Approche combinant analyse de risques environnementaux, suivis écologiques et concertation afin de réduire des impacts d’éclusées sur une population de truite commune
Les modifications des régimes hydrologiques induisent des changements dans le fonctionnement des milieux aquatiques notamment en aval des aménagements hydroélectriques. Afin de réduire les impacts écologiques liés à ces modifications, des diagnostics environnementaux et des études de dimensionnement de mesures de réductions doivent être mis en œuvre. C’est dans ce cadre qu’une approche novatrice a été développée afin d’accompagner un arrêt pour travaux d’un aménagement hydroélectrique de septembre 2018 à mars 2020 soumettant un tronçon court-circuité de 14,8 km de la rivière Vicdessos (Pyrénées) à un régime d’éclusées. En appui à la procédure réglementaire encadrant les travaux, le gestionnaire de l’aménagement (EDF) a souhaité conduire une démarche de concertation et de co-construction avec les acteurs locaux de la gestion des milieux aquatiques. Une approche basée sur des analyses de sensibilité environnementale, de risques écomorphologiques et d’études hydrauliques a permis la mise en œuvre de mesures d’atténuation des impacts des éclusées sur le cycle biologique de truite commune (Salmo trutta L.) : un arrêt ciblé des éclusées durant 3 semaines en période de reproduction, une limitation du débit maximal des éclusées en période de vie sous gravier, la mise en œuvre de gradients adoucis lors hausses des débits, ainsi qu’une réduction de leur nombre, voire un arrêt des éclusées durant 36 jours en période d’émergence des alevins. Afin de fixer le calendrier des mesures d’atténuation, des suivis de l’activité de reproduction et du régime thermique ont été mis en œuvre. Les résultats des inventaires piscicoles réalisés sur 2 stations du tronçon court-circuité avant et pendant les travaux ont été interprétés en fonction de l’intensité des crues hivernales et printanières. Les mesures d’atténuation ont permis de conserver une forte activité de reproduction des truites (respectivement 51,5 et 37,5 nids/100 m pendant et avant les travaux) et 68 % du niveau optimal de densités d’alevins. Cette réussite environnementale est avant tout une réussite collective basée sur une dynamique de concertation, l’expertise des acteurs locaux, une analyse des enjeux et des risques environnementaux ainsi qu’un monitoring biologique.
- Research Article
- 10.4314/lcc.v9i1.4
- Jun 25, 2024
- Le Carrefour Congolais
En vue de booster son développement à partir de l’échelon local, la RD Congo a adopté la décentralisation comme mode de gestion de l’Etat depuis l’avènement de la constitution du 18 février 2006 telle que modifiée à ce jour. Cette décentralisation comme mode de gestion a accordé aux provinces et aux Entités Territoriales Décentralisées la personnalité juridique et leur a reconnu la libre administration et l’autonomie de gestion de leurs ressources économiques, humaines, financières et technique. Il leur a confié ainsi la responsabilité de prendre en charge les affaires qui les concernent, notamment la planification du développement. Désormais, les entités locales (ville, commune, secteur et/ou chefferie) devront être animées par les autorités élues des élections urbaine, municipale et locale. Mais malheureusement depuis que ce mode de gestion s’expérimente à pas de doute, les élections urbaines, municipales et locales n’ont jamais eu lieu. Cependant, les entités territoriales décentralisées sont gérées par les 94 EMMANUEL KIKANANA MAGUGANDUGA autorités non élues c’est-à-dire nommés. Fort malheureux, dans leur mode de gestion l’on constate l’amateurisme caractérisé par l’absence d’un programme cohérent et concerté à la tête de l’entité ; l’improvisation due à la mauvaise planification des actions projetées ; la complaisance dans la prise des décisions et dans leur exécution ; l’érosion de la confiance des administrés à l’égard des autorités politico-administratives ; la corruption, l’arbitraire, la concussion, l’affairisme, la compromission et le tribalisme; l’irresponsabilité des animateurs, etc. qui s’accompagne du sous-développement par effets de la faible mobilisation des ressources propres, les tracasseries administratives et policières, les conditions de travail précaires (statut barémique dérisoire, irrégularité des subventions ou de la rétrocession...), la faible performance des animateurs et la mauvaise perception du contrôle, etc. devenus le caractère actuel de la municipalité de LEMBA. Par ailleurs, la gestion de