.46827/ejals.v8i2.607
- May 28, 2025
- European Journal of Applied Linguistics Studies
<p>Dans le sens de l’intérêt de la nouvelle approche pédagogique pour les apprentissages scolaires, Romainville (2006) relève que l’Approche Par les Compétences (APC) permet de lutter contre l’échec scolaire. Elle apparait alors efficace sous cet angle car elle constitue un facteur d’amélioration des résultats scolaires des apprenants. En revanche, nous constatons que les langues nationales spécifiques, enseignées au secondaire dès la classe de 4e, depuis bientôt sept ans, avec l’APC ne disposent pas assez d’études permettant de déterminer l’efficacité de cette nouvelle approche pédagogique en rapport avec les résultats scolaires des apprenants des classes de langues nationales spécifiques. Le présent article s’inscrit dans le cadre d’une évaluation qui vise à déterminer l’efficacité de l’APC au regard des performances des apprenants des classes de langues nationales spécifiques et d’apporter des propositions en vue de renforcer son intérêt dans le domaine d’enseignement-apprentissage des LCN au secondaire. Un test de langue administre a 67 apprenants après l’enseignement de la langue beti-faŋ visant les performances des apprenants, a permis de dégager comme principal résultat, de bonnes performances des apprenants de LNS ; ce qui détermine l’efficacité de l’APC dans un environnement d’enseignement/apprentissage multilingue.</p><p>In line with the new pedagogic approach to teaching and learning, Romainville (2006) notes that the competency-based approach (APC) facilitates the fight against school failure. In as much as this approach may constitutes a factor of improvement in the academic performances of learners in national languages and cultures especially in the specific national language, a lot of uncertainty characterizes the claim. Even though the teaching of specific national languages through the CBA is ongoing in the 4eme class for almost 7 years now, the results obtained have remained very discouraging. A close observation points to the fact that very little teaching actually happens in this course making it difficult to judge the effectiveness of the approach in relation to the academic performances of learners. This present study therefore evaluates learner’s performances after an intensive teaching of the «bәtí-faŋ» language in «4e Espagnole 2» of «lycée classique et moderne de Sangmélima» A language test to determine the efficacy of the APC with regard to the specific national language was administered to 67 learners and results obtained showed a marked improvement in the language subject. From the results the study makes a number of proposals to strengthen its interest in the field of teaching-learning of LCN in secondary school.</p><p> </p><p><strong> Article visualizations:</strong></p><p><img src="/-counters-/soc/0417/a.php" alt="Hit counter" /></p>
- Research Article
1
- 10.1016/j.jtcc.2012.03.001
- May 1, 2012
- Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive
Étude des biais d’interprétation émotionnelle dans l’évaluation de situations futures chez le sujet alcoolodépendant
- Research Article
- 10.7202/1116817ar
- Jan 1, 2013
- Nouvelles vues
Contrairement aux idées reçues, le musée de cire comme institution ne disparaît pas à l’avènement du cinéma. Il survit contre vents et marées, certains musées continuent à prospérer, d’autres ouvrent. L’une des raisons de cette survivance du musée de cire est peut-être qu’il offre au spectateur une expérience singulière qu’aucune autre attraction ne peut offrir, pas même le cinéma : un effet de « présence réelle », une proximité physique. Le musée de cire pourrait bien ainsi révéler une dimension importante de l’esthétique spectatorielle moderne, mais négligée par les historiens : l’horizon du spectacle est peut-être non pas tant l’illusion visuelle que la présence tactile, le désir qui le porte est peut-être moins un désir de vérité qu’un désir de réalité. Pour tester cette hypothèse, nous examinons ici un cas exemplaire : celui du Musée historique canadien, dit le Musée de cire de Montréal, qui est fondé en 1935 et qui va prospérer jusqu’en 1989. Nous revenons sur l’histoire de l’institution et tâchons de reconstituer l’expérience qu’elle offrait au spectateur.
