“Forcing some lone ghost […] to render up the tale of what we are”: The Evolution of Traditional Spectral Talks in Percy Bysshe Shelley’s Work
Percy Bysshe Shelley (1792-1822) ayant débuté sa carrière par la littérature gothique, les spectres accusateurs sont apparus très tôt dans sa poésie, mais à mesure que le poète évolue et qu’il fait l’expérience de la mort de ses proches, l’excitation gothique laisse très vite place à une « conversation » plus posée avec les « morts qui nous ont quittés », afin de découvrir une « vérité profonde ». Il s’agit ici d’étudier l’évolution de cette « grande conversation » avec les morts en prenant en compte les diverses traditions spectrales de sa poésie, gothique, ossianique, homérique, shakespearienne ou philosophique, et de voir pourquoi la conversation avec les fantômes constitue une métaphore pertinente pour traiter de sujets comme la Beauté intellectuelle, alors que Shelley rejetait la superstition religieuse.
- Research Article
- 10.52155/ijpsat.v38.2.5273
- May 11, 2023
- International Journal of Progressive Sciences and Technologies
La ville province de Kinshasa connait une présence exponentielle des têtes d’érosion, surtout dans la commune de Ngaliema compte tenu de la topographie de cette dernière et de l’urbanisation anarchique, la population de cette entité territoriale se voit délaisser et préfère abandonner leurs parcelles menacées par des érosions pour trouver refuge dans des communes voisines. C’est ainsi que nous avons trouvé important d’aborder cette thématique, afin de proposer une démarche scientifique et technique qui pourra permettre à l’autorité de prendre des décisions responsables. Cet article se veut un guide technique sur la modélisation des phénomènes érosifs dans le souci d’avoir les données de base nécessaire pour bien projeter les études proprement dites sur la lutte antiérosive.Nous avons eu à positionner les GCPs dans des endroits accessibles de notre site, pour corriger le MNE pendant le traitement, afin d’avoir un modèle réaliste de notre zone d’étude. L’idée ici est de modéliser la zone érosive grâce aux prises de vue aérienne par drone, et pour cela, il a fallu suivre toutes les étapes de manière scientifique et technique pour aboutir à un résultat escompté.La zone considérée comme le bassin versant de l’érosion BOLIKANGO a une superficie estimée à 200 hectares, avec les levers ordinaires, c’est-à-dire station totale et autres, la tâche n’aurait pas été facile. La plus grande question était celle de trouver une approche qui prendra en compte le temps, la qualité des données, la précision du résultat attendu et les contraintes d’ordre sociétal car le travail devrait couvrir plusieurs zones frappées par la délinquance juvénile. La technique de drone combinée avec les GCPs mesurés par des techniques géodésiques répondait au mieux à cette problématique, raison pour laquelle nous avons adopté cette technique combinée, qui du reste nous a permis d’avoir des résultats impressionnants surtout sur la production du MNE qui, représentait sensiblement les comportements de l’érosion et avons constaté que la profondeur moyenne de cette érosion avoisinée 70 m sur une longueur totale de 1890 m.C’est grâce à la photogrammétrie, que nous avons su avoir les données de manière précise, et avons pu cartographier de façon claire toutes les zones d’apport et définir précisément la position de la rivière MAKELELE par rapport à l’érosion BOLIKANGO. Cette rivière serait comme un exutoire naturel dans lequel les eaux peuvent être dirigées en cas d’une étude de la lutte antiérosive de cette érosion.
- Research Article
- 10.46298/pspa.14188
- Jul 18, 2024
- Partenariat soin patient analyses
In its recommendation to "support and encourage the commitment of users in the social, medico-social and health sectors", the Haute Autorité de Santé (French National Authority for Health) states that "provision should be made for compensation or remuneration for those concerned who make a commitment on behalf of others and to the quality of care and support". Planning: ARS Bretagne, which is supporting this commitment by patients through experiments and the allocation of funding, "has commissioned a working group of patient partners and professionals from 2019 to support the partnership between patients, carers and healthcare professionals in TVE and to define the needs. The principle of remunerating patient partners involved in TVE has been established, subject to the condition that there is no impact on their social entitlements (disability pension, benefits, etc.). In order to ensure that their social security entitlements are maintained if they return to work, some patients who are actively involved with social security bodies (CPAM, MDPH, CAF, Pôle emploi, Cap emploi) have received different or even contradictory responses, depending on the people they talk to and the bodies involved, leaving them in a state of uncertainty and reinforcing their feeling of vulnerability, which has led them to give up getting involved. This project is in response to a call for tenders issued in 2022, with a view to making patient involvement administratively secure. With the creation and free availability of an interactive digital tool since March 2023, partner patients can assess the feasibility of a paid commitment in terms of maintaining their social rights. Training for local resource representatives on the issues raised will begin in January 2024, and will complement this tool with a support approach for partner patients who feel they need it.Outlook: An assessment of this experimental project will be carried out throughout its lifetime to ensure that it meets the needs of partner patients, the reality of the area and the desired partnership. Contexte : La Haute Autorité de Santé, dans sa recommandation à « soutenir et encourager l’engagement des usagers dans les secteurs social, médico-social et sanitaire » précise « de prévoir des modalités d’indemnisation ou de rémunération pour les personnes concernées qui s’engagent pour autrui et pour la qualité des soins et des accompagnements ». Planification : L’ARS Bretagne soutenant cet engagement des patients par le biais d’expérimentation et l’attribution de financements » a missionné, dès 2019, un groupe de travail composé de patients partenaires et de professionnels pour accompagner le partenariat entre patients, aidants et professionnels de santé en ETP et en décliner les besoins. Le principe de la rétribution des patients partenaires intervenant en ETP a été posé, sous conditions du non-impact sur leurs droits sociaux (pension invalidité, allocations, etc.). Afin de s’assurer du maintien de leurs droits sociaux en cas de reprise d’activité, certains patients pro actifs auprès des organismes sociaux (CPAM, MDPH, CAF, Pôle emploi, Cap emploi) ont, selon les interlocuteurs et les organismes, reçus des réponses différentes voire contradictoires, les laissant dans une incertitude renforçant ainsi un sentiment de vulnérabilité et les amenant à renoncer à s’engager. Ce projet répond à un appel d’offre de 2022, en vue de sécuriser administrativement l’implication des patients. Par la création et la mise à disposition gratuite d’un support numérique interactif depuis mars 2023, les patients partenaires peuvent évaluer la faisabilité d’un engagement rétribué au regard du maintien de leurs droits sociaux. Une formation de représentants locaux-ressources sur les questions évoquées, débutera en janvier 2024, et viendra compléter cet outil d’une démarche d’accompagnement à destination des patients partenaires qui en sentiraient le besoin. Perspectives : Un bilan de ce projet expérimental sera conduit tout au long de son activité afin de s’assurer qu’il réponde aux besoins des patients partenaires, à la réalité du territoire et au partenariat souhaité.