cette entité est caractérisée par l’inadéquation des ressources aux compétences et mission dévolues à cette dernière. Or, l’administration territoriale, en sa qualité de cheville ouvrière du gouvernement devra, pour être efficace, efficiente et rationnelle, reposer sur les vertus cardinales traduites par les compétences (savoir, savoir-faire, savoir- faire-faire) des autorités territoriales qui sont requises pour mieux accomplir leur mission et attributions. Pour pouvoir améliorer la gestion de la municipalité de Lemba et booster son développement, il est souhaitable de se pencher sur les compétences managériales et le profil d’un cadre communal. Afin de relever les défis auxquels l’entité est actuellement confrontée, un cadre territorial de demain devra dépasser le stade d’un administrateur gestionnaire (bourgmestre gestionnaire), il devra devenir un manager des organisations. En effet, Les cadres communaux managers portent une compétence en : analyse de système, procédés de gestion, relations humaines; Un cadre imprégné de la culture ANALYSE DE LA GESTION DES ENTITÉS TERRITORIALES... 95 territoriale, s’intéresse aux problèmes sociaux de la population, animateur du développement, s’intéresse à la vie politique, souple en communication efficace. Bref, un manager est un cadre qui utilise harmonieusement les ressources humaines, matérielles et financières à sa disposition afin de satisfaire et les objectifs de son organisation et les besoins de ses collaborateurs et subordonnés. L’objectif de cet article est de démontrer comment les animateurs des entités territoriales décentralisées non élus ou élus soient-ils en leur qualité de cheville ouvrière du gouvernement devra se comporter comme manager des organisations utilisant la méthode de gestion axée sur le résultat. Il ne devra plus demeurer administrateur plaintif et attentiste de 40 % de rétrocession qualifié d’régulière.
- Research Article
- 10.14428/regardseco2005.03.01
- Oct 12, 2018
- Regards économiques
Les Nations Unies ont proclamé l’année 2005 "Année Internationale du Microcrédit". A cette occasion, la Plate-forme belge de la microfinance et la Coopération belge au développement (DGCD) organisent les 3 et 4 mars un séminaire de réflexion sur la microfinance. Dans le dernier numéro de Regards économiques, Valérie de Briey, qui est responsable de recherches au Cerisis, membre de la plate-forme belge de microfinance et du GRAP-OSC (CUD-DGCD), dresse un large panorama du rôle et des missions de la microfinance dans les pays en développement. Elle présente également les questions importantes qui seront débattues lors du séminaire des 3 et 4 mars. Ce communiqué résume les principaux points de son étude.
 De tous temps, de nombreuses activités de taille très réduite (qualifiées habituellement de micro-entreprises) se sont développées dans les pays du Sud, bien souvent partiellement ou totalement en marge des règles législatives et administratives, pour permettre aux populations pauvres de subsister. Celles-ci regroupent des activités aussi diverses que marchands ambulants, petits artisans, kiosques à journaux, taxis, vendeurs de rue, bazars, etc.
 Parmi les multiples contraintes auxquelles sont confrontées les micro-entreprises, la difficulté d’accès à des sources de financement extérieures représente encore aujourd’hui une entrave principale à leur bon développement. Elles ont en effet besoin d'un capital suffisant pour financer leurs équipements, leurs achats de fournitures, de matières premières, etc. Or, ce capital leur a longtemps fait défaut car les petites sommes demandées par ces micro-entrepreneurs, l’absence de garantir à offrir et bien souvent la nature risquée du projet rebutaient les banques commerciales traditionnelles. C’est pourquoi différents intermédiaires financiers spécialisés dans l’attention à ce type de clientèle ont vu le jour. Ces intermédiaires sont souvent qualifiés d’ «institutions de microfinance» (IMF). Leur rôle consiste à offrir des services financiers de base (épargne, crédit, assurance, transfert de fonds, etc.), aux montants réduits, à des populations pauvres afin de leur donner la possibilité d’investir et de se prémunir en cas de coups durs (conditions climatiques défavorables à la production, dépenses imprévues liées à une maladie ou à la perte de biens, etc.). Par ailleurs, la microfinance favorise également des retombées positives sur la famille en général : amélioration des conditions de vie, valorisation de l’auto-estime, financement de la scolarisation, des soins de santé, etc.).