- Book Chapter
- 10.4000/13n3r
- Jan 1, 2015
L’omniprésence des Nouvelles Technologies dans notre environnement constitue un changement important dans l’usage des outils et des matériels, qui influe également sur les interactions entre les individus. L’idée est de s’interroger à savoir quels types d’indices et de traces seront à la disposition des archéologues dans le futur, pour l‘étude des sociétés contemporaines. Cette question, qui porte sur les vestiges susceptibles d’être laissés par une technologie présente dans un espace virtuel et engageant des interactions entre les individus dans ce monde volatil, semble pertinente, dans la mesure où l’absence de vestiges reliés à cet espace constituerait un manque important à la compréhension future de notre société. La réflexion qui est menée fait la démonstration que ce monde virtuel laisse de nombreuses traces matérielles, qu’il s’agisse de vestiges de machines, d’outils et des traces sur les corps et dans l’environnement.
- Research Article
- 10.1016/s0765-1597(86)80071-5
- Jan 1, 1986
- Science & Sports
Etude de l'évolution de la valeur prédictive du seuil anaérobie sur la performance en fonction de l'âge
- Book Chapter
- 10.3917/edp.bobin.2005.01.0139
- Apr 1, 2005
La Terre échange de l’énergie avec l’espace extérieur, elle reçoit le rayonnement du Soleil, elle en réémet une partie. Comme l’atmosphère n’est pas également transparente à toutes les fréquences, une partie du rayonnement est absorbée par l’atmosphère, ce qui a pour effet de réchauffer la basse couche de l’atmosphère et la surface de la Terre ; c’est l’effet de serre. L’homme, du fait de ses activités, participe de façon indubitable à une augmentation de l’effet de serre, d’où résulte le réchauffement climatique. La modélisation du climat combine les effets de l’atmosphère, des océans, de la cryosphère, de la surface des terres émergées et de la biomasse. Les difficultés de modélisation sont liées d’une part à la puissance de calcul limitée, d’autre part à une connaissance imparfaite de certains des phénomènes qui régissent le climat. Suivant les hypothèses que l’on fait sur les comportements humains et les rejets futurs de gaz à effet de serre, on doit s’attendre, selon les modèles, à une augmentation de la température à l’horizon 2100 qui est comprise entre 2°C et 6°C, avec des conséquences difficiles à déterminer, un changement aussi rapide de la température ne s’étant jamais produit dans les 400 000 dernières années.
- Research Article
- 10.52155/ijpsat.v38.2.5293
- May 16, 2023
- International Journal of Progressive Sciences and Technologies
Madagascar est un pays riche en ressources minières. Les grandes sociétés sont les plus avantageuses à l’exploitation de ces gisements car elles ont les moyens les plus performants pour l’extraire. Pour le cas des ressources aurifères, les petits exploitants sont nombreux mais leur technique d’extraction est encore traditionnelle comme la bâtée qui est une méthode fatigante, hasardeuse et à faible rendement. Par contre, le bio indicateur aurifère, une nouvelle technique pratiquée par plusieurs pays et développée dans le cadre de ce travail de recherches est simple, facile à employer et avantageuse surtout pour déterminer et localiser rapidement le gisement aurifère. Tout le monde peut l’appliquer. La maîtrise de cette technologie permettra d’améliorer les conditions de vie de la population et par ricochet au développement local et évidemment dans pays tout entier.C’est grâce à cette recherche qu’on a pu mettre en évidence l’effet aurifère sur le bananier plantain, l’avocatier et la tige de riz d’une rizière dénommée : Botely. La croissance du bananier, de l’avocatier et de la tige de riz est handicapée par l’effet de l’or dans l’échantillon de sol et ces végétaux ne peuvent plus pousser normalement et n’a pas donné de fruit sous l’effet de l’or dans le sol. Ce qui a permis de considérer ces trois végétaux à grain comme bios indicateurs aurifères dans le fokontany d’Ambohitsara de la commune d’Ikianjavato. cinq éléments chimiques accompagnent toujours l’or, ce sont : l’arsenic, le sélénium, l’antimoine, l’argent