De la connexion terre-mer à la connexion air-mer

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Avec l’explosion du transport de voyageurs à partir du milieu du XIXe siècle, les ports de commerce ont été contraints de s’adapter à cette nouvelle donne en assurant l’interconnexion entre terre et mer. L’apparition de l’aviation commerciale après la Première Guerre mondiale a entraîné le monde portuaire à intégrer dans ses réflexions ce nouveau mode assurant le transport du courrier et des premiers passagers de l’espace aérien. Les ports de commerce français constituent un parfait exemple de cet intérêt suscité par l’avion et les nouvelles possibilités d’échanges modaux avec le transport maritime. Cet engouement se situe dans un contexte où les ports de commerce apparaissent comme des territoires innovants en matière d’intermodalité des voyageurs : lancement du train-ferry entre Douvres et Dunkerque, expérimentation des premiers « containers » à bagages dans la traversée transmanche et surtout réalisation de gares maritimes, qui représentent une sorte d’optimum fonctionnel et ne sont pas sans préfigurer les futures aérogares. Le dépouillement des revues techniques et l’analyse des archives peu connues et peu exploitées de l’Union des Ports de France montre que les projets de transport combiné avec l’aviation et l’hydraviation se sont multipliées au cours de l’entre-deux-guerres. Les chambres de commerce des ports maritimes ont été des acteurs de premier plan dans la réalisation des nouveaux aménagements aéroportuaires.

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  • Single Book
  • 10.14201/0vi0468
Les perspectives de l’argumentation en didactique du français langue étrangère en Espagne : vers un modèle pour l’acquisition d’un savoir-faire argumentatif à l’écrit
  • Dec 1, 2024
  • Géraldine Durand

L’écrit et l’argumentation occupent une place de choix dans la communication en français, dans l’enseignement et dans l’évaluation du Français Langue Maternelle et du Français Langue Étrangère (FLE). Les enseignants et les apprenants de FLE sont donc voués à les côtoyer malgré les difficultés qu’ils rencontrent. L’objectif de cette thèse qui comprend trois parties est alors de proposer un modèle d’application didactique visant à développer un savoir-faire argumentatif à l’écrit pour de grands adolescents ou de jeunes adultes hispanophones, scolarisés en Espagne en tant qu’apprenants de FLE. Dans la première partie, un parcours chronologique au sein des théories de l’argumentation permet de percevoir plusieurs approches de l’argumentation. Les différentes théories montrent que les perspectives logique, dialectique ou rhétorique de l’argumentation sont plus ou moins privilégiée selon les époques et selon l’approche de l’argumentation adoptée. Au XXe siècle, se fraient le chemin de la tradition francophone où prédomine la perspective rhétorique et celui de la tradition anglophone. En définitive, les deux traditions offrent différentes approches où sont présentes les manifestations prototypiques de l’argumentation nécessaires pour définir une approche didactique de l’argumentation pour le FLE, jusqu’alors pas disponible. Cette dernière approche est proposée dans la thèse en se situant dans le cadre de l’enseignement général du FLE. Dans la deuxième partie, le contexte d’enseignement et d’évaluation est ausculté pour vérifier si le bagage des apprenants en langue première ne représente pas une source de difficultés face aux attentes existantes en langue seconde. L’objectif est de percevoir si les attentes et les exigences sont les mêmes et si la même conception de l’argumentation est partagée dans l’enseignement et l’évaluation du français et de l’espagnol, langue première et langue seconde. Les études menées révèlent que la manière d’appréhender le discours en langue seconde subit l’influence de la façon de l’envisager en langue première, soulignant ainsi l’impact de la culture éducative transmise à l’École dans la formation de l’identité discursive. Le modèle de dispositif didactique proposé dans la troisième partie vise à développer un savoirfaire argumentatif à l’écrit. Adapté au public ciblé, ce modèle met l’accent sur les mécanismes rédactionnels à automatiser pour la rédaction d’un texte à dominante argumentative. Le plan d’intervention présenté incite à suivre les trois phases du processus d’écriture (la planification, la mise en texte et le retour sur le texte) tout en respectant les conventions d’écriture appliquées en français et en aidant à surmonter les difficultés liées aux limitations linguistiques et à la culture discursive du scripteur. Privilégiant l’approche rédactionnelle, ce plan d’intervention incite également à fixer comme priorité le développement de la compétence sociolinguistique et de la capacité d’adaptation de l’apprenant. La proposition de placer au centre du dispositif didactique le développement de la compétence pragmatique est une invitation à respecter l’originalité discursive et rhétorique du français.

  • Research Article
  • 10.14428/regardseco2007.01.02
Numéro 49 - janvier 2007
  • Oct 12, 2018
  • Regards économiques
  • Bart Cockx + 2 more

La mise en place du nouveau plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs en juillet 2004 fut l’objet de controverse. Ce plan a été abondamment débattu lors de son introduction par le ministre Vandenbroucke. Les syndicats considèrent qu’il introduit une "chasse aux chômeurs" dans un contexte où les emplois vacants sont trop peu nombreux. L'opposition au programme a surtout été vigoureuse en Wallonie et à Bruxelles, des régions où le taux de chômage est le double de celui de la Flandre. A l'opposé, les organisations patronales considèrent que ce plan est un ingrédient essentiel de toute politique de réduction du chômage. Ils observent que leurs postes vacants ne sont pas pourvus en dépit de taux de chômage importants. Ils affirment dès lors que certains chômeurs ne désirent pas occuper un emploi et que donc une forme de contrainte est nécessaire. Nous avons voulu examiner cette problématique de manière objective afin que le débat puisse s'appuyer sur un argumentaire solide.
 Dans ce numéro de Regards économiques, nous présentons les résultats d’une recherche que nous avons menée afin d’évaluer l’impact du nouveau plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs, dans sa phase de lancement, sur l’insertion en emploi de chômeurs indemnisés âgés de 25 à 29 ans.
 Quels sont les ingrédients principaux du plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs ?
 Le plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs a introduit des changements simultanés majeurs dans le cadre du système d’assurance-chômage et de l’accompagnement des chômeurs en Belgique. Ils sont de trois types :
 
 Avant la réforme de 2004, l'article 80 de la réglementation de l'assurance-chômage imposait, sous certaines conditions, une fin de droit à l’indemnité aux chômeurs cohabitants de longue durée. Le gouvernement fédéral a choisi de remplacer cet article par un nouveau système plus équitable qui puisse en même temps assurer la viabilité d’un système d’assurance-chômage à durée illimitée. L’ONEM est autorisé non seulement à contrôler la disponibilité des chômeurs indemnisés à l’égard du marché du travail, mais aussi à contrôler lui-même l’intensité de l’effort de recherche d’emploi. Il s’agit de la procédure d’Activation du Comportement de Recherche d’emploi (ACR) qui consiste en des entretiens individuels périodiques durant lesquels un facilitateur évalue les activités de recherche d’emploi des chômeurs indemnisés. Un élément essentiel de cette procédure est l’envoi d’une lettre d’avertissement environ 8 mois avant le 1er entretien en vue d’informer le chômeur indemnisé de ses obligations et de la procédure d’ACR.
 Le contrôle de la disponibilité des chômeurs indemnisés à l’égard du marché du travail a été accentué à travers un échange de données (relatives aux refus d’emploi, de participation à des politiques régionales, etc.) beaucoup plus systématique entre les services publics de l’emploi (VDAB, FOREM, ORBEM) et l’ONEM.
 Les services publics de l’emploi ont renforcé l’accompagnement de tous les chômeurs (de courte et de longue durée) par une série de politiques actives : entretiens individuels de diagnostic, parcours d’insertion, aides à la recherche d’emploi, formations, etc.
 