 Il a cependant fallu attendre les années quatre-vingt pour que ce secteur soit véritablement reconnu comme générateur de revenus et créateur d’emplois. Depuis lors, il fait l’objet d’une attention toute particulière de la part tant des praticiens du développement, des politiciens que des chercheurs universitaires. Aujourd’hui, la micro-finance fait partie intégrante des politiques de développement des pays pauvres. En 1998 déjà, l’Assemblée Générale des Nations Unies avait proclamé l’année 2005 l’Année Internationale du micro-crédit pour marquer l’importance de cet instrument pour éradiquer la pauvreté. Son objectif à l’époque était de réduire de moitié les populations pauvres qui vivent sous le seuil de pauvreté d’ici 2015 (Objectifs de Développement pour le Millénaire).
 Depuis les expériences pionnières jusqu’à sa forte médiatisation de nos jours, le champ de la microfinance a fortement évolué. Il existe une pluralité d’institutions de microfinance faisant appel à des statuts juridiques différents (fondations, coopératives d’épargne et de crédit, institutions publiques, sociétés anonymes, etc.) dont les modes de fonctionnement et les objectifs diffèrent fortement. Les IMF sont aujourd’hui largement tributaires d’un discours néo-libéral prônant l’absolutisation du marché et l’adoption d’une démarche commerciale. Pour des institutions telles que Banque Mondiale ou les Nations Unies, il faut en effet parvenir à la construction de «marchés financiers intégrants» afin de mettre en place des systèmes de microfinance pérennes et qui touchent un grand nombre de populations pauvres. Elles préconisent dès lors l’institutionnalisation des programmes de microfinance, autrement dit, la mise en place d’institutions de microfinance rentables, répondant aux lois des marchés financiers concurrentiels et faisant appel à un mode de gouvernance efficace. Pour ces organismes en effet, les institutions à vocation sociale (de type ONG) sont la plupart du temps fragiles, tributaires des subsides en provenance des bailleurs de fonds et disposent d’une capacité limitée à faire face à la demande massive de microcrédits. D’autres personnes au contraire, principalement des acteurs de terrain soucieux de rester au service des plus démunis, s’interrogent sur les dérives potentielles de l’adoption d’une telle démarche et craignent que la poursuite de but de lucre conduise à l’écartement d’une clientèle plus défavorisée afin de satisfaire les critères de rentabilité propres aux marchés financiers. Elles réclament notamment le maintien de subsides.
 Cette opposition entre ces deux visions de la microfinance constitue ce que Morduch (1998) a qualifié de "microfinance schism". Ce schisme est également marqué par les méthodes d’évaluation auxquelles recourent les partisans de chacune des deux approches (études d’impact, instruments de rating, etc.).
 Plus qu’antagonistes, ces deux visions de la microfinance sont, selon Valérie de Briey, complémentaires. La pertinence de l’une ou l’autre doit s’évaluer au regard des acteurs en présence, de la cible poursuivie, de la densité de population, de la technologie disponible, du contexte économique, institutionnel, etc. La pérennité d’une IMF ne pourra en effet être atteinte que dans la mesure où l’institution peut opérer à grande échelle et avoir un volume d’activité tel que le point d’équilibre puisse être atteint. Il est donc par exemple nécessaire que la densité de la population soit suffisamment importante pour toucher un grand nombre d’emprunteurs. Par ailleurs, l’IMF doit également disposer d’une technologie appropriée pour évaluer rapidement les demandes de crédit et maintenir à jour l’information commerciale et financière. Sans ces conditions, la productivité des membres internes à l’IMF ne pourra pas être suffisante et la croissance du portefeuille assurée.