- Research Article
3
- 10.4314/ijbcs.v18i3.34
- Sep 4, 2024
- International Journal of Biological and Chemical Sciences
Au Niger la disponibilité des engrais est une contrainte pour la productivité agricole. Afin de produire un compost de bonne qualité en un délai moyen de compostage de 35 jours avec une capacité de production pouvant aller jusqu`à 15 tonnes de compost pour un seul chargement, il a été élaboré au cours de cette étude un compost (C2) de qualité chimique à travers une technique de compostage aérobie sans retournements en système semi fermé, qui permet une optimisation de la main d’œuvre, de la quantité d’eau d’arrosage, et de la durée de compostage, et un autre compost (C1) par la méthode traditionnelle en fosse. Les matériaux utilisés étaient constitués de tige de mil broyée et de fumier de bovin dans les proportions respectives de 2/3 et 1/3. Le mélange ainsi constitué était composté durant trois mois pour les deux types de composts C1 et C2. Les composts élaborés présentaient les caractéristiques physico-chimiques suivantes :Pour le C1 après 90 jours d’incubation :pH 8.6 ; CE : 1.23mS/cm ; MO :15.845% ;C :9.19% ;Azote :0.60% ;C/N :15.31 ; Phosphore : 0.75% ; Potassium : 0.79% ; Calcium : 3.01% et Magnésium : 0.61% et pour le C2 après 30 jours d’incubation : pH8.7 ; CE : 1mS/cm ; MO : 15.043% ; C : 8.72% ; Azote : 0.65% ; C/N : 13.41; Phosphore : 0.80 ; Potassium : 0.88% ; Calcium : 3.54% et Magnésium : 0.683%.Ces composts, en particulier le C2 présentait mieux des caractéristiques favorables pour être utilisé comme nutriment aux plantes, par le biais de la restauration de la fertilité du sol. Nos résultats offrent ainsi des nouveaux outils écologiques, alternatifs et innovants de restauration des terres afin de soutenir une agriculture durable et rentable au Niger
- Research Article
- 10.61953/rfm.2841
- Dec 28, 2018
- Revue française de musicothérapie
Soumission à Epi-revel Chers lecteurs, chers collègues musicothérapeutes, Voici déjà le quatrième numéro de notre version numérique de la Revue française de Musicothérapie, le premier datant de février 2017. Il est issu de travaux présentés aux Journées d’Etudes Cliniques à la faculté de Nantes en mars 2018. Il est composé de cinq articles dont le contenu et l’objectif sont totalement différents. Globalement nous nous trouvons devant deux communications ayant trait à l’accompagnement de patients profondément déficitaires souffrant de surcroît de troubles du spectre autistique (TSA), un témoignage d’intervention en service de prématurés, un témoignage d’accompagnement à l’école d’élèves souffrant de troubles de la relation, et enfin une proposition de théorisation de la relation en musicothérapie selon un modèle neuro-cognitiviste. La démarche du musicothérapeute est différente d’un texte à l’autre, et l’issue de chaque étude également. Dans trois situations nous sommes dans l’analyse d’une psycho-dynamique relationnelle, facilitée par la médiation musicale, manipulée de manière souple et adaptative, en fonction de l’évolution du processus. Dans les deux autres cas nous sommes dans une tentative d’inscription de notre recherche sur le modèle de ce qui est demandé dans la recherche médicale contemporaine, basée sur l’ « evidence based medicine » (EBM), qui se définit comme une méthode de recherche et d’application consciencieuse et judicieuse des meilleures données actuelles de la recherche clinique dans la prise en charge personnalisée de chaque patient. Nous avons récemment appris que la psychanalyse, l’homéopathie, et de nombreuses autres techniques de soins, ne répondaient pas aux critères de scientificité de l’EBM et donc ne peuvent pas être considérées à ce jour comme thérapeutiques, jusqu’à preuve du contraire. La musicothérapie, grâce à quelques chercheurs s’appuyant sur des laboratoires de recherche universitaire, devrait tâcher de se sortir de cette impasse. Mais l’obstacle majeur à la reconnaissance de notre discipline repose, nous le savons bien, sur la durée nécessaire du processus de musicothérapie, et sur la qualité de la nature relationnelle instaurée entre le musicothérapeute et ses patients. Ces éléments doivent être pris en compte dans nos travaux à venir. L’association des cinq articles de cette revue nous repose donc, encore et encore, la question de notre appartenance à un groupe de référence scientifique et de nos objectifs. L’enjeu est d’importance. Devons nous nous éloigner du modèle médical et regarder du côté des sciences sociales, de la culture, ou d’autres encore, afin d’élaborer des modèles théoriques différents, qui puissent être cependant reconnaissables par le plus grand nombre de nos partenaires ? Voilà le débat passionnant dans lequel ce nouveau numéro de la Revue Française de Musicothérapie nous replace, à l’orée de cette année 2019, que le comité scientifique souhaite excellente à tous ses lecteurs. Nicole DUPERRET-GONZALEZ, Présidente de l’Association Française de Musicothérapie Dear readers, dear colleagues, music therapists, Here is already the fourth issue of our digital version of the French Review of Music Therapy, the first dating from February 2017. It comes from work presented at the Clinical Study Days at the Faculty of Nantes in