 Quel est l’objet de notre étude ?
 Puisqu’un certain recul est indispensable à l’évaluation, nous avons évalué les effets du plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs dans sa phase de lancement et, dès lors, pour le public qui le premier est entré la procédure d’activation du comportement de recherche d’emploi : les Chômeurs Complets Indemnisés inscrits obligatoirement comme Demandeurs d’Emploi (CCI-DE), qui sont âgés de 25 à 29 ans et qui ont reçu la lettre d’avertissement de l’ONEM entre juillet et octobre 2004 car ils viennent d’atteindre leur 13ème mois de chômage (qui est la durée seuil de chômage à laquelle l’ONEM avertit les chômeurs indemnisés de la procédure d’ACR).
 Nous avons évalué les effets du plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs sur la reprise d’emploi de ces chômeurs. Pour cela, nous comparons le taux de sortie du chômage vers l’emploi
 
 de CCI-DE âgés entre 25 et 29 ans (notre «groupe cible» décrit ci-dessus) et
 de chômeurs semblables mais qui n’ont pas été avertis en raison d’un âge légèrement supérieur à 30 ans (notre «groupe de contrôle»).
 
 La méthode d’évaluation que nous exploitons dans cette étude ne permet pas d’évaluer les effets du plan au-delà de 10 mois après l’avertissement. En effet, les chômeurs d’un âge légèrement supérieur à 30 ans sont concernés par la procédure d’ACR dès le 1er juillet 2005 et sont donc susceptibles de recevoir eux aussi un avertissement de l’ONEM à partir de cette date.
 Hormis en fin de période d’analyse, les jeunes de moins de 30 ans n’ont pas encore participé au premier entretien à l’ONEM. La lettre d’avertissement est donc la seule composante de la procédure d’ACR dont nous pouvons évaluer les effets. Seul le FOREM a choisi d’offrir un accompagnement spécifique aux chômeurs avertis par l’ONEM. Pour la Région wallonne, nous évaluons alors l’effet combiné de la lettre d’avertissement et d’actions d’accompagnement. Le fait qu’on ne puisse pas évaluer l’effet de mesures d’accompagnement à l’ORBEM ou au VDAB ne signifie pas que ces deux services de l’emploi n’offrent aucun accompagnement pour les jeunes chômeurs. Cette impossibilité découle simplement du fait qu’une offre d’accompagnement spécifique n’a pas été mise en place pour les chômeurs de moins de 30 ans avertis par l’ONEM.
 La littérature internationale montre que l’envoi d’une lettre d’avertissement fait partie intégrante des politiques d’accompagnement et de suivi des chômeurs, et que des changements, parfois importants, de comportement en matière de recherche d’emploi peuvent découler de l’annonce d’un programme obligatoire du type de l’ACR belge. Ce programme pourrait donc accélérer l’insertion en emploi dès le moment où le chômeur est averti de la nouvelle procédure de suivi. Le faible nombre de chômeurs ayant participé à un entretien durant notre période d’analyse ne signifie donc pas que notre évaluation porte sur une partie secondaire du nouveau dispositif instauré en Belgique.
 Quels sont les résultats principaux qui se dégagent de notre étude ?
 1.En Flandre et en Wallonie, le plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs a un effet positif clair sur la sortie du chômage vers l’emploi pour certains groupes seulement. Il s’agit:
 
 des chômeurs très éduqués. Ainsi un CCI-DE de moins de 30 ans qui est diplômé de l’enseignement supérieur et qui réside en Wallonie (resp. Flandre) avait-il 40 % (resp. 43 %) de chances d’avoir trouvé un emploi cinq mois après l’avertissement de l’ONEM; en l’absence du plan cette probabilité n’aurait été que de 29 % (resp. 32 %). L’augmentation relative de la probabilité d’emploi est donc substantielle : au bout de cinq mois, le plan d’accompagnement et de suivi a permis de relever la probabilité d’emploi de 38 % (resp. 35 %).
 
 et en Wallonie seulement,
 
 des chômeurs qui ont connu une expérience récente d’emploi
 des chômeurs qui résident dans une sous-région où le chômage est plus faible
 des femmes
 
 Pour les autres groupes de chômeurs (peu diplômés, n’ayant pas connu d’expérience de travail récente, résidant dans des sous-régions où le chômage est élevé, hommes), les effets du PAS sont faibles et souvent proches de zéro.
 2. Par le supplément de démarches de recherche d’emploi, le risque de sanction, etc. associés à l’ARC, les entretiens d’évaluation annoncés dans la lettre d’avertissement sont donc perçus comme contraignants par le chômeur indemnisé et l’incitent à intensifier sa recherche d’emploi ou à modifier son attitude face aux offres d’emploi avant la survenance du 1er entretien. Toutefois, l’accentuation de l’effort de recherche induite par la lettre ne s’avère clairement efficace que pour certains groupes, en particulier ceux dont le profil est plus favorable à l’embauche.
 3. En Wallonie, l’effet mesuré combine celui de la lettre et d’actions spécifiques d’accompagnement du FOREM. Alors qu’il est généralement plus difficile de trouver un emploi en Région wallonne, la similitude de l’effet du plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs en Wallonie et en Flandre s’explique sans doute par ce soutien spécifique du FOREM.
 4. Le PAS a notamment pour effet de stimuler la sortie du chômage vers des emplois à temps partiel faiblement rémunérés en Flandre, où il n’y a pas eu d’accompagnement individualisé spécifique à la réception de l’avertissement. Un tel phénomène n’est pas observé pour les chômeurs wallons qui ont bénéficié d’un tel accompagnement. La menace de contrôle et de sanctions, sans accompagnement spécifique du service public de l’emploi, pourrait ainsi inciter des chômeurs à abaisser leurs exigences à l’embauche.
 5. Contrairement aux deux autres Régions, le PAS n’a pas pour effet de stimuler la reprise d’emploi des jeunes chômeurs indemnisés résidant à Bruxelles.
 Quelles sont nos recommandations d’actions à prendre pour rendre plus efficace le suivi et l’accompagnement des chômeurs en Belgique ?
 Soulignons d’abord que, pour nous, un contrôle du comportement des chômeurs indemnisés n’est pas une mesure à préconiser pour elle-même mais pour rendre le système d’assurance-chômage plus juste et efficace (cf. ci-dessous). Par ailleurs, un système de contrôle ne peut favoriser l’insertion en emploi que s’il s’accompagne d’autres actions régionales (aides à la recherche d’emploi, formations, etc.) ou fédérales (stimulation de l’offre d’emplois via des réductions ciblées du coût de travail, etc.).
 1. Un système de contrôle du comportement des chômeurs indemnisés permet de rendre le système d’assurance-chômage plus juste et efficace
 La durée d’indemnisation dépend de nombreux facteurs sur lesquels un chômeur particulier n’a guère d’emprise. Mais, cette durée dépend aussi de ses choix en matière d’effort de recherche d’emploi et d’acceptation d’offres d’emploi. En effectuant ces choix, le chômeur n’a pas de raison de prendre en compte le coût des indemnités pour la collectivité. Aussi son effort de recherche est-il spontanément inférieur au niveau désirable du point de vue collectif. De même, ses exigences face aux offres sont-elles spontanément trop élevées. Il est donc souhaitable d’exercer un contrôle du comportement des chômeurs. En agissant de la sorte, on incite les chômeurs, qui sont capables de trouver un emploi par leurs propres moyens, à quitter le chômage plus rapidement. Ainsi, on libère des ressources financières pour renforcer la protection sociale de ceux qui n’ont pas cette capacité. Autrement dit, le contrôle des chômeurs ne trouve son sens qu’au service d’une meilleure protection sociale du chômeur. Nous énonçons ci-dessous des conditions nécessaires pour qu’il en soit ainsi.
 2. Le contrôle doit porter sur des actions vérifiables, comme les refus d’emploi convenable
 Selon nous, il faut supprimer la vérification de preuves écrites de démarches de recherche d’emploi dans la procédure d’ACR de l’ONEM. L’évaluation de dispositifs similaires dans d’autres pays nous enseigne que des entretiens brefs et axés de facto sur le contrôle administratif d’indicateurs de démarches vérifiables de recherche d’emploi se révèlent généralement peu efficaces à réinsérer les chômeurs dans l’emploi. Ces indicateurs (candidatures écrites à des offres d’emplois, etc.) n’informent en effet qu’incomplètement de l’activité de recherche. Le risque d’erreur de jugement par le facilitateur est en outre notable. L’incitation à collationner des preuves de démarches formelles peut enfin détourner les demandeurs d’emploi de canaux de recherche informels (recours à des relations, etc.), le cas échéant plus efficaces en termes de remise à l’emploi. Le contrôle effectué par les facilitateurs de l’ONEM devrait donc plutôt se concentrer sur des actions vérifiables, comme le refus d’une offre d’emploi convenable.
 3. Pour que le contrôle du refus d’offres d’emploi convenable soit un instrument efficace d’activation du comportement de recherche, plusieurs conditions doivent être remplies :
 