et le tellure. Le résultat d’analyse de l’échantillon de sol importé de la zone d’étude, c’est à dire sol pris au pied respectif du bananier plantain, de l’avocatier mort et dans la rizière Botely a prouvé l’existence de ces cinq éléments. Un autre essai d’expérimentation effectué au laboratoire du CNRIT sur les sols importés de la zone d’étude a prouvé que : le sol aurifère pris au pied du bananier nain contient de l’or et cet or contenu dans ce sol pénètre dans le bananier à travers ses racines pour retarder non seulement la croissance de la plante, mais aussi virer la couleur verte des feuilles de la plante en couleur jaune. Par rapport à un bananier témoin, celui qui a poussé avec le sol aurifère présente la caractéristique suivante après un an et demi de plantation : hauteur très petite (25 cm), largeur de feuille variant entre 10 et 11 cm, nombre de talles (6 au total, dont 3 petites et 3 grandes), diamètre tronc : 7 cm. En bref, le rapport entre le bananier témoin et celui qui a subi le test est presque triplé pour le cas du diamètre tronc et la largeur et longueur des feuilles. En ce qui concerne la hauteur des deux plantes, le témoin est 15 fois plus grand par rapport à l’autre.
- Book Chapter
- 10.3917/edp.lemai.1998.01.0231
- Jan 1, 1998
Résumé La plupart des installations géothermiques exploitant l’aquifère du Dogger du Bassin parisien ont connu des problèmes de corrosion et de dépôts. L’acier au carbone constituant le tubage des puits ne résiste pas à l’eau géothermal qui est un milieu anaérobie et légèrement acide caractérisé principalement par la présence de Cl - , SO 4 2- , CO 2 /HCO 3 - , H 2 S/HS - . Ce chapitre présente l’état des connaissances sur l’activité microbiologique de ces eaux géothermales. Il porte notamment sur l’identification des souches, la localisation et l’évolution de l’activité bactérienne dans les installations et réservoirs géothermaux et de leurs conséquences sur la corrosion et le colmatage des tubages. Des bactéries sulfato-réductrices ont été identifiées dans le fluide circulant et dans des dépôts recueillis. Depuis 1989, une évolution de la teneur en sulfure dans l’eau prélevée en tête de certains puits de production a été constatée. Cette teneur évolue avec le temps et le débit d’exploitation. Deux méthodes ont été expérimentées pour provoquer et étudier cette évolution. Elles ont permis de la corréler à l’activité bactérienne sulfato-réductrice actuelle et croissante. Ces résultats ont été confirmés par l’utilisation d’un outil isopique original, basé sur l’évolution de la composition isotopique du Soufre ( 34 S/ 32 S) du sulfure en fonction du débit d’exploitation. Le comportement électrochimique de l’acier au carbone a été suivi dans un milieu géothermal réel et modifié (HS - variant de 0 à 100 mg/l). La vitesse de corrosion, l’épaisseur du dépôt et la vitesse de cristallisation du FeS amorphe en mackinawite sont d’autant plus élevées que la teneur en sulfure de l’eau est forte. L’efficacité des inhibiteurs baisse avec cette teneur en sulfure.
- Research Article
- 10.14428/regardseco2007.01.02
- Oct 12, 2018
- Regards économiques
La mise en place du nouveau plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs en juillet 2004 fut l’objet de controverse. Ce plan a été abondamment débattu lors de son introduction par le ministre Vandenbroucke. Les syndicats considèrent qu’il introduit une "chasse aux chômeurs" dans un contexte où les emplois vacants sont trop peu nombreux. L'opposition au programme a surtout été vigoureuse en Wallonie et à Bruxelles, des régions où le taux de chômage est le double de celui de la Flandre. A l'opposé, les organisations patronales considèrent que ce plan est un ingrédient essentiel de toute politique de réduction du chômage. Ils observent que leurs postes vacants ne sont pas pourvus en dépit de taux de chômage importants. Ils affirment dès lors que certains chômeurs ne désirent pas occuper un emploi et que donc une forme de contrainte est nécessaire. Nous avons voulu examiner cette problématique de manière objective afin que le débat puisse s'appuyer sur un argumentaire solide.
