L’image de la ville dans la littérature belge fin-de-siècle: identité et spécificités d’une littérature francophone

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La période littéraire entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle est caractérisée en Europe par la diffusion du symbolisme, tant en poésie qu’en prose. À cette époque un nouveau pays, né de décisions politiques qui n’ont pas tenu compte des communautés linguistiques qui le composaient, est en train d’affirmer son indépendance. Dans ce pays qu’est la Belgique, les écrivains de l’époque se sont trouvés face à un dilemme: écrire dans leur langue maternelle, ce qui signifie renoncer à être compris par la majorité de l’Europe, ou s’exprimer en français, afin d’intégrer un monde littéraire qui leur permette d’accéder à la notoriété ? C’est le même choix qu’ont dû faire les écrivains des pays colonisés par la France et qui a donné naissance à toute une littérature francophone aujourd’hui largement reconnue. Cependant, des écrivains belges comme Maeterlinck, Verhaeren, Eekhoud, pour la plupart néerlandophones, ressortissants d’un pays qui n’avait aucun lien avec les phénomènes colonial et postcolonial, ont décidé d’écrire en français. Leur décision rend compte de certaines logiques de diffusion du français dans le monde et qui ne sont pas liées à un schéma de domination politique ou idéologique. De ce fait, ces auteurs ont souvent été assimilés aux écrivains français. Était-ce un choix voulu, le prix à payer pour la notoriété, ou bien un destin incontrôlable ? Peut-on parler d’une spécificité de la littérature belge ? La présente étude met en relief la spécificité des œuvres littéraires belges au prisme de l’analyse de l’image de la ville qui imprègne ces textes.

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