 
 
 une définition précise de la notion d’emploi convenable, c’est-à-dire l’emploi que le chômeur ne peut pas refuser. Le sens de la notion d’emploi convenable est explicité dans la législation du chômage. Il n’est pas possible de la codifier en prenant en compte tous les cas de figure possibles. Il n’empêche qu’une définition aussi précise que possible s’impose sous peine d’arbitraire et/ou de procédures juridiques longues et coûteuses;
 une transmission régulière et individualisée d’offres d’emploi par les services publics de l’emploi régionaux (dès l’inscription comme demandeur d’emploi);
 une transmission efficace des données relatives aux comportements d’acceptation et de refus d’emploi par les services publics de l’emploi régionaux à destination de l’ONEM;
 informer le chômeur, dès le début de sa période d’indemnisation, des règles. Comme le montre cette étude, un avertissement peut en effet avoir un impact positif sur les sorties du chômage vers l’emploi si le système de contrôle est crédible.
 
 
 
 4. Un système de contrôle ne peut se concevoir qu’après une certaine durée d’indemnisation et que pour les chômeurs jugés autonomes dans leur recherche d’emploi
 Le contrôle du refus d’offres d’emploi convenable ne devrait intervenir qu’après un entretien individuel d’orientation avec un conseiller du service public de l’emploi régional. Il faut toutefois éviter d’intervenir trop tôt dans l’épisode de chômage – avant 6 mois de chômage - car on risque alors de gaspiller des ressources collectives en ne laissant pas le temps à ceux qui le peuvent de sortir seuls du chômage. Selon le profil et les besoins du chômeur, l’entretien individuel pourrait déboucher soit sur une recommandation de recherche d’emploi autonome, soit sur la participation à programme d’accompagnement spécifique. La procédure de contrôle ne s’appliquerait qu’aux chômeurs indemnisés jugés autonomes dans leur recherche d’emploi. Les autres deviendraient concernés par la procédure de contrôle au terme de leur programme d’accompagnement.

  • Research Article
  • Cite Count Icon 1
  • 10.35759/jabs.197.3
Effets de modèle de fertilisation bio sur la croissance de deux cultivars de Moringa oleifera Lam.
  • Jun 30, 2024
  • Journal of Applied Biosciences
  • M Massaoudou + 3 more

Objectifs : La culture de Moringa oleifera au Niger constitue une activité d’appoint à l’agriculture pluviale caractérisée par une baisse des rendements due à la dégradation du sol. L’étude a été conduite dans la Commune de Kanembakaché avec l’objectif d’évaluer les effets des modèles de bio-fertilisation sur la performance agronomique et foliaire de deux variétés de M. oleifera. Méthodologie et résultats : Le dispositif expérimental était composé de deux blocs randomisés avec deux (2) répétitions et six (6) traitements installés sur un site de production maraicher. Les graines de M. oleifera semées comprenaient la variété Periyakulam 1 (PKM-I) et la variété locale et les six différents traitements étaient T01 : M. oleifera locale, T02 : M. oleifera PKM1, T1 : M. oleifera locale fertilisée avec le phosphate naturel de Tahoua (PNT), T2 : M. oleifera locale fertilisée avec le phosphate naturel de Tahoua (PNT) + compost, T3 : M. oleifera PKM1 fertilisée avec le phosphate naturel de Tahoua (PNT) et T4 : M. oleifera PKM1 fertilisée avec le phosphate naturel de Tahoua (PNT) + compost. Les paramètres suivis étaient le taux de germination, La durée d’émergence des plantules, le nombre, la longueur et la largeur des feuilles, la biomasse foliaire, la hauteur des plants et le nombre des feuilles. Les résultats montrent que le traitement combinant ‘Compost + Phosphate Naturel de Tahoua (PNT)’ a été le plus performant dans la stimulation de la germination des graines (100%) et significativement meilleur dans la production des feuilles et sur la performance agronomique des paramètres biométriques des feuilles indépendamment du cultivar. Le cultivar local est aussi performant que le PKM1. Conclusion et application des résultats : Ces résultats montrent que la production de l’espèce de M. oleifera pourrait être améliorée avec des engrais bio à moindre coût et disponible en milieu rural et ainsi contribué à la lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales avec le cultivar local. Mots clés : Moringa oleifera, cultivars, bio fertilisation, croissance, Niger . 20826 Massaoudou et al., J. Appl. Biosci. Vol: 197, 2024 Effets de modèle de fertilisation bio sur la croissance de deux cultivars de Moringa oleifera Lam. Effects of organic fertilization model on the growth of two Moringa oleifera Lam. Cultivars ABSTRACT Objectives: Moringa oleifera cultivation in Niger constitutes a complementary activity to rainfed agriculture, which is characterized by yields decline due soil degradation. The study was conducted in the district of Kanembakaché with the aim of evaluating the effects of bio fertilization models on the agronomic performance and leaf production of two varieties of M. oleifera. Methodology and results: Experimental design was composed of two randomized blocks with two (2) repetitions and six (6) treatments installed on a field production site. The M. oleifera seeds sown included the Periyakulam 1 (PKM-I) variety and the local variety. the six different treatments were T01 : M. oleifera local, T02: M. oleifera PKM1, T1: M. oleifera local fertilized with the natural phosphate from Tahoua (PNT), T2: local M. oleifera fertilized with natural phosphate from Tahoua (PNT) + compost, T3: M. oleifera PKM1 fertilized with natural phosphate from Tahoua (PNT) and T4: M. oleifera PKM1 fertilized with Tahoua natural phosphate (PNT) + compost. The parameters monitored were the germination rate, the seedlings emergence duration, the number, length and width of the leaves, the leaf biomass, the plants height and the leaves number. Results show that the treatment combining 'Compost + Natural Phosphate from Tahoua (PNT)' was the most efficient in stimulating seed germination (100%) and significantly better in leaf production and on the agronomic performance of the parameters. leaf biometrics regardless of cultivar. The local cultivar performs as well as PKM1. Conclusion and application of findings: These results show that M. oleifera production could be improved with organic fertilizers at lower cost and available in rural areas thus contributed to the fight against food and nutritional insecurity of rural populations with the local cultivar. Keywords: Moringa oleifera, cultivars, biofertilization, growth, Niger.