 Par ailleurs, dans le choix de l’approche dans laquelle doit s’inscrire l’IMF, il importe également selon Valérie de Briey de se pencher sur le degré de précarité de la cible visée. Certaines institutions, soucieuses de veiller à la rentabilité de leurs opérations de prêts, excluent en effet de leurs clients, certains secteurs d’activité jugés comme trop risqués (citons en autres les conducteurs de taxi) et mettent des conditions d’accès telles que de nombreux micro-entrepreneurs se trouvent hors des conditions d’accès (comme par exemple l’ancienneté minimale exigée ou le degré de formalisation de la micro-entreprise). Il y a donc place dans certaines zones géographiques pour la coexistence d’IMF différenciées (par exemple des sociétés anonymes adoptant une logique de rentabilité et des ONG adoptant une logique de développement de populations pauvres).
 Il est donc nécessaire, conclut l’auteur, que les limites du discours dominant orienté sur une approche de marchés soient reconnues et que les bailleurs de fonds adoptent une attitude différenciée selon les intermédiaires financiers considérés, et le contexte économique, social et institutionnel du pays dans lequel ces intermédiaires opèrent. Il faudrait en outre que les bailleurs de fonds adoptent des critères d’évaluation des IMF en cohérence avec la mission poursuivie par l’institution d’appui et ses valeurs fondatrices. Plus qu’antagonistes, les différentes méthodes d’évaluation proposées dans le champ de la microfinance sont, de l’avis de Valérie de Briey, elles aussi complémentaires. Leur utilité dépend tout à la fois de la mission de l’IMF (à vocation sociale ou financière), de la ou des personnes qui évaluent (bailleurs de fonds, membres internes, etc.), de la perspective adoptée (du point de vue des clients, des bailleurs de fonds, de l’institution, etc.) et des moyens dont disposent les évaluateurs. L’important est que les personnes en présence s’accordent sur l’objet de l’évaluation. L’auteur anticipe ainsi sur certaines questions qui seront débattues lors d’un séminaire de réflexion organisé par la plate-forme belge de Microfinance et la DGCD les 3 et 4 mars au Palais d’Egmont à Bruxelles à l’occasion de l’année 2005 proclamée «Année Internationale du Microcrédit» par les Nations Unies.
- Research Article
- 10.19182/bft1983.199.a19484
- Mar 1, 1983
- BOIS & FORETS DES TROPIQUES
Des échantillons d'Eucalyptus congolais de la région de Pointe Noire correspondant à deux hybrides ont été testés par le C.T.F.T. afin de définir leurs caractéristiques papetières et leur variabilité, et de sélectionner les meilleures espèces pour les plantations.Au total, 129 échantillons et 32 variables ont été étudiés. Les résultats ont été traités sur ordinateur.Variabilité inter clonale et intra clonale.Les échantillons prélevés sur les plants issus de semis ont montré la plus grande variabilité.Deux échantillons de clones présélectionnés présentent une variabilité sensiblement inférieure.Les échantillons correspondant à un seul et même clone ont constitué un lot homogène, à l'exception de deux spécimens manifestement aberrants.Caractéristiques papetières des lots d'EucalyptusLes deux échantillons de clones présélectionnés ont fait bonne figure et les meilleurs d'entre eux se sont rapprochés de la fabrication de bois à papier de très bonne qualité.De très bonne qualité. Des différences ont cependant été observées entre les tests effectués sur des Eucalyptus fraîchement abattus et les tests effectués sur les mêmes échantillons après un an de stockage.Les meilleurs clones peuvent donner 1 tonne de pâte blanchie à partir de 3 à 3,5 mètres cubes de bois vert avec écorce.Corrélations entre les propriétés des bois et des pâtesDe nombreuses corrélations ont été observées. Il a été noté qu'une faible densité favorisait la résistance à la traction, à l'éclatement et au pliage des papiers. En revanche, une densité élevée favorise la résistance à la déchirure et le volume, et réduit le nombre de mètres cubes de bois nécessaires pour produire une tonne de pâte.Sélection des meilleurs clonesUne sélection a été effectuée sur la base de deux critères :(a) Rendement annuel en pulpe d'un hectare de plantation.(b) Longueur de rupture.En outre, la teneur en acide ellagique des clones sélectionnés a été déterminée, afin de vérifier qu'elle n'était pas trop élevée. Cet article rend compte des travaux effectués et des résultats obtenus. Il résume les efforts conjoints des organismes suivants :§ Le Centre Technique Forestier Tropical de Pointe Noire, chargé des recherches sylvicoles, qui a collecté sur ses propres plantations les échantillons à tester et s'est chargé de leur expédition.§ La Division Chimie et Cellulose du C.T.F.T. de Nogent-sur-Marne, qui a effectué les essais de laboratoire et pris en charge la majeure partie de l'interprétation des résultats et de la rédaction d'un rapport d’étude.§ La Division Biométrie du C.T.F.T., qui a effectué l'analyse statistique.§ La Direction de la Recherche Forestière, qui a apporté son concours pour divers aspects de l'échantillonnage.