 Dans ce numéro de Regards économiques, nous présentons les résultats d’une recherche que nous avons menée afin d’évaluer l’impact du nouveau plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs, dans sa phase de lancement, sur l’insertion en emploi de chômeurs indemnisés âgés de 25 à 29 ans.
 Quels sont les ingrédients principaux du plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs ?
 Le plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs a introduit des changements simultanés majeurs dans le cadre du système d’assurance-chômage et de l’accompagnement des chômeurs en Belgique. Ils sont de trois types :
 
 Avant la réforme de 2004, l'article 80 de la réglementation de l'assurance-chômage imposait, sous certaines conditions, une fin de droit à l’indemnité aux chômeurs cohabitants de longue durée. Le gouvernement fédéral a choisi de remplacer cet article par un nouveau système plus équitable qui puisse en même temps assurer la viabilité d’un système d’assurance-chômage à durée illimitée. L’ONEM est autorisé non seulement à contrôler la disponibilité des chômeurs indemnisés à l’égard du marché du travail, mais aussi à contrôler lui-même l’intensité de l’effort de recherche d’emploi. Il s’agit de la procédure d’Activation du Comportement de Recherche d’emploi (ACR) qui consiste en des entretiens individuels périodiques durant lesquels un facilitateur évalue les activités de recherche d’emploi des chômeurs indemnisés. Un élément essentiel de cette procédure est l’envoi d’une lettre d’avertissement environ 8 mois avant le 1er entretien en vue d’informer le chômeur indemnisé de ses obligations et de la procédure d’ACR.
 Le contrôle de la disponibilité des chômeurs indemnisés à l’égard du marché du travail a été accentué à travers un échange de données (relatives aux refus d’emploi, de participation à des politiques régionales, etc.) beaucoup plus systématique entre les services publics de l’emploi (VDAB, FOREM, ORBEM) et l’ONEM.
 Les services publics de l’emploi ont renforcé l’accompagnement de tous les chômeurs (de courte et de longue durée) par une série de politiques actives : entretiens individuels de diagnostic, parcours d’insertion, aides à la recherche d’emploi, formations, etc.
 
 Quel est l’objet de notre étude ?
 Puisqu’un certain recul est indispensable à l’évaluation, nous avons évalué les effets du plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs dans sa phase de lancement et, dès lors, pour le public qui le premier est entré la procédure d’activation du comportement de recherche d’emploi : les Chômeurs Complets Indemnisés inscrits obligatoirement comme Demandeurs d’Emploi (CCI-DE), qui sont âgés de 25 à 29 ans et qui ont reçu la lettre d’avertissement de l’ONEM entre juillet et octobre 2004 car ils viennent d’atteindre leur 13ème mois de chômage (qui est la durée seuil de chômage à laquelle l’ONEM avertit les chômeurs indemnisés de la procédure d’ACR).
 Nous avons évalué les effets du plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs sur la reprise d’emploi de ces chômeurs. Pour cela, nous comparons le taux de sortie du chômage vers l’emploi
 
 de CCI-DE âgés entre 25 et 29 ans (notre «groupe cible» décrit ci-dessus) et
 de chômeurs semblables mais qui n’ont pas été avertis en raison d’un âge légèrement supérieur à 30 ans (notre «groupe de contrôle»).
 
 La méthode d’évaluation que nous exploitons dans cette étude ne permet pas d’évaluer les effets du plan au-delà de 10 mois après l’avertissement. En effet, les chômeurs d’un âge légèrement supérieur à 30 ans sont concernés par la procédure d’ACR dès le 1er juillet 2005 et sont donc susceptibles de recevoir eux aussi un avertissement de l’ONEM à partir de cette date.