  • Single Book
  • 10.4000/13npn
Archéologie de la construction en Grand Est
  • Jan 1, 2021

Le colloque ArCoGE, qui s’est tenu les 26 et 27 septembre 2019, a permis de faire le point sur l’état et les conditions de la recherche en archéologie du bâti en région Grand Est. Une soixantaine d’acteurs et partenaires de l’archéologie (universités, SRA, collectivités territoriales, Inrap, architectes) s’étaient ainsi donné rendez-vous, à Nancy, à la Maison des Sciences de l’Homme de Lorraine.Les actes du colloque présentés ici regroupent les articles des différents auteurs selon trois thématiques. La première, « Enjeux, méthodes et techniques de l’archéologie de la construction », rappelle les cadres légaux et les dernières avancées méthodologiques dans la région. Cette thématique reste essentielle au renouvellement des questionnements formulés sur les bâtiments non seulement pour leur compréhension, mais également pour offrir de nouveaux arguments de réflexion aux professionnels de la restauration et de la conservation du patrimoine.En second lieu, « Les usages du bois » illustrent l’importance de ce matériau tant dans la construction médiévale que dans la compréhension d’édifices quelquefois très transformés. Si la recherche en ce domaine reste tournée vers les techniques d’assemblage et de mise en œuvre, les questions afférentes aux réseaux d’approvisionnement, aux provenances, aux transports sont maintenant posées. La part des données archéométriques est prépondérante dans cette évolution, mettant en évidence les données relatives aux essences, et les modalités de gestion des populations forestières.Le troisième thème s’intitule « La pierre et le chantier ». Impossible en effet d’ignorer le matériau pierre, qui est la plupart du temps le seul encore présent dans les édifices. Il doit être redécouvert sans cesse, à la lumière des avancées méthodologiques, des évolutions historiographiques et des opportunités d’investigation. L’objectif est ici de montrer que les considérations inhérentes au chantier de construction lui-même commencent peu à peu à être prises en compte dans les opérations archéologiques.Ces contributions sont, espère-t-on, les témoins des passerelles qui commencent à se cimenter, en vue d’une meilleure synergie entre les différents acteurs de l’archéologie, lors des interventions de terrain comme dans la législation ou dans la définition de programmes-cadres de la recherche sur la construction.

  • Research Article
  • 10.55595/84k9tv72
L’esthétique de l’absurde dans La parenthèse de sang de Sony Labou Tansi
  • Mar 19, 2025
  • NTELA, Revue du Centre Universitaire de Recherche sur l'Afrique
  • Didace Kevin Kouloungou Boungou

Cet article entend examiner le rôle de l’esthétique de l’absurde dans La parenthèse de sang de Sony Labou Tansi. Il montre que l’écriture de l’absurde se déploie dans cette œuvre comme langage et pensée sur un monde pris dans les tourments de l’histoire. L’absurdité des situations, de l’homme, de la vie, les contradictions les plus surprenantes, qui dérèglent et empoisonnent la société africaine postindépendante, sont à la base de cette écriture. Cela va sans dire qu’une réalité africaine plus qu’incommode a inspiré la production de cette œuvre aux formes et contenus surréalistes et absurdes. Ce qui logiquement dans cet imaginaire dramatique de Sony Labou Tansicontribue à sa cohérence interne, tout en étant implicitement un appel par celui-ci à un monde normal.

  • Research Article
  • 10.14428/regardseco2005.06.02
Numéro 31 - juin 2005
  • Oct 12, 2018
  • Regards économiques
  • Jean Hindriks

Ce numéro de Regards économiques se penche sur la situation économique et sociale en Wallonie. Il en dresse un large portrait, en souligne les points positifs et négatifs, et ébauche quelques pistes de réflexion sur les mesures propices à donner à l’économie wallonne un nouvel élan. 
 Dans ce numéro, nous avons pris l’initiative de nous exprimer sur un sujet qui nous préoccupe : "le malaise économique wallon". Nous avons pour ce faire regroupé l’avis de spécialistes de la question dont la renommée est établie. Ces experts sont issus de différentes universités francophones. Nous leur avons demandé d’offrir aux citoyens un portrait nuancé mais sans concession de la situation wallonne. En "officialisant" la situation économique et sociale de la Wallonie, nous espérons obliger les acteurs sociaux et les partis politiques à "reconnaître" les points faibles de l’économie wallonne. Nous refusons cette stratégie qui consiste à dissimuler la situation réelle pour ne pas saper le moral des troupes. "Cachez ce sein que je ne saurais voir" disait déjà Tartuffe, avant d’ajouter quelques scènes plus loin : "le scandale du monde est ce qui fait l’offense et ce n’est pas pécher que pécher en silence". Ce "nominalisme" ‑ on veut bien de la chose mais à condition qu’on ne la nomme pas ‑ et ce double langage constituent l’une des manifestations les plus préoccupantes de la difficulté de nos politiciens à assumer la vérité et à sortir de la représentation complaisante qu’ils ont d’eux-mêmes. Fin mai 2005, le gouvernement wallon a enfin explicitement reconnu ce qu’il a appelé "le malaise économique wallon". L’étape suivante est de dresser un constat précis de la nature du malaise, de manière à pouvoir concevoir une stratégie de politique économique adaptée au problème. C’est dans cette perspective que se situe ce numéro de Regards économiques.
 Notre objectif est donc d’apprécier la situation économique et sociale en Wallonie sur base d’éléments objectifs, et de la comparer à la situation en Flandre et en Europe. Nous comprenons le risque qu’une comparaison avec la Flandre peut présenter. Cependant, sans vouloir alimenter les tensions communautaires, nous avons la conviction que cette comparaison entre les deux régions est vraiment utile étant donné que celles-ci partagent un environnement économique et un contexte institutionnel et culturel fort semblables. Cela s’inscrit aussi dans l’esprit de la "Méthode Ouverte de Coordination" de l’Union européenne, visant à créer une émulation entre régions au travers d’une concurrence par comparaison. Cette comparaison est surtout utile pour comprendre les sources éventuelles des dysfonctionnements et les pistes d’amélioration possibles.
 Ce numéro de Regards économiques comporte quatre contributions, sur les thèmes suivants :
 
 Bruxelles et: une lecture en termes de géographie économique (Jacques-François Thisse)
 PIB et PRB de la: des diagnostics contrastés (Michel Mignolet et Marie Eve Mulquin)
 Le portrait social de la Wallonie : responsabilités et gouvernance (Pierre Pestieau)
 Le marché du travail en: un tableau en clair-obscur (Béatrice Van Haeperen).
 