March 2018. It consists of five articles whose content and purpose are totally different. Overall, we find ourselves in front of two papers dealing with the accompaniment of profoundly deficient patients suffering from additional Autism Spectrum Disorders (ASD), a testimony of intervention in the service of premature infants, a testimony of accompaniment to the school of students suffering from disturbances of the relation, and finally a proposition of theorisation of the relation in music therapy according to a neuro-cognitivist model. The approach of the music therapist is different from one text to another, and the outcome of each study also. In three situations we are in the analysis of a relational psychodynamics, facilitated by musical mediation, manipulated in a flexible and adaptive way, according to the evolution of the process. In the other two cases we are in an attempt to record our research on the model of what is required in contemporary medical research, based on "evidence based medicine" (EBM), which is defined as a method of conscientious and judicious research and application of the best current data of clinical research in the personalized care of each patient. We have recently learned that psychoanalysis, homeopathy, and many other care techniques do not meet the scientific criteria of EBM and therefore can not be considered therapeutic until proven otherwise. Music therapy, thanks to a few researchers relying on university research laboratories, should try to get out of this impasse. But the major obstacle to the recognition of our discipline lies, as we well know, in the necessary length of the music therapy process, and in the quality of the relational nature established between the music therapist and his patients. These elements must be taken into account in our future work. The association of the five articles of this journal is based again and again on the question of our membership in a scientific reference group and our objectives. The issue is important. Should we move away from the medical model and look at the social sciences, culture, or others, in order to develop different theoretical models that can be recognized by most of our partners? This is the exciting debate in which this new issue of the French Journal of Music Therapy puts us, at the beginning of this year 2019, that the scientific committee wishes all its readers excellent. Nicole DUPERRET-GONZALEZ, President of the French Association of Music Therapy Éditorial
- Research Article
- 10.14428/regardseco2007.01.02
- Oct 12, 2018
- Regards économiques
La mise en place du nouveau plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs en juillet 2004 fut l’objet de controverse. Ce plan a été abondamment débattu lors de son introduction par le ministre Vandenbroucke. Les syndicats considèrent qu’il introduit une "chasse aux chômeurs" dans un contexte où les emplois vacants sont trop peu nombreux. L'opposition au programme a surtout été vigoureuse en Wallonie et à Bruxelles, des régions où le taux de chômage est le double de celui de la Flandre. A l'opposé, les organisations patronales considèrent que ce plan est un ingrédient essentiel de toute politique de réduction du chômage. Ils observent que leurs postes vacants ne sont pas pourvus en dépit de taux de chômage importants. Ils affirment dès lors que certains chômeurs ne désirent pas occuper un emploi et que donc une forme de contrainte est nécessaire. Nous avons voulu examiner cette problématique de manière objective afin que le débat puisse s'appuyer sur un argumentaire solide.
 Dans ce numéro de Regards économiques, nous présentons les résultats d’une recherche que nous avons menée afin d’évaluer l’impact du nouveau plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs, dans sa phase de lancement, sur l’insertion en emploi de chômeurs indemnisés âgés de 25 à 29 ans.
 Quels sont les ingrédients principaux du plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs ?
 Le plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs a introduit des changements simultanés majeurs dans le cadre du système d’assurance-chômage et de l’accompagnement des chômeurs en Belgique. Ils sont de trois types :
 
 Avant la réforme de 2004, l'article 80 de la réglementation de l'assurance-chômage imposait, sous certaines conditions, une fin de droit à l’indemnité aux chômeurs cohabitants de longue durée. Le gouvernement fédéral a choisi de remplacer cet article par un nouveau système plus équitable qui puisse en même temps assurer la viabilité d’un système d’assurance-chômage à durée illimitée. L’ONEM est autorisé non seulement à contrôler la disponibilité des chômeurs indemnisés à l’égard du marché du travail, mais aussi à contrôler lui-même l’intensité de l’effort de recherche d’emploi. Il s’agit de la procédure d’Activation du Comportement de Recherche d’emploi (ACR) qui consiste en des entretiens individuels périodiques durant lesquels un facilitateur évalue les activités de recherche d’emploi des chômeurs indemnisés. Un élément essentiel de cette procédure est l’envoi d’une lettre d’avertissement environ 8 mois avant le 1er entretien en vue d’informer le chômeur indemnisé de ses obligations et de la procédure d’ACR.