- Single Report
- 10.70010/nkup8051
- Sep 26, 2024
Contexte Ce rapport a pour objectif de présenter les résultats d’une recherche-action visant le développement d’un modèle d’intervention préventive en santé et sécurité du travail (SST) par et pour les préposés aux bénéficiaires (PAB) dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) du Québec. Les PAB sont au cœur des soins prodigués dans les milieux gériatriques. Malheureusement, l’augmentation du nombre de blessures et l’accentuation des problématiques de santé psychologique subies par ce personnel depuis quelques années fragilisent leur situation, ce qui se prouve en termes de faible rétention et de fort absentéisme chronique de ce personnel. Ce projet, qui est issu au départ d’une demande du milieu, visait à implanter une démarche d’intervention dans trois CHSLD du Québec, en nous inspirant d’autres études menées dans d’autres types d’organisation, comme les centres jeunesse. Revue de littérature La littérature scientifique nous enseigne que la participation des travailleurs au développement et à l’implantation de programme de prévention de la SST est une condition clé de leur succès, et ce préférablement à une intervention unilatéralement « classique » davantage axée uniquement sur la formation du personnel. Néanmoins, les CHSLD ne sont pas reconnus comme des milieux innovants, dans lesquels les PAB peuvent participer activement au développement des programmes de formation qui les concerne. La participation des PAB à une intervention préventive en SST, même si elle leur est destinée, apparaît comme un défi particulièrement important et difficile à relever. Objectifs L’objectif principal de cette recherche-action consistait à développer des modalités d’interventions préventives innovantes en matière de SST portées principalement par les PAB en CHSLD, afin d’en tirer des connaissances généralisables à d’autres milieux. Nos objectifs spécifiques visaient à : 1) cerner, dans les CHSLD, les facteurs de risque ainsi que les facteurs de protection présents ; 2) documenter et évaluer un processus mené « pour et par des PAB » qui vise à réduire les contraintes ciblées dans chaque milieu ; 3) documenter et évaluer le processus d’implantation de ces mesures ainsi que la participation des PAB dans la mise en place de la démarche ; 4) documenter les effets attendus des interventions proposées au sein des groupes de soutien à l’intervention (GSI) ; 5) dresser un inventaire des conditions (dimensions contextuelles et organisationnelles) favorables ou défavorables à l’implantation d’une intervention préventive misant sur la participation des préposés aux bénéficiaires. Cadre d’intervention L’étude a pris la forme d’une recherche-action. Selon cette approche, c’est principalement par l’action que l’on peut générer des connaissances scientifiques pour comprendre et changer la réalité sociale des individus et des systèmes, donc d’organisations telles que les CHSLD. Dans cette perspective, la théorie découle donc de l’action. Dans le cadre d’une recherche-action, on vise notamment à garantir que l’objet réponde à la fois aux problèmes pratiques des membres de l’organisation ainsi qu’aux préoccupations théoriques de recherche. Aussi, nous nous sommes appuyé sur le cadre proposé par Goldenhar et al., (2001) pour élaborer la démarche d’intervention. Il s’agit d’un modèle en 3 phases : le développement (l’identification a priori des risques ciblant des priorités sur lesquelles agir), l’implantation (l’implantation d’une intervention cohérente avec ces cibles via un GSI) et l’évaluation de l’intervention (l’étude de l’efficacité de l’intervention). Méthodologie Notre processus méthodologique a suivi le cadre d’intervention précité, soit trois phases de recherche-action : le diagnostic (phase I), l’intervention (phase II) et l’évaluation (phase III), et ce, dans trois CHSLD différents. Mentionnons que nous avons rajouté une phase d’entrevues, à la suite de la pandémie de la COVID-19 (phase I-B). Nous avons réalisé un total de 50 entrevues, soit 36 lors de la phase I (trois sites) et 21 en phase I-B. Nous avons réalisé également des heures d’intervention dans le cadre de la phase II, afin de développer les GSI. Lors des phases II et