 Dans la suite de ce communiqué, nous résumons brièvement les éléments principaux de chaque contribution, en regroupant les points positifs et les points négatifs que chacune d’elles donne de la situation économique et sociale en Wallonie.
 1. Les points positifs
 
 Les dynamiques de croissance entre régions se rapprochent progressivement. L’écart inter-régional de croissance annuelle moyenne diminue entre la Flandre et la : celui-ci ne s’élevait plus qu’à 0,80 % de 1975 à 1995, pour se replier encore plus à 0,54 % de 1995 à 2003. Le différentiel se réduit davantage si on ne considère que les dernières années, où il se chiffre à 0,37 % de 1999 à 2003.
 Si l’on mesure la croissance régionale sur base du lieu de résidence et non du lieu de production (pour prendre en compte l’activité croissante des wallons à Bruxelles), depuis 1999, la part de la Wallonie dans la production totale belge s’est légèrement redressée.
 Une analyse par branche de la structure de production ne permet pas de conclure à un manque de dynamisme généralisé de l’industrie en Wallonie. Le retard de croissance en Wallonie est imputable à une sous-représentation des secteurs les plus dynamiques et une moindre performance des secteurs les plus importants.
 Le Brabant wallon est la province belge qui a connu la croissance la plus forte de 1995 à 2002, avec une évolution de la production sur la période de 8 % au-dessus de la moyenne de l’UE 15 et de presque 10 % au-dessus de la moyenne belge. Le Brabant wallon est aussi la seule province wallonne dont le revenu par habitant est supérieur à la moyenne de l’UE 15.
 L’emploi salarié en Wallonie a augmenté de 9 % entre 1992 et 2002. Les croissances les plus fortes sont dans le Brabant wallon (28 %), les provinces de Luxembourg (16 %) et de Namur (13 %), à comparer à une croissance moyenne de l’emploi salarié en Flandre de 13 %.
 Depuis 1997, le rythme de progression de l’emploi privé est comparable dans les deux régions. A partir de 2000, le nombre d’emplois des secteurs à haute et moyenne technologies et des services à haute technologie et à haut niveau de savoir progresse en Wallonie mais régresse en Flandre.
 La proportion de personnes très qualifiées dans la population wallonne augmente et la proportion de peu qualifiés diminue. Le profil de qualification par catégorie d’âge en Wallonie en 2003 est très proche de la moyenne belge.
 Les dépenses intra-muros des entreprises en R&D progressent plus rapidement en Wallonie. Entre 2001 et 2002, le taux de croissance était de 11,% en Wallonie contre 3,6 % en Flandre.
 
 2. Les points négatifs
 
 Un rapprochement des taux de croissance est insuffisant pour assurer un rattrapage des économies régionales. Etant donné son retard de développement, la Wallonie devrait enregistrer des taux de croissance supérieurs à la Flandre, ce qui est loin d’être le cas. La part de la Wallonie dans la production totale belge continue donc à diminuer, passant de plus de 30 % en 1995 à moins de 25 % en 2003.
 La productivité marginale du capital est plus faible en Wallonie qu’en Flandre, ce qui donne lieu à un taux d’investissement moindre en Wallonie. Sur la période 1995-2001, le rendement brut du capital est de 14,% en Wallonie contre 17,5 % en Flandre. Cela pose problème pour l’attractivité relative de la Wallonie pour l’investissement.
 Le revenu moyen par habitant en Wallonie est 25 % inférieur à celui de la Flandre en 2002 (équivalent à la moyenne de l’UE 15).
 Les disparités entre provinces wallonnes s’accentuent. Sur la période 1995-2002, le Brabant wallon enregistre une augmentation de 8 % de sa production par rapport à la moyenne de l’UE15 alors que les provinces de Liège, du Hainaut et du Luxembourg enregistrent chacune une baisse supérieure à 6 %.
 En 2003, le taux d’emploi en Wallonie de 55,4 % reste significativement inférieur à celui de la Flandre (62,9 %) et celui de l’UE15 (64,2 %). La Wallonie est donc encore loin de l’objectif de taux d’emploi de 70 %. La structure de l’emploi est aussi fort différente entre régions avec en 2002, 2/3 des emplois dans le secteur privé en Wallonie pour 3/4 des emplois dans le secteur privé en Flandre.
 Le taux de chômage est resté stable autour de% en Wallonie entre 1995 et 2002 du fait d’une augmentation de la population active égale à l’augmentation de l’emploi. En 2002, le taux de chômage en Flandre est passé en dessous de 5 %.
 Le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) en Wallonie est le plus élevé d’Europe avec un taux de 26,5 % en 2002 contre 11,6 % en Flandre. Plus alarmant encore, plus de 40 % des chômeurs en Wallonie sont des chômeurs de longue durée (>2 ans) contre moins de 20 % en Flandre.
 Le pourcentage de la population de 18-24 ans sans diplôme de l’enseignement secondaire et qui ne suit ni enseignement, ni formation est de% en Wallonie contre 11,7 % en Flandre. En outre, selon la dernière enquête PISA, l’enseignement secondaire en Communauté française figure en 31e position sur 41 pays contre une 3e position pour la Flandre pour un budget équivalent sinon moindre. 
 
 3. Que faire ?
 Face à ce constat que pouvons-nous faire ? Quelques pistes de réflexion sont présentées dans ce numéro de Regards économiques. Parmi celles-ci, nous relevons la nécessité de cesser la politique de saupoudrage et de concentrer les efforts autour d’une grande métropole urbaine comme Bruxelles en reconnaissant que les échanges se développent de plus en plus entre régions urbaines. La Wallonie se doit de travailler en partenariat stratégique avec Bruxelles dans une perspective économique moderne. La zone d’influence de Bruxelles doit dépasser le Brabant wallon. Il faut aussi chercher à améliorer l’efficacité dans l’utilisation des fonds publics en évitant les doublons et en recourant systématiquement à des études d’efficacité rigoureuses et impartiales. Par exemple, on pourrait explorer ce que coûte l’existence des provinces, des multiples réseaux d’enseignement et des cabinets ministériels. On peut aussi s’interroger sur le grand nombre d’intercommunales et le manque de transparence de leur gestion. Il faut aussi s’attaquer de toute urgence au scandale du chômage des jeunes par une politique de remédiation volontariste. On doit investir massivement dans le système éducatif pour élever le niveau de qualification des jeunes et faciliter la transition enseignement et emploi. Il faut élargir la mission du FOREM au-delà de la diffusion des offres d’emploi pour lui confier la fonction critique de placement et d’accompagnement des demandeurs d’emploi. Il faut aussi mettre en place des outils d’évaluation des politiques de l’emploi. C’est inadmissible que depuis l’année 2004, la Wallonie est incapable de publier des statistiques sur les offres d’emploi satisfaites et insatisfaites (alors que Bruxelles et la Flandre continuent à publier ces chiffres).
 Nous poursuivrons notre analyse de la situation wallonne dans un prochain numéro de Regards économiques. Nous attendons aussi des hommes politiques qu’ils reconnaissent cette situation et le traduisent dans leurs actes en poursuivant une politique économique adaptée, cohérente et stable. Il n’y a pas de fatalité. Nous en voulons pour preuve l’expérience danoise qui en 10 ans a réduit son chômage de moitié par un système novateur de "flexicurité" (en partenariat avec les syndicats). Son marché du travail s’est fluidifié avec plus d’un danois sur trois changeant de travail au cours d’une année et un effort substantiel du gouvernement sur la formation, l’orientation et l’accompagnement des chômeurs. Un sondage récent montre que les travailleurs danois ne sont pas plus mécontents avec ce système que les travailleurs belges. L’Angleterre, avec un taux de syndicalisme plus élevé que chez nous, a aussi réussi par son "New Deal" à réduire de moitié le chômage des jeunes. Ces deux pays connaissent aujourd’hui un taux de chômage de 5 %, bien inférieur à la moyenne européenne. Comprendre pourquoi pourrait être fortement utile à la Wallonie.