 Le contrôle de la disponibilité des chômeurs indemnisés à l’égard du marché du travail a été accentué à travers un échange de données (relatives aux refus d’emploi, de participation à des politiques régionales, etc.) beaucoup plus systématique entre les services publics de l’emploi (VDAB, FOREM, ORBEM) et l’ONEM.
 Les services publics de l’emploi ont renforcé l’accompagnement de tous les chômeurs (de courte et de longue durée) par une série de politiques actives : entretiens individuels de diagnostic, parcours d’insertion, aides à la recherche d’emploi, formations, etc.
 
 Quel est l’objet de notre étude ?
 Puisqu’un certain recul est indispensable à l’évaluation, nous avons évalué les effets du plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs dans sa phase de lancement et, dès lors, pour le public qui le premier est entré la procédure d’activation du comportement de recherche d’emploi : les Chômeurs Complets Indemnisés inscrits obligatoirement comme Demandeurs d’Emploi (CCI-DE), qui sont âgés de 25 à 29 ans et qui ont reçu la lettre d’avertissement de l’ONEM entre juillet et octobre 2004 car ils viennent d’atteindre leur 13ème mois de chômage (qui est la durée seuil de chômage à laquelle l’ONEM avertit les chômeurs indemnisés de la procédure d’ACR).
 Nous avons évalué les effets du plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs sur la reprise d’emploi de ces chômeurs. Pour cela, nous comparons le taux de sortie du chômage vers l’emploi
 
 de CCI-DE âgés entre 25 et 29 ans (notre «groupe cible» décrit ci-dessus) et
 de chômeurs semblables mais qui n’ont pas été avertis en raison d’un âge légèrement supérieur à 30 ans (notre «groupe de contrôle»).
 
 La méthode d’évaluation que nous exploitons dans cette étude ne permet pas d’évaluer les effets du plan au-delà de 10 mois après l’avertissement. En effet, les chômeurs d’un âge légèrement supérieur à 30 ans sont concernés par la procédure d’ACR dès le 1er juillet 2005 et sont donc susceptibles de recevoir eux aussi un avertissement de l’ONEM à partir de cette date.
 Hormis en fin de période d’analyse, les jeunes de moins de 30 ans n’ont pas encore participé au premier entretien à l’ONEM. La lettre d’avertissement est donc la seule composante de la procédure d’ACR dont nous pouvons évaluer les effets. Seul le FOREM a choisi d’offrir un accompagnement spécifique aux chômeurs avertis par l’ONEM. Pour la Région wallonne, nous évaluons alors l’effet combiné de la lettre d’avertissement et d’actions d’accompagnement. Le fait qu’on ne puisse pas évaluer l’effet de mesures d’accompagnement à l’ORBEM ou au VDAB ne signifie pas que ces deux services de l’emploi n’offrent aucun accompagnement pour les jeunes chômeurs. Cette impossibilité découle simplement du fait qu’une offre d’accompagnement spécifique n’a pas été mise en place pour les chômeurs de moins de 30 ans avertis par l’ONEM.
 La littérature internationale montre que l’envoi d’une lettre d’avertissement fait partie intégrante des politiques d’accompagnement et de suivi des chômeurs, et que des changements, parfois importants, de comportement en matière de recherche d’emploi peuvent découler de l’annonce d’un programme obligatoire du type de l’ACR belge. Ce programme pourrait donc accélérer l’insertion en emploi dès le moment où le chômeur est averti de la nouvelle procédure de suivi. Le faible nombre de chômeurs ayant participé à un entretien durant notre période d’analyse ne signifie donc pas que notre évaluation porte sur une partie secondaire du nouveau dispositif instauré en Belgique.
 Quels sont les résultats principaux qui se dégagent de notre étude ?
 1.En Flandre et en Wallonie, le plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs a un effet positif clair sur la sortie du chômage vers l’emploi pour certains groupes seulement. Il s’agit:
 
 des chômeurs très éduqués. Ainsi un CCI-DE de moins de 30 ans qui est diplômé de l’enseignement supérieur et qui réside en Wallonie (resp. Flandre) avait-il 40 % (resp. 43 %) de chances d’avoir trouvé un emploi cinq mois après l’avertissement de l’ONEM; en l’absence du plan cette probabilité n’aurait été que de 29 % (resp. 32 %). L’augmentation relative de la probabilité d’emploi est donc substantielle : au bout de cinq mois, le plan d’accompagnement et de suivi a permis de relever la probabilité d’emploi de 38 % (resp. 35 %).
 
 et en Wallonie seulement,
 
 des chômeurs qui ont connu une expérience récente d’emploi
 des chômeurs qui résident dans une sous-région où le chômage est plus faible
 des femmes
 
 Pour les autres groupes de chômeurs (peu diplômés, n’ayant pas connu d’expérience de travail récente, résidant dans des sous-régions où le chômage est élevé, hommes), les effets du PAS sont faibles et souvent proches de zéro.