 Hormis en fin de période d’analyse, les jeunes de moins de 30 ans n’ont pas encore participé au premier entretien à l’ONEM. La lettre d’avertissement est donc la seule composante de la procédure d’ACR dont nous pouvons évaluer les effets. Seul le FOREM a choisi d’offrir un accompagnement spécifique aux chômeurs avertis par l’ONEM. Pour la Région wallonne, nous évaluons alors l’effet combiné de la lettre d’avertissement et d’actions d’accompagnement. Le fait qu’on ne puisse pas évaluer l’effet de mesures d’accompagnement à l’ORBEM ou au VDAB ne signifie pas que ces deux services de l’emploi n’offrent aucun accompagnement pour les jeunes chômeurs. Cette impossibilité découle simplement du fait qu’une offre d’accompagnement spécifique n’a pas été mise en place pour les chômeurs de moins de 30 ans avertis par l’ONEM.
 La littérature internationale montre que l’envoi d’une lettre d’avertissement fait partie intégrante des politiques d’accompagnement et de suivi des chômeurs, et que des changements, parfois importants, de comportement en matière de recherche d’emploi peuvent découler de l’annonce d’un programme obligatoire du type de l’ACR belge. Ce programme pourrait donc accélérer l’insertion en emploi dès le moment où le chômeur est averti de la nouvelle procédure de suivi. Le faible nombre de chômeurs ayant participé à un entretien durant notre période d’analyse ne signifie donc pas que notre évaluation porte sur une partie secondaire du nouveau dispositif instauré en Belgique.
 Quels sont les résultats principaux qui se dégagent de notre étude ?
 1.En Flandre et en Wallonie, le plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs a un effet positif clair sur la sortie du chômage vers l’emploi pour certains groupes seulement. Il s’agit:
 
 des chômeurs très éduqués. Ainsi un CCI-DE de moins de 30 ans qui est diplômé de l’enseignement supérieur et qui réside en Wallonie (resp. Flandre) avait-il 40 % (resp. 43 %) de chances d’avoir trouvé un emploi cinq mois après l’avertissement de l’ONEM; en l’absence du plan cette probabilité n’aurait été que de 29 % (resp. 32 %). L’augmentation relative de la probabilité d’emploi est donc substantielle : au bout de cinq mois, le plan d’accompagnement et de suivi a permis de relever la probabilité d’emploi de 38 % (resp. 35 %).
 
 et en Wallonie seulement,
 
 des chômeurs qui ont connu une expérience récente d’emploi
 des chômeurs qui résident dans une sous-région où le chômage est plus faible
 des femmes
 
 Pour les autres groupes de chômeurs (peu diplômés, n’ayant pas connu d’expérience de travail récente, résidant dans des sous-régions où le chômage est élevé, hommes), les effets du PAS sont faibles et souvent proches de zéro.
 2. Par le supplément de démarches de recherche d’emploi, le risque de sanction, etc. associés à l’ARC, les entretiens d’évaluation annoncés dans la lettre d’avertissement sont donc perçus comme contraignants par le chômeur indemnisé et l’incitent à intensifier sa recherche d’emploi ou à modifier son attitude face aux offres d’emploi avant la survenance du 1er entretien. Toutefois, l’accentuation de l’effort de recherche induite par la lettre ne s’avère clairement efficace que pour certains groupes, en particulier ceux dont le profil est plus favorable à l’embauche.
 3. En Wallonie, l’effet mesuré combine celui de la lettre et d’actions spécifiques d’accompagnement du FOREM. Alors qu’il est généralement plus difficile de trouver un emploi en Région wallonne, la similitude de l’effet du plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs en Wallonie et en Flandre s’explique sans doute par ce soutien spécifique du FOREM.