  • Book Chapter
  • 10.17184/eac.8903
Jardiner (ou apprendre à jardiner) et s’approprier des gestes durables
  • Dec 18, 2024
  • Amel Bouterraa

Si les premiers jardins partagés étaient le « fruit d’une collaboration entre riverains, associatifs et élus locaux » (Demailly, 2014), ces « petites réserves de biodiversité » (Den Hartigh, 2013) sont aujourd’hui des espaces ancrés dans la ville, voire institutionnalisés. Comme dans tout projet, les jardins partagés sont définis par des objectifs inscrits dans la communication. L’activité s’accompagne d’un discours qui revendique les bienfaits environnementaux, urbains et sociaux de ces jardins collectifs. Considérés comme des espaces de nature en ville, ces terrains redonneraient une fonction à « délaissés urbains » et contribueraient au vivre ensemble dans une société marquée par la crise du lien social. Objets de travaux visant notamment à vérifier ces bienfaits, les jardins partagés franciliens se caractérisent entre autres par la ressemblance et de repli des membres : « Les jardins apparaissent comme des espaces d’entre-soi, ces liens relient des acteurs ressemblant mais ne sont pas dénués de fonction sociale. » (Mestdagh, 2018, p.209). Or ces collectifs associatifs ne sont pas seulement des regroupements homogènes et d’entre-soi, ils représentent aussi des terrains conviviaux sur lesquels les participants développent des relations sociales et des pratiques responsables. A partir d’une enquête réalisée auprès des jardins partagés du nord-est parisien, le présent article tendra à montrer qu’ils sont dotés de fonctions sociales. Une première fonction récréative qui montre que les associations organisent des événements publics. Une fonction urbaine qui se caractérise par la réappropriation de l’espace public. Une fonction relative au travail de la terre car les participants manifestent une appétence pour le jardinage. Enfin, une fonction proche de l’écocitoyenneté découlant de l’apprentissage du jardinage et des gestes durables qui y sont liés. En effet, les membres de ces collectifs apprennent à jardiner collectivement ; ils échangent des savoir-faire et partagent des connaissances sur fond de culture biologique. Ils ne jardinent pas pour produire en quantité mais pour le geste. Cette pratique qui porte les caractères du loisir ne s’improvise pas et nécessite des connaissances de départ. Elle génère des apprentissages qui s’inscrivent dans la vie quotidienne et se caractérisent par leur utilité : « dont on se sert dans la vie de tous les jours. » (Schugurensky, 2007). A travers cette enquête qui révèle que les participants apprennent à jardiner et à mettre en œuvre des gestes durables, il s’agira d’envisager ces jardins collectifs comme l’illustration d’une initiative concrète d’expérimentation de la transition écologique par les habitants.

  • Research Article
  • 10.17345/rile22.3904
La voyelle nasale [ɔ̃] en FLE
  • Jul 19, 2024
  • Revista Internacional de Lenguas Extranjeras / International Journal of Foreign Languages
  • Gabriel Díez Abadie

Cette étude explore les défis auxquels sont confrontés les apprenants hispanophones du français langue étrangère (FLE) dans la perception de la voyelle nasale [ɔ̃] et propose des stratégies de remédiation. Pour évaluer cette compétence, une étude de cas via un test de catégorisation libre a été menée avec des élèves du secondaire, divisés en un groupe expérimental et un groupe de contrôle. Au début, la performance moyenne était de 46%, indiquant une perception limitée. Cette faible performance initiale met en exergue des difficultés dans la distinction de mots ne différant que par la nasalisation. C'est dans ce contexte qu'un entraînement phonétique spécifique a été administré. À la suite de cette intervention, une augmentation significative à 75% dans la performance moyenne a été notée. Les résultats montrent que la position de [ɔ̃] dans les mots influence la perception, avec une meilleure reconnaissance quand la voyelle se trouve en position finale. Les résultats révèlent également une divergence dans les performances entre les groupes expérimental et contrôle, le premier montrant une amélioration prononcée. La conclusion souligne l'impact positif de l'entraînement phonétique sur la perception de [ɔ̃]. Cependant, les variations dans les résultats suggèrent un besoin de recherche supplémentaire pour comprendre les mécanismes sous-jacents. L'étude préconise une révision des méthodes pédagogiques, intégrant un entraînement phonétique intensif pour une maîtrise améliorée des nuances phonétiques du français. Ces résultats éclairent la voie vers l'amélioration des stratégies pédagogiques et encouragent des recherches plus approfondies pour affiner les interventions éducatives pour les apprenants hispanophones du FLE.

  • Research Article
  • 10.55595/rb2z5664
Stratégies de sécurisation et modes d’accès au foncier urbain á Korhogo, au nord de la Côte d’Ivoire
  • Jun 1, 2022
  • NTELA, Revue du Centre Universitaire de Recherche sur l'Afrique
  • Yéboué Stéphane Koissy Koffi + 1 more

La question de l’accès au foncier urbain est aujourd’hui reconnue comme centrale dans la politique de développement de la ville de Korhogo. En raison des effets conjugués de la crise militaro-politique (19 septembre 2002) et de la crise post-électorale (2010-2011) qui a engendré l’absence de l’administration dans la zone CNO, la ville de Korhogo connait une extension spatiale rapide due aux lotissements illégaux initiés pendant cette période. Cette extension spatiale absorbe les espaces ruraux et agricoles périphériques. Face à cet étalement spatial démesuré, les propriétaires terriens utilisent des moyens pour sécuriser leur patrimoine. Cet article vise à analyser les stratégies développées par les propriétaires terriens et acquéreurs pour la sécurisation du foncier urbain. L’approche méthodologique adoptée s’appuie sur une synthèse bibliographique à partir des recherches antérieures et une enquête de terrain. Les résultats des investigations montrent que les acteurs sollicités pour l’acquisition des terrains urbains sont les propriétaires terriens, les géomètres, les revendeurs, la mairie et le notaire. Ainsi, l’on distingue trois grands modes d’accès au terrain dans la ville de Korhogo : l’achat, les héritiers et le don. Aussi, permettent-ils de montrer que le lotissement anticipé est le principal moyen que les propriétaires terriens se donnent pour sécuriser leurs parcelles et d’obtenir ainsi des documents administratifs permettant aux acquéreurs d’assurer leur droit de propriété sur leur espace même si cela n’empêche pas de nombreux litiges fonciers.