 2. Par le supplément de démarches de recherche d’emploi, le risque de sanction, etc. associés à l’ARC, les entretiens d’évaluation annoncés dans la lettre d’avertissement sont donc perçus comme contraignants par le chômeur indemnisé et l’incitent à intensifier sa recherche d’emploi ou à modifier son attitude face aux offres d’emploi avant la survenance du 1er entretien. Toutefois, l’accentuation de l’effort de recherche induite par la lettre ne s’avère clairement efficace que pour certains groupes, en particulier ceux dont le profil est plus favorable à l’embauche.
 3. En Wallonie, l’effet mesuré combine celui de la lettre et d’actions spécifiques d’accompagnement du FOREM. Alors qu’il est généralement plus difficile de trouver un emploi en Région wallonne, la similitude de l’effet du plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs en Wallonie et en Flandre s’explique sans doute par ce soutien spécifique du FOREM.
 4. Le PAS a notamment pour effet de stimuler la sortie du chômage vers des emplois à temps partiel faiblement rémunérés en Flandre, où il n’y a pas eu d’accompagnement individualisé spécifique à la réception de l’avertissement. Un tel phénomène n’est pas observé pour les chômeurs wallons qui ont bénéficié d’un tel accompagnement. La menace de contrôle et de sanctions, sans accompagnement spécifique du service public de l’emploi, pourrait ainsi inciter des chômeurs à abaisser leurs exigences à l’embauche.
 5. Contrairement aux deux autres Régions, le PAS n’a pas pour effet de stimuler la reprise d’emploi des jeunes chômeurs indemnisés résidant à Bruxelles.
 Quelles sont nos recommandations d’actions à prendre pour rendre plus efficace le suivi et l’accompagnement des chômeurs en Belgique ?
 Soulignons d’abord que, pour nous, un contrôle du comportement des chômeurs indemnisés n’est pas une mesure à préconiser pour elle-même mais pour rendre le système d’assurance-chômage plus juste et efficace (cf. ci-dessous). Par ailleurs, un système de contrôle ne peut favoriser l’insertion en emploi que s’il s’accompagne d’autres actions régionales (aides à la recherche d’emploi, formations, etc.) ou fédérales (stimulation de l’offre d’emplois via des réductions ciblées du coût de travail, etc.).
 1. Un système de contrôle du comportement des chômeurs indemnisés permet de rendre le système d’assurance-chômage plus juste et efficace
 La durée d’indemnisation dépend de nombreux facteurs sur lesquels un chômeur particulier n’a guère d’emprise. Mais, cette durée dépend aussi de ses choix en matière d’effort de recherche d’emploi et d’acceptation d’offres d’emploi. En effectuant ces choix, le chômeur n’a pas de raison de prendre en compte le coût des indemnités pour la collectivité. Aussi son effort de recherche est-il spontanément inférieur au niveau désirable du point de vue collectif. De même, ses exigences face aux offres sont-elles spontanément trop élevées. Il est donc souhaitable d’exercer un contrôle du comportement des chômeurs. En agissant de la sorte, on incite les chômeurs, qui sont capables de trouver un emploi par leurs propres moyens, à quitter le chômage plus rapidement. Ainsi, on libère des ressources financières pour renforcer la protection sociale de ceux qui n’ont pas cette capacité. Autrement dit, le contrôle des chômeurs ne trouve son sens qu’au service d’une meilleure protection sociale du chômeur. Nous énonçons ci-dessous des conditions nécessaires pour qu’il en soit ainsi.
 2. Le contrôle doit porter sur des actions vérifiables, comme les refus d’emploi convenable
 Selon nous, il faut supprimer la vérification de preuves écrites de démarches de recherche d’emploi dans la procédure d’ACR de l’ONEM. L’évaluation de dispositifs similaires dans d’autres pays nous enseigne que des entretiens brefs et axés de facto sur le contrôle administratif d’indicateurs de démarches vérifiables de recherche d’emploi se révèlent généralement peu efficaces à réinsérer les chômeurs dans l’emploi. Ces indicateurs (candidatures écrites à des offres d’emplois, etc.) n’informent en effet qu’incomplètement de l’activité de recherche. Le risque d’erreur de jugement par le facilitateur est en outre notable. L’incitation à collationner des preuves de démarches formelles peut enfin détourner les demandeurs d’emploi de canaux de recherche informels (recours à des relations, etc.), le cas échéant plus efficaces en termes de remise à l’emploi. Le contrôle effectué par les facilitateurs de l’ONEM devrait donc plutôt se concentrer sur des actions vérifiables, comme le refus d’une offre d’emploi convenable.
 3. Pour que le contrôle du refus d’offres d’emploi convenable soit un instrument efficace d’activation du comportement de recherche, plusieurs conditions doivent être remplies :
 
 
 
 une définition précise de la notion d’emploi convenable, c’est-à-dire l’emploi que le chômeur ne peut pas refuser. Le sens de la notion d’emploi convenable est explicité dans la législation du chômage. Il n’est pas possible de la codifier en prenant en compte tous les cas de figure possibles. Il n’empêche qu’une définition aussi précise que possible s’impose sous peine d’arbitraire et/ou de procédures juridiques longues et coûteuses;
 une transmission régulière et individualisée d’offres d’emploi par les services publics de l’emploi régionaux (dès l’inscription comme demandeur d’emploi);
 une transmission efficace des données relatives aux comportements d’acceptation et de refus d’emploi par les services publics de l’emploi régionaux à destination de l’ONEM;
 informer le chômeur, dès le début de sa période d’indemnisation, des règles. Comme le montre cette étude, un avertissement peut en effet avoir un impact positif sur les sorties du chômage vers l’emploi si le système de contrôle est crédible.