 4. Le PAS a notamment pour effet de stimuler la sortie du chômage vers des emplois à temps partiel faiblement rémunérés en Flandre, où il n’y a pas eu d’accompagnement individualisé spécifique à la réception de l’avertissement. Un tel phénomène n’est pas observé pour les chômeurs wallons qui ont bénéficié d’un tel accompagnement. La menace de contrôle et de sanctions, sans accompagnement spécifique du service public de l’emploi, pourrait ainsi inciter des chômeurs à abaisser leurs exigences à l’embauche.
 5. Contrairement aux deux autres Régions, le PAS n’a pas pour effet de stimuler la reprise d’emploi des jeunes chômeurs indemnisés résidant à Bruxelles.
 Quelles sont nos recommandations d’actions à prendre pour rendre plus efficace le suivi et l’accompagnement des chômeurs en Belgique ?
 Soulignons d’abord que, pour nous, un contrôle du comportement des chômeurs indemnisés n’est pas une mesure à préconiser pour elle-même mais pour rendre le système d’assurance-chômage plus juste et efficace (cf. ci-dessous). Par ailleurs, un système de contrôle ne peut favoriser l’insertion en emploi que s’il s’accompagne d’autres actions régionales (aides à la recherche d’emploi, formations, etc.) ou fédérales (stimulation de l’offre d’emplois via des réductions ciblées du coût de travail, etc.).
 1. Un système de contrôle du comportement des chômeurs indemnisés permet de rendre le système d’assurance-chômage plus juste et efficace
 La durée d’indemnisation dépend de nombreux facteurs sur lesquels un chômeur particulier n’a guère d’emprise. Mais, cette durée dépend aussi de ses choix en matière d’effort de recherche d’emploi et d’acceptation d’offres d’emploi. En effectuant ces choix, le chômeur n’a pas de raison de prendre en compte le coût des indemnités pour la collectivité. Aussi son effort de recherche est-il spontanément inférieur au niveau désirable du point de vue collectif. De même, ses exigences face aux offres sont-elles spontanément trop élevées. Il est donc souhaitable d’exercer un contrôle du comportement des chômeurs. En agissant de la sorte, on incite les chômeurs, qui sont capables de trouver un emploi par leurs propres moyens, à quitter le chômage plus rapidement. Ainsi, on libère des ressources financières pour renforcer la protection sociale de ceux qui n’ont pas cette capacité. Autrement dit, le contrôle des chômeurs ne trouve son sens qu’au service d’une meilleure protection sociale du chômeur. Nous énonçons ci-dessous des conditions nécessaires pour qu’il en soit ainsi.
 2. Le contrôle doit porter sur des actions vérifiables, comme les refus d’emploi convenable
 Selon nous, il faut supprimer la vérification de preuves écrites de démarches de recherche d’emploi dans la procédure d’ACR de l’ONEM. L’évaluation de dispositifs similaires dans d’autres pays nous enseigne que des entretiens brefs et axés de facto sur le contrôle administratif d’indicateurs de démarches vérifiables de recherche d’emploi se révèlent généralement peu efficaces à réinsérer les chômeurs dans l’emploi. Ces indicateurs (candidatures écrites à des offres d’emplois, etc.) n’informent en effet qu’incomplètement de l’activité de recherche. Le risque d’erreur de jugement par le facilitateur est en outre notable. L’incitation à collationner des preuves de démarches formelles peut enfin détourner les demandeurs d’emploi de canaux de recherche informels (recours à des relations, etc.), le cas échéant plus efficaces en termes de remise à l’emploi. Le contrôle effectué par les facilitateurs de l’ONEM devrait donc plutôt se concentrer sur des actions vérifiables, comme le refus d’une offre d’emploi convenable.