  • Research Article
  • 10.19044/esj.2025.v21n3p185
Enquête ethnomédicale sur Vernonia djalonensis A. Chev à Dalaba, Guinée
  • Jan 31, 2025
  • European Scientific Journal, ESJ
  • Aboubacar Kadiatou Camara + 8 more

Vernonia djalonensis A. Chev. est une plante endémique de Guinée, particulièrement menacée par l’urbanisation à Dalaba. Objectif : Cette étude visait à documenter ses usages ethno-médicaux et à sensibiliser sur la nécessité de sa conservation. Méthodologie : La collecte des données réalisée sur une période de huit (8) mois, a consisté à montrer la plante aux populations pour connaître les différents usages. Un échantillonnage raisonné a permis d’interroger 130 personnes (97 hommes et 33 femmes) dans la commune urbaine de Dalaba. L’utilisation d'entretiens directs et semi-structurés à l'aide d'une fiche validée par la Chaire de pharmacognosie a été realisée. Résultats : montrent que 98,53 % des répondants utilisent cette plante, principalement contre la toux symptomatique. La plante entière est utilisée, avec une préférence pour les feuilles. La décoction est la méthode de préparation la plus courante. Les analyses phytochimiques ont révélé la présence de tanins, flavonoïdes et saponosides dans les feuilles, tiges et racines. Conclusion : L'importance de cette recherche réside dans la documentation des usages ethno-médicaux de Vernonia djalonensis, une plante endémique menacée par l'urbanisation à Dalaba. En identifiant ses applications traditionnelles, notamment contre la toux symptomatique, et en mettant en évidence ses composés bioactifs. Cette étude ouvre la voie à l'exploitation de cette plante pour le développement de traitements naturels. De plus, elle souligne la nécessité urgente de préserver cette espèce, non seulement pour la biodiversité locale, mais aussi pour la conservation des savoirs médicinaux traditionnels. Vernonia djalonensis A. Chev. is an endemic plant in Guinea, particularly threatened by urbanization in Dalaba. Objective: This study aimed to document its ethnomedicinal uses and raise awareness about the need for its conservation. Methodology: Data collection, conducted over eight (8) months, involved showing the plant to the local population to understand its various uses. A purposive sampling method was used to interview 130 people (97 men and 33 women) in the urban commune of Dalaba. Direct and semi-structured interviews were conducted using a form validated by the Chair of Pharmacognosy. Results: The findings show that 98.53% of respondents use this plant, primarily for treating coughs. The whole plant is used, with a preference for the leaves. Decoction is the most common preparation method. Phytochemical analyses revealed the presence of tannins, flavonoids, and saponins in the leaves, stems, and roots. Conclusion: This research highlights the ethnomedicinal uses of Vernonia djalonensis, an endemic plant threatened by urbanization in Dalaba. By documenting its traditional applications, particularly for treating symptomatic coughs, and identifying its bioactive compounds, this study provides a basis for developing natural remedies. Furthermore, it underscores the urgent need to preserve this species, not only to protect local biodiversity but also to conserve traditional medicinal knowledge.

  • Research Article
  • Cite Count Icon 27
  • 10.1016/j.encep.2011.03.006
Affectivité et alexithymie : deux dimensions explicatives des relations entre symptômes dépressifs et anxieux
  • Oct 7, 2011
  • L'Encéphale
  • A Bonnet + 3 more

Affectivité et alexithymie : deux dimensions explicatives des relations entre symptômes dépressifs et anxieux

  • Research Article
  • 10.14428/regardseco2006.10.01
Numéro 44 - octobre 2006
  • Oct 12, 2018
  • Regards économiques
  • François Maniquet

Nonante-huit pays pratiquent des politiques actives dans le but d’augmenter le nombre de femmes élues dans les assemblées législatives. De ces pays, deux seulement ont adopté des lois imposant la parité au niveau des candidats (c’est-à-dire un nombre égal d’hommes et de femmes sur les listes à tout niveau de pouvoir), la France et la Belgique.
 En France, le pourcentage de femmes élues à l’Assemblée nationale n’a augmenté, suite à la loi sur la parité que de 10,7 % à 12,1 %, laissant la France dans le dernier tiers des pays où les femmes sont le moins bien représentées. Nous expliquons, dans ce numéro de Regards économiques, qu’il ne faut pas s’étonner de cet échec apparent de la parité en France. En effet, si la parité avait engendré une diminu­tion du nombre d’hommes élus, cela aurait signifié que ceux-là mêmes qui ont voté la loi avaient scié la branche sur laquelle ils étaient assis. Quel calcul ont-ils donc fait pour accepter de voter cette loi ?
 Le système électoral français pour les législatives est un système majoritaire à deux tours où un seul candidat est élu par district. Dans la très grande majorité des districts, le résultat des urnes n'est décisif qu'au deuxième tour, qui oppose généralement un candidat de gauche à un candidat de droite. La parité augmente donc la probabilité pour un élu sortant de se retrouver au deuxième tour de l'élection dans son district contre une femme. Or, si l’électorat français, préfère, en moyenne, voter pour des hommes, cela augmente la probabilité pour un élu sortant d'être réélu.
 Mais peut-on effectivement montrer que l’électorat français, préfère, en moyenne, voter pour des hommes ? Une étude statistique a mis en évidence un tel biais, qui équivaut à un accroissement de l’ordre de 22 % de chance de l’emporter au second tour si l’on se présente contre une femme plutôt que contre un homme. L’expérience française laisse donc à penser qu’une loi sur la parité a d’autant plus de chance d’être votée (par des élus sortants masculins) qu’elle n’aura que peu d’impact sur le nombre de femmes élues.
 La parité appliquée en Belgique au niveau fédéral en 2003 a eu pour effet chez nous d’augmenter le pourcentage de femmes élues au Parlement à 34,7 %, ce qui place la Belgique au 11ème rang des pays où les femmes sont les plus présentes en politique. En quoi l’expérience belge est-elle différente de l’expérience française ? Verrons-nous une même augmentation du pourcentage des femmes élues aux élections communales et provinciales ? Ce numéro de Regards économiques propose quelques élé­ments de réponse à ces questions, à la lumière de la nouvelle économie politique, étudiant les proces­sus politiques sous l’angle des comportements stratégiques des différents acteurs.
 En quoi l’expérience belge est-elle différente de l’expérience française ?
 La Belgique a échappé au paradoxe français. Pourtant, très peu de députés masculins (voire aucun d’entre eux) ont perdu leur siège en raison de la parité. Cela s’explique par deux raisons. D’abord, l’instauration du quota s’est fait graduellement, depuis 1994, pour atteindre 50 % par étapes. Ensuite, d’autres modifications de la loi électorale ont été introduites au courant de la même période, qui ont protégé le siège des élus sortants. Les deux éléments principaux sont l’introduction d’un seuil minimal de 5 % des votes à atteindre pour accéder à la représentation (ce qui limite le nombre de partis obtenant des sièges et donc augmente le nombre de sièges pour ces partis), et la diminution du rôle des votes en case de tête (ou, pour le dire autrement, l’augmentation du rôle des votes de préférence, ce qui augmente la garantie, pour les élus sor­tants, d’être réélus, indépendamment de la place qu’ils occupent sur la liste). En conclusion, l’augmentation du nombre de femmes élues au Parlement s’est faite non pas au détriment des élus sortants (masculins) mais au détriment de nouveaux candidats potentiels (masculins).
 Verrons-nous une augmentation du pourcentage des femmes élues aux élections communales et provinciales ?
 L’augmentation du pourcentage de femmes élues au Parlement belge semble donc avoir reflété une volonté de l’électorat, volonté qui devrait également s’exprimer lors des élections commu­nales et provinciales du 8 octobre. Par contre, on peut également déceler dans le système poli­tique belge d’autres forces qui devraient limiter l’augmentation du pourcentage des fem­mes. Les deux principales forces sont celles-ci. D’abord, la possibilité offerte à l’électeur d’exprimer un vote préférentiel pour un ou plusieurs candidats au sein de la liste qu’il soutient crée une concurrence entre candidats de la même liste, ce qui n’incite pas les candidats masculins à recruter les femmes qui ont la plus grande chance d’être élue. Ensuite, l’avantage des élus sor­tants, (un avantage en termes de voix obtenues, dû à la notoriété personnelle, que l’on observe dans toutes les démocraties), est particulièrement fort en Belgique où les carrières politiques sont longues et où la pratique des permanences sociales tend à fidéliser l’électorat local. Ces élus sor­tants étant en grande majorité des hommes, cette inertie dans les résultats électoraux joue en défaveur des candidates.
 En conclusion, le système électoral crée les conditions pour une plus grande représentation des fem­mes dans les assemblées élues, et ce sera effectivement le cas si l’on croit le souhait de l’électeur exprimé lors des dernières élections législatives. Mais cette augmentation laissera malgré tout le pour­centage de femmes élues encore loin de le barre des 50 %.