 
 
 
 4. Un système de contrôle ne peut se concevoir qu’après une certaine durée d’indemnisation et que pour les chômeurs jugés autonomes dans leur recherche d’emploi
 Le contrôle du refus d’offres d’emploi convenable ne devrait intervenir qu’après un entretien individuel d’orientation avec un conseiller du service public de l’emploi régional. Il faut toutefois éviter d’intervenir trop tôt dans l’épisode de chômage – avant 6 mois de chômage - car on risque alors de gaspiller des ressources collectives en ne laissant pas le temps à ceux qui le peuvent de sortir seuls du chômage. Selon le profil et les besoins du chômeur, l’entretien individuel pourrait déboucher soit sur une recommandation de recherche d’emploi autonome, soit sur la participation à programme d’accompagnement spécifique. La procédure de contrôle ne s’appliquerait qu’aux chômeurs indemnisés jugés autonomes dans leur recherche d’emploi. Les autres deviendraient concernés par la procédure de contrôle au terme de leur programme d’accompagnement.
- Research Article
- 10.3406/austr.2002.4378
- Jan 1, 2002
- Austriaca
L’image littéraire de la femme chez Gregor von Rezzori est liée à un aspect essentiel de son art : la Epochenverschleppung. Ce terme constitue en général le lien principal avec son œuvre et renvoie à la manière dont, en littérature, on peut se souvenir et prendre conscience d’une époque, dans le cas de Rezzori, la chute de la Cacanie. Cette remémoration à caractère biographique lui permet de comprendre la femme, incarnée par la mère et la sœur aînée, qui servent d'intermédiaire entre deux époques. Rezzori, né dans la tourmente causée par la première Guerre Mondiale, doit faire face à l’avantage qu’a sa sœur d’avoir connu l’ancien monde. En raison de changements historiques et politiques, c’est pour lui une terre perdue qu’il ne peut retrouver. Sa rivalité avec les membres féminins de sa famille pousse le jeune homme à accéder à une époque qui lui est refusée. Ce faisant, il s’émancipe en tant qu’écrivain et ainsi prend ses distances par rapport aux femmes. C’est de cette manière qu’il trouve son identité. Il se dépeint donc comme Epochenverschlepper. Ses œuvres autobiographiques tout comme plusieurs de ses romans sont des exemples et des reflets précis de ce regroupement spécifiquement féminin ainsi que des épreuves littéraires du protagoniste masculin en train de s’émanciper.
- Research Article
- 10.4000/questes.6335
- Jan 1, 2023
- Questes
Le corps fminin attire, comme nous le savons, les foudres des moralisateurs mdivaux. Bien plus qu'un corps, il est un outil de dnonciation de la dliquescence du monde, symptme de la Chute. Le corps, qu'il soit fminin ou masculin, est donc dlicat tudier, d'autant plus au Moyen ge. Il est facilement tach par la morale, ptri par la critique, faonn par la luxure, peint pour le regard de l'autre. Loin de le restreindre son seul rle d'avertissement, la peinture de Robinet Testard a la tendance inverse : la nudit fminine n'est plus uniquement pernicieuse, elle peut galement tre vertueuse. Tout l'art de cette diffrence de symbole dpend de la pudeur que le peintre prte la femme.
- Research Article
- 10.59506/rdl-51
- Jan 1, 2024
- 基于语料库的大学法语四级作文错误分析及高分策略
S’appuyant sur une perspective structuraliste, les linguistes français Jean-Claude Anscombre, Oswald Ducrot et Marion Carel ont développé une théorie de l’argumentation qui a marqué le débat linguistique en France à la fin du XXe siècle. L’une des principales avancées de cette théorie est d’intégrer des éléments pragmatiques dans la description sémantique du discours, revendiquant une théorie sémantique au sein de la langue. Cet article propose une revue des fondements théoriques, des caractéristiques, des méthodes et quelques applications simples de la théorie des Topoï, élaborée par Anscombre et Ducrot, ainsi que de la Théorie des Blocs Sémantiques (TBS) proposée par Carel, afin de démontrer leur pertinence dans l’étude du sens.
- Research Article
- 10.4314/rafea.v6i2.12
- Jul 3, 2023
- Revue Africaine d’Environnement et d’Agriculture
Description du sujet: La culture de l’arachide au Cameroun date de 1928. Les techniques qui ont conduit à la pérennisation de cette protéo-oléagineuse originaire d’Amérique du Sud, n’ont jamais fait l’objet d’une structuration scientifique. Pourtant, des démarches scientifiques rigoureuses de modélisations sous forme de résilience ont été pratiquées tant par les pouvoirs publics que par les paysans, dans le but de conserver cette production végétale.
 Littérature: Dans un contexte global marqué par les changements climatiques, la préoccupation de la recherche permanente de la meilleure résilience demeure, car cette spéculation agricole joue un rôle d’équilibre pour les couches vulnérables. A cet effet, le Cameroun dans sa politique agricole, a pu durant des décennies, combiner les aspects généraux, non-spécifiques et spécifiques de la résilience, afin de pérenniser cette semence exotique au sein de tout son territoire national.