III, 15 informateurs clés ont été rencontrés sur une base individuelle et volontaire, et ce dans les deux CHSLD où ont été implantés des GSI. Notons que la pandémie a considérablement freiné notre projet et limité la portée de notre action. Il a été décidé, à la suite de la phase I-B, qu’un CHSLD serait supprimé de notre projet, tant les enjeux de recrutement pour les entrevues (phase I-B) et GSI (phase II) semblaient complexes. Résultats Les résultats de la phase I et I-B mettent de l’avant, dans les trois milieux, des facteurs de risque et des facteurs de protection relatifs à la charge de travail, au manque de soutien des collègues ou des supérieurs, à la faible reconnaissance et à la faible autonomie décisionnelle. Ce diagnostic a permis de préciser certaines pistes d’action pour les deux CHSLD participant à la phase II. Nous présentons ces pistes, de même que le processus complexe par lequel nous avons pu (ou non) développer des innovations organisationnelles dans les milieux. Dans le CHSLD du Hameau, quatre mesures ont été retenues (p. ex. : procéder à un exercice de clarification des rôles, des tâches partagées). Au CHSLD du Parvis, quatre mesures ont été aussi retenues (p. ex. élaborer un plan de contingence sur les unités). En guise d’évaluation, nous présentons plusieurs conditions gagnantes et défis identifiés par les acteurs des milieux interrogés. Discussion Notre projet a permis de documenter la complexité de développer des projets participatifs en CHSLD, notamment lorsqu’ils visent les PAB. Un premier facteur de complexité porte sur la structure hiérarchique même de l’organisation, qui donne peu de place et de pouvoir aux PAB, alors même que cette catégorie d’emploi est centrale en CHSLD. Un second facteur a trait à la fragilité importante de ces processus d’innovations lorsque des contraintes extérieures entravent ou bouleversent les pratiques quotidiennes. Certaines contraintes peuvent être importantes et de courte durée (comme la pandémie de la COVID-19), mais d’autres sont relativement récurrentes et fragilisent tout autant le même processus (manque de main-d’œuvre ponctuelle, épidémie d’influenza, visites de qualité, etc.). Des facteurs de soutien sont identifiés, comme l’engagement structuré de l’ensemble de l’organisation envers le projet (des hautes directions comme SAPA aux gestionnaires immédiats), la composition rigoureuse du comité chargé de développer et d’implanter les mesures proposées et le développement d’une perspective de pérennisation à moyen et long terme.
- Research Article
- 10.25965/rse2r.315
- Aug 22, 2024
- N° 2 | 2024
Contexte : La BPCO est une pathologie respiratoire touchant 7,5% des français. La réadaptation respiratoire est un moyen de traitement nécessaire aux patients BPCO dans lequel le masseur-kinésithérapeute a un rôle important. La littérature a montré ses effets à court terme. Le premier objectif est donc de mettre en avant les interventions utilisées pour maintenir les acquis à long terme. Le second est d’établir des profils de patients pour lesquels certaines interventions seraient plus adaptées. Méthode : Cette revue systématique a été réalisée conformément aux guidelines PRISMA. Cinq bases de données ont été utilisées afin d’obtenir des essais contrôlés randomisés (ECR). Les échelles PEDro et Rob2 ont permis d’évaluer leur qualité méthodologique. Les critères de jugement principaux étaient la dyspnée, la capacité physique, la qualité de vie, le nombre d’hospitalisation et d’exacerbation. Les critères secondaires étaient le stade de sévérité, la probabilité de survie, le profil actif et le coût. Résultats : Après avoir obtenu 78 articles, neuf ECR ont été inclus. Trois études ont montré une amélioration de la dyspnée, la capacité physique et la qualité de vie. Les autres ECR n’ont pas montré d’effet significatif et/ou cliniquement pertinent pour tous les critères. Conclusion : Trois études ayant intégré une intervention à domicile ont permis de maintenir les acquis à long terme. Cependant, les études sélectionnées étaient de qualité moyenne avec des risque de biais. Malgré l’existence de points forts (dépôt sur OSF, données récentes, MCID etc), d’autres études sont nécessaires afin de répondre à cette problématique.