  • Research Article
  • 10.4000/14duo
Bernard Guenée, Charles VI et le Religieux de Saint-Denis
  • Jan 1, 2025
  • Médiévales
  • Olivier Mattéoni

Bernard Guenée, Charles VI et le Religieux de Saint-DenisLa Chronique du Religieux de Saint-Denis, écrite par Michel Pintoin, est un texte qui a beaucoup retenu l’attention de Bernard Guenée dans la dernière partie de sa vie d’historien. Il en a livré une étude précise dans différents articles et plusieurs livres, qui ont permis de mieux comprendre le règne de Charles VI. C’est un retour sur les travaux réalisés par le grand historien que le présent article, à la portée historiographique, entend proposer. Après avoir relu l’ouvrage sur l’assassinat du duc d’Orléans, paru en 1992, qui doit être compris comme une étude de la société politique du temps de Charles VI, l’article montre comment B. Guenée a analysé la façon d’écrire l’histoire de Michel Pintoin, caractérisée par l’insertion de sources – ordonnances, textes royaux – au sein du récit, témoignant de la proximité de l’auteur avec la chancellerie royale. Dans le même temps, le chroniqueur de Saint-Denis a su emprunter aux classiques latins les mots et les passages pour décrire certains faits, à l’image de la description du viol de la dame de Carrouges, empruntée au récit du viol de Lucrèce par Tite-Live. À la suite, l’article examine les deux livres de Bernard Guenée construits à partir du texte de Michel Pintoin, celui sur la folie du roi (2004) et celui sur l’opinion publique (2002). Leur lecture montre que, dans le contexte de désarroi suscité par cet événement extraordinaire qu’a été la folie de Charles VI, le moine de Saint-Denis a répondu à la faiblesse du pouvoir royal qui en découlait par une exaltation de la majesté et de l’autorité royale.

  • Research Article
  • 10.4314/rafea.v8i1.2
Incidence et perception des agriculteurs de la commune rurale de Djuma sur les dégâts et moyens de lutte contre la chenille légionnaire d’automne (<i>Spodoptera frugiperda</i> J.E. Smith)
  • May 16, 2025
  • Revue Africaine d’Environnement et d’Agriculture
  • Prince Mabweta Ntinu + 6 more

Description du sujet. La chenille légionnaire d’automne cause des dégâts énormes à la culture du maïs conduisant ainsi à la réduction sensible de rendement dans diverses zones de production en République Démocratique du Congo. Objectif. L’objectif de l’étude est de déterminer l’incidence et la perception des agriculteurs sur la détection et le mode de gestion de la chenille légionnaire d’automne dans la Commune rurale de Djuma dans la province du Kwilu en République Démocratique du Congo. Méthodes. Une enquête menée dans les champs des producteurs a permis de collecter les données qualitatives et quantitatives. Résultats. Les résultats de cette étude ont révélé une incidence des attaques des chenilles légionnaires plus élevée dans les périphéries de l’Université de Djuma et l’axe Djuma- Nkutu de plus de 60 %. Tous les agriculteurs enquêtés affirment avoir observé la présence de la chenille légionnaire d’automne depuis plus de deux à quatre années passées. La sévérité des attaques de la chenille légionnaire est de 6. Par ailleurs, 29 ± 48 % d’enquêtés ne font aucune action contre la chenille légionnaire. Aucun d’eux ne fait recours aux pesticides de synthèse et n’a été formé sur la gestion de la chenille légionnaire. Conclusion. Les résultats de ce travail montrent que la chenille légionnaire d’automne cause des dégâts énormes sur la culture de maïs dans la commune rurale de Djuma face à ces actions, les agriculteurs n’appliquent généralement aucune méthode de gestion de ce ravageur. Description of the subject. The fall armyworm causes enormous damage to maize crops, leading to a significant reduction in yields in various production areas in the Democratic Republic of Congo. Objective. The objective of the study is to determine the incidence and perception of farmers on the detection and management of the fall armyworm in the rural commune of Djuma in the province of Kwilu in the Democratic Republic of Congo. Methods. A survey conducted in the producers' fields allowed the collection of qualitative and quantitative data. Results. The results of this study revealed a higher incidence of armyworm attacks in the outskirts of the University of Djuma and the Djuma-Nkutu axis of more than 60%. All the farmers surveyed claimed to have observed the presence of the fall armyworm for more than two to four years. The severity of armyworm attacks is 6 (Presence of several lesions on several whorled and rolled leaves and/or presence of several large irregularly shaped holes from the whorled and rolled leaves) in the first sites. In addition, 29 ± 48% of respondents do not take any action against the armyworm. Others use wood ash and collection. None of them use synthetic pesticides and have not been trained on armyworm management. Conclusion. The results of this work show that the fall armyworm causes enormous damage to corn crops in the Rural Commune of Djuma. Faced with these actions, farmers generally do not apply any method of managing this pest.

  • Research Article
  • 10.4000/146vv
L’éducation en situation de crise au Mali : la résilience des enseignants de deux communes de Gao
  • Jan 1, 2025
  • Revue internationale d'éducation de Sèvres
  • Seydou Loua

Cet article sur l’éducation en temps de crise au Mali identifie les difficultés rencontrées par les acteurs de l’école durant la crise sécuritaire dans la région de Gao et les stratégies de résilience qu’ils ont pu mettre en œuvre pour la continuité des activités pédagogiques. L’entretien semi-directif a été utilisé comme principale technique d’enquête. Les résultats montrent que les acteurs de l’école de Bourem et d’Ansongo de l’académie d’enseignement (AE) de Gao, en pleine crise sécuritaire, ont fait face à des difficultés de diverses natures. Malgré les contraintes, ils ont pu développer des stratégies qui ont permis aux enfants, tant bien que mal, d’aller à l’école.

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