 Conclusion: La prévention des risques épidémiologiques durant les changements climatiques pourrait se faire par l’usage des variantes de la résilience pour une politique agricole compétitive au Cameroun.
 
 English title: Sustainability through resilient modeling in groundnut (Arachis hypogaea L.) cultivation in Cameroon 
 Description of the subject: Groundnut cultivation in Cameroon dates back to 1928. The techniques that led to the sustainability of this proteo- oleaginous plant originating from South America have never been the subject of scientific structuring. However, rigorous scientific approaches to modeling in the form of resilience have been practiced both by the public authorities and by farmers, with the aim of preserving this plant production. 
 Literature: In a global context marked by climate change, the concern of the permanent search for the best resilience remains, because this agricultural speculation plays a role of balance for the vulnerable layers. To this end, Cameroon in its agricultural policy has been able for decades to combine the general, non-specific and specific aspects of resilience, in order to perpetuate this exotic seed within its entire national territory.
 Conclusion: The success of politic in agricultural sector in front of epidemiology risk can be made during climate change by using the different variables of resilience for sustaining production.
- Research Article
- 10.4314/rafea.v7i2.4
- Jul 24, 2024
- Revue Africaine d’Environnement et d’Agriculture
Description du sujet. Dans le territoire de Lubero, la Fasciolose ne cesse de poser des problèmes économiques et sanitaires dans les élevages. Cette situation devient de plus en plus préoccupante dans la région. Afin de l’appréhender pour la contrôler, une étude sur la prévalence de la fasciolose chez les ruminants domestique (hôtes) a été réalisée.Objectif. L’objectif de cette étude vise à déterminer la prévalence de la fasciolose dans les paysages ruraux du territoire de Lubero, spécialement la zone agro-pastorale de Kitsombiro, Kimbulu et Musienene. Il est également question d’établir le lien entre la prévalence de la fasciolose et certains facteurs de réceptivité et de sensibilité comme le sexe, l’espèce et l’âge.Méthodes. Pour confirmer la présence de fasciolose dans les échantillons de fèces, la coproscopie par méthode de sédimentation a été utilisée. La suspension a été colorée avec quelques gouttes de bleu de méthylène et observée sous loupe binoculaire (x 100).Résultats. Les résultats des échantillons de cinq fermes représentées par 150 ruminants (bovins, caprins et ovins) ont montré une prévalence globale de 33,3 % (IC95%= 39-62). Toutes les espèces étudiées (bovine, caprine et ovine) sont sensibles à la fasciolose avec une prévalence chez les bovins de 36,5 % (IC95%= 12-27) p<0,05 ; chez les caprins 35,1 % (IC95%= 12-27), p<0,05 et chez les ovins 27,2 % (IC95%= 7-19), p<0,05. Les résultats ont montré que les adultes ont été largement touchés chez toutes les espèces, soit 44,1 % (IC95%= 9-21), p<0,05 contre 22,2 % (IC95%= 1-9), p>0,05 chez les bovins ; 42,4 % (IC95%= 8-20), p<0,05 contre 26,3 % (IC95%= 2-10), p>0,05 chez les caprins et 36,6 % (IC95%= 6-17), p<0,05 contre 7,1 % (IC95%= 0-5), p>0,05 chez les ovins.Conclusion. L’étude a montré que toutes les espèces (bovin, caprin et ovin) sont positives à la fasciolose et que la prévalence de la fasciolose n’est pas fonction de l’espèce animale, ni du sexe ; mais que cette dernière est fonction de l’âge de l’animal et que les adultes sont plus touchés que les jeunes. Description of the subject. In the Lubero territory, Fascioliasis continues to pose economic and health problems in livestock farms. This situation is becoming increasingly worrying in the region. In order to apprehend it and control it, a study on the prevalence of fasciolosis in domestic ruminants (hosts) was carried out.Objective. The objective of this study aims to determine the prevalence of fasciolosis in the rural landscapes of the Lubero territory, especially the agropastoral zone of Kitsombiro, Kimbulu and Musienene. It is also a question of establishing the link between the prevalence of fasciolosis and certain receptivity and sensitivity factors such as sex, species and age.Methods. To confirm the presence of fasciolosis in the fecal samples, coproscopy by sedimentation method was used. The suspension was stained with a few drops of methylene blue and observed under a binocular microscope (x 100).Results. The results of samples from five farms represented by 150 ruminants (cattle, goats and sheep) showed an overall prevalence of 33.3% (95% CI = 39-62). All species studied (cattle, goats and sheep) are susceptible to fasciolosis with a prevalence in cattle of 36.5% (95% CI = 12-27) p<0.05; in goats 35.1% (95% CI= 12-27), p<0.05 and in sheep 27.2% (95% CI= 7-19), p<0.05. The results showed that adults were largely affected in all species, i.e. 44.1% (95% CI= 9-21), p<0.05 versus 22.2% (95% CI= 1-9), p >0.05 in cattle; 42.4% (CI95%= 8-20), p<0.05 versus 26.3% (CI95%= 2-10), p>0.05 in goats and 36.6% (CI95%= 6 -17), p<0.05 versus 7.1% (95% CI= 0-5), p>0.05 in sheep.Conclusion. The study showed that all species (cattle, goats and sheep) are positive for fasciolosis and that the prevalence of fasciolosis does not depend on the animal species or sex; but that the latter depends on the age of the animal and that adults are more affected than young ones.