 3. Pour que le contrôle du refus d’offres d’emploi convenable soit un instrument efficace d’activation du comportement de recherche, plusieurs conditions doivent être remplies :
 
 
 
 une définition précise de la notion d’emploi convenable, c’est-à-dire l’emploi que le chômeur ne peut pas refuser. Le sens de la notion d’emploi convenable est explicité dans la législation du chômage. Il n’est pas possible de la codifier en prenant en compte tous les cas de figure possibles. Il n’empêche qu’une définition aussi précise que possible s’impose sous peine d’arbitraire et/ou de procédures juridiques longues et coûteuses;
 une transmission régulière et individualisée d’offres d’emploi par les services publics de l’emploi régionaux (dès l’inscription comme demandeur d’emploi);
 une transmission efficace des données relatives aux comportements d’acceptation et de refus d’emploi par les services publics de l’emploi régionaux à destination de l’ONEM;
 informer le chômeur, dès le début de sa période d’indemnisation, des règles. Comme le montre cette étude, un avertissement peut en effet avoir un impact positif sur les sorties du chômage vers l’emploi si le système de contrôle est crédible.
 
 
 
 4. Un système de contrôle ne peut se concevoir qu’après une certaine durée d’indemnisation et que pour les chômeurs jugés autonomes dans leur recherche d’emploi
 Le contrôle du refus d’offres d’emploi convenable ne devrait intervenir qu’après un entretien individuel d’orientation avec un conseiller du service public de l’emploi régional. Il faut toutefois éviter d’intervenir trop tôt dans l’épisode de chômage – avant 6 mois de chômage - car on risque alors de gaspiller des ressources collectives en ne laissant pas le temps à ceux qui le peuvent de sortir seuls du chômage. Selon le profil et les besoins du chômeur, l’entretien individuel pourrait déboucher soit sur une recommandation de recherche d’emploi autonome, soit sur la participation à programme d’accompagnement spécifique. La procédure de contrôle ne s’appliquerait qu’aux chômeurs indemnisés jugés autonomes dans leur recherche d’emploi. Les autres deviendraient concernés par la procédure de contrôle au terme de leur programme d’accompagnement.
- Research Article
- 10.4314/rafea.v8i2.3
- Jul 22, 2025
- Revue Africaine d’Environnement et d’Agriculture
Description du sujet. Le haricot commun en RDC fait face à d'importants défis liés au changement climatique, aux facteurs socioéconomiques et aux risques qui en découlent. L’adaptation au niveau des exploitations agricoles pourrait constituer un outil essentiel pour gérer ces risques de production.Objectif. L’étude vise à analyser les pratiques culturales du haricot commun, les perceptions et stratégies d'adaptation des producteurs au changement climatique.Méthodes. Des données sur les pratiques, les perceptions et les mesures d’adaptation ont été collectées auprès de 150 producteurs choisis sur base de la méthode d’échantillonnage de boule de neige dans tous les sites, puis soumises aux statistiques descriptives et aux tests d’indépendance de Chi-Square.Résultats. Les résultats ont montré des différences significatives par rapport aux sites en ce qui concerne les variétés utilisées (locales et non améliorées), avec la D6 Kenya (34,0 %), la jaune d’Uvira (19,0 %) et Kasungeji (16,0 %). Tous les producteurs ont perçu les changements sans différence significative entre les sites à travers les précipitations, les températures extrêmes, les sécheresses et les faibles productions. Les stratégies les plus adoptées incluent l’utilisation de variétés à cycle court (48,6 %), le changement de dates de semis (73,1 %), la diversification des cultures (68,6 %) et l’usage de fertilisants (66,0 %). Des facteurs socio-économiques comme la pauvreté, l’éducation, l’accès à l’information influencent l’adoption des stratégies.Conclusion. La sensibilisation et l’accompagnement technique pourraient améliorer la capacité d’adaptation des producteurs de la région d’étude. Description of the subject. Common bean Phaseolus vulgaris L.) production in the Democratic Republic of Congo faces significant challenges due to climate change and socio economic constraints. And the resulting risks. On farm adaptation could serve as an essential tool to manage these production risks.Objective. This study investigates farmers’ perceptions, cultivation pra ctices, and adaptation strategies in the provinces of Haut Katanga and Lualaba.Methods. A total of 150 producers were surveyed using a snowball sampling approach, and the data were analyzed using descriptive statistics and Chi Square tests.Results . Resul ts indicate that farmers predominantly use local, unimproved varieties, with D6 Kenya (34.0 %), Yellow Uvira (19.0 %), and Kasungeji (16.0 %) being the most common. All respondents perceived climate change impacts——mainly irregular rainfall, extreme temperamainly irregular rainfall, extreme temperatures, droughts, and declining yieldstures, droughts, and declining yields—without without significant variation between sites. Adaptation strategies most frequently adopted include shifting planting dates significant variation between sites. Adaptation strategies most frequently adopted include shifting planting dates (73.1 %), crop diversification (68.6 %), use of short(73.1 %), crop diversification (68.6 %), use of short--cycle varieties (48.6 %), and fertilizerscycle varieties (48.6 %), and fertilizers (66.0 %).(66.0 %).Conclusion. Conclusion. The study highlights the need for increased awareness and technical support to enhance the The study highlights the need for increased awareness and technical support to enhance the resilience of bean farming systems in the face of climate change.resilience of bean farming systems in the face of climate change.
- Research Article
- 10.4314/rafea.v8i1.11
- May 16, 2025
- Revue Africaine d’Environnement et d’Agriculture
Description du sujet. Les changements d’occupation des terres à Kinshasa entrainent l’augmentation des îlots de chaleur urbains et a des effets sur l’environnement et la population. Objectif. L’étude vise à identifier les principales causes des variations thermiques à Kinshasa, à évaluer leurs conséquences sur la santé et l’économie locale, et à examiner les stratégies d’adaptation mises en place par les habitants, tout en prenant en compte la perception de la population. Méthodes. L’étude repose sur une enquête quantitative menée auprès des habitants de six communes de Kinshasa, combinée à une revue des études existantes sur le sujet. Résultats. Les résultats montrent que la déforestation, l’urbanisation informelle et le changement climatique sont les principaux facteurs à l’origine de l’élévation des températures. Ces hausses thermiques exacerbent la pollution de l’air, réduisent la productivité, favorisent la propagation du paludisme et aggravent les troubles respiratoires. Malgré ces impacts, les actions d’adaptation restent limitées et insuffisamment soutenues par les autorités locales, soulignant la nécessité d’une gestion urbaine durable et de politiques publiques renforcées pour atténuer les effets du changement climatique et améliorer la résilience de la ville. Conclusion : L'étude souligne l'importance de renforcer les actions d'adaptation face aux effets des îlots de chaleur urbains à Kinshasa. Une gestion urbaine durable et des politiques publiques sont essentielles pour atténuer les impacts environnementaux et sanitaires. Description of the subject. Land use changes in Kinshasa are leading to an increase in urban heat islands, affecting both the environment and the population. Objective. The study aims to identify the main causes of thermal variations in Kinshasa, assess their consequences on health and the local economy, and examine the adaptation strategies implemented by residents, while considering public perception. Methods. The study is based on a quantitative survey conducted among residents of six municipalities in Kinshasa, combined with a review of existing studies on the subject. Results. The results show that deforestation, informal urbanization, and climate change are the main factors driving the rise in temperatures. These temperature increases exacerbate air pollution, reduce productivity, promote the spread of malaria, and worsen respiratory disorders. Despite these impacts, adaptation actions remain limited and insufficiently supported by local authorities, highlighting the need for sustainable urban management and stronger public policies to mitigate the effects of climate change and improve the city's resilience. Conclusion. The study highlights the importance of strengthening adaptation actions to address the effects of urban heat islands in Kinshasa. Sustainable urban management and public policies are essential to mitigate environmental and health impacts.
- Ask R Discovery
- Chat PDF
AI summaries and top papers from 250M+ research sources.