- Research Article
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- 10.1016/s0013-7006(04)95461-9
- Oct 1, 2004
- L'Encephale
Validité du questionnaire d’alexithymie de Bermond et Vorst : étude chez des sujets présentant des troubles du comportement alimentaire et chez des témoins
- Research Article
1
- 10.3406/ecoap.2008.1880
- Jan 1, 2008
- Économie appliquée
L’objectif de cette étude est de montrer si l’Asie présente les caractéristiques d’une zone monétaire optimale (ZMO). Pour cela nous procédons de deux manières. (1) Nous construisons un indice composite de ZMO. (2) Nous analysons la volatilité des taux de change réels afin de définir la nature des chocs. Au vu de l’équation estimée, l’Asie remplirait les conditions d’une ZMO. La volatilité des taux de change réels fait, quant à elle, apparaître des chocs asymétriques. Nous montrons aussi que ces deux méthodes sont sujettes à discussion et qu’elles doivent être utilisées avec précaution.
- Research Article
- 10.3917/csj.055.0242
- Jun 14, 2022
- Cahiers de la sécurité et de la justice
L’objectif de cette étude était de s’intéresser aux affaires d’homicides non résolues sous tous leurs aspects. Il s’agissait de souligner les facteurs entravant l’élucidation de ces affaires afin de mieux comprendre pourquoi certaines affaires d’homicides pouvaient être amenées à devenir des cold cases. Dans un second temps il s’agissait de comprendre pourquoi certaines de ces affaires finissaient par être résolues de nombreuses années après les faits, et donc de mettre en avant les facteurs facilitant l’élucidation tardive. Pour cela, des entretiens avec des professionnels (magistrats, enquêteurs et avocats) ont été réalisés, et une quinzaine d’affaires d’homicides ont été analysées puis modélisées sous forme de tableaux afin de comparer les différents critères propres aux victimes, au crime en lui-même, ainsi que les facteurs inhibant ou facilitant l’élucidation. Suite à cette recherche, il convenait de formuler des recommandations à destination de la justice ainsi que des services d’enquête afin d’améliorer la prise en charge de ces affaires particulières, notamment en s’appuyant sur l’expérience américaine ou encore néerlandaise. À partir des données recueillies, plusieurs éléments centraux ont été identifiés. Un certain nombre de facteurs principaux entravent l’élucidation des affaires d’homicides : il s’agit principalement d’éléments humains, comme l’absence de témoins ou la non-coopération de ceux-ci. Les éléments matériels, issus de la criminalistique ainsi que les éléments d’identification n’ayant pas « matché » dans les bases de données sont également des facteurs récurrents. Enfin, il apparaît régulièrement des manquements de la part des enquêteurs ou des magistrats en charge de l’enquête. Concernant la reprise d’enquête, les éléments permettant de relancer, voire résoudre l’affaire, sont principalement les avancées en matière de police technique et scientifique et les « matchs » dans les bases de données, ainsi que le regard neuf propre à la reprise d’enquête permettant de mettre en avant des éléments nouveaux et d’éviter l’effet tunnel. En définitive, l’élucidation dépend de facteurs à la fois endogènes et exogènes, les circonstances du crime en lui-même et les caractéristiques des victimes sont à prendre en compte au même titre que les méthodes d’enquête. Il y a donc des facteurs à la fois humains et matériels, même si les premiers sont proéminents.
- Research Article
3
- 10.1016/s0335-7457(00)80062-3
- Aug 1, 2000
- Revue Française d'Allergologie et d'Immunologie Clinique
Ventes de médicaments anti-allergiques et comptes polliniques : un double indicateur de la prévalence des pollinoses
- Research Article
- 10.25518/2593-9483.181
- Jan 1, 2021
- The Journal of Cross-Regional Dialogues - La Revue de dialogues inter-régionaux
Depuis plusieurs années, la région des Balkans occidentaux connaît une augmentation de la présence des puissances émergentes et régionales. Il s’agit notamment de la Chine, de la Russie, de la Turquie et de l’Arabie Saoudite qui veulent y accroître leurs influences politiques, économiques, culturelles, etc. La rivalité entre la Turquie et l’Arabie Saoudite dans les Balkans occidentaux se manifeste en particulier par les activités des réseaux religieux qui contribuent à l’augmentation de l’influence de ces deux pays qui mettent en œuvre la stratégie de soft power. Après le sommet de Thessalonique de 2003 et l’instauration d’une stabilité relative, les pays des Balkans occidentaux ont progressivement commencé des réformes pour adhérer à l’Union européenne (UE) ; et comme la région se situe dans son voisinage immédiat, il s’agit pour elle d’une question stratégique majeure, tant sur le plan de sa sécurité que sur celui de sa stabilité. Dans un contexte marqué par l’interdépendance sécuritaire, l’UE a entrepris plusieurs actions politiques afin de jouer le rôle d’acteur dans la reconstruction et la stabilisation de cette région. Les États des Balkans occidentaux doivent encore progresser afin de remplir les conditions d’adhésion prévues par les critères de Copenhague (politique, économique et acquis communautaire). Dans cette perspective, la lutte d’influence entre la Turquie et l’Arabie Saoudite dans les Balkans occidentaux peut avoir des conséquences négatives sur le processus d’élargissement de l’UE aux pays de cette région en raison du développement des courants religieux radicaux notamment le wahhabisme qui s’oppose aux valeurs politiques et culturelles de l’UE.