- Research Article
- 10.25200/slj.v13.n2.2024.625
- Dec 16, 2024
- Sur le journalisme, About journalism, Sobre jornalismo
PT. Este artigo analisa como jornalistas brasileiros desempenharam seis papéis profissionais (Intervencionista/disseminador, Fiscalizador, Leal-Facilitador, Serviço, Infotenimento e Cívico) em notícias divulgadas em nove mídias de alcance nacional do Brasil no primeiro ano da pandemia de Covid-19. Utiliza-se dados da segunda fase do projeto Journalistic Role Performance (JRP), que consistem na análise de conteúdo de itens noticiosos, publicados ou transmitidos em 2020 por veículos de diferentes plataformas (TV, jornal, rádio e portais-online). O estudo examina o modo como os jornalistas desempenharam cada um dos papéis e se há convergência na articulação deles entre os tipos de mídia, o que permite verificar se o jornalismo praticado no país é homogêneo entre as plataformas de notícias ou se características específicas de cada mídia influenciam no desempenho dos papéis. Os dados são interpretados no contexto do período de análise, levando em conta também características da cultura jornalística predominante no Brasil, pautada por objetividade, neutralidade e distanciamento. Os resultados demonstram presença significativa dos papéis Intervencionista, Cívico e Infotenimento no noticiário brasileiro em 2020. O estudo também evidencia que a atuação jornalística nas mídias online se distanciou das demais para a maioria dos papéis profissionais mapeados. O artigo sugere, em linha com investigações internacionais, que a pandemia levou os jornalistas a maior engajamento na narração dos temas e a maior atenção em educar e entreter os públicos, embora certas características da cultura profissional também tenham sido significativas para o desempenho desses papéis. *** ES. Este artículo analiza cómo los periodistas brasileños desempeñaron seis roles profesionales (intervencionista/difusor, supervisor, leal-facilitador, servicio, infotenimiento y cívico) en noticias publicadas en nueve medios de alcance nacional de Brasil durante el primer año de la pandemia de covid-19. Se utilizan datos de la segunda fase del proyecto Journalistic Role Performance (JRP), que consisten en el análisis de contenido de noticias publicadas o transmitidas en 2020 por medios de diferentes plataformas (televisión, periódico, radio y portales en línea). El estudio examina cómo los periodistas desempeñaron cada uno de los roles y si hay convergencia en su articulación entre los tipos de medios, lo que permite verificar si el periodismo practicado en el país es homogéneo entre las plataformas de noticias o si las características específicas de cada medio influyen en el desempeño de los roles. Los datos se interpretan en el contexto del período de análisis, teniendo en cuenta también características de la cultura periodística predominante en Brasil, basada en la objetividad, la neutralidad y el distanciamiento. Los resultados demuestran una presencia significativa de los roles intervencionista, cívico e infotenimiento en las noticias brasileñas en 2020. El estudio también evidencia que la actuación periodística en los medios en línea se distanció de las demás en la mayoría de los roles profesionales identificados. En línea con investigaciones internacionales, el artículo sugiere que la pandemia llevó a los periodistas a una mayor implicación en la narración de los temas y una mayor atención en educar y entretener a los públicos, aunque ciertas características de la cultura profesional también hayan sido significativas para el desempeño de estos roles. *** EN. This article analyzes six professional roles that Brazilian journalists played (Interventionist/Disseminator, Watchdog, Fair-Facilitator, Service, Infotainment and Civic) in news published on nine national media outlets in Brazil during the first year of the Covid-19 pandemic. We used data from the second phase of the Journalistic Role Performance (JRP) project, which involves analyzing news content from different media outlets published or broadcast in 2020 (TV, newspaper, radio and online). This study examines the roles journalists performed and whether they converge with other types of media. This allows us to verify whether journalism in Brazil is homogeneous between news platforms or whether each media’s specific characteristics influence how journalists perform their roles. The data is taken during the analysis period, and also takes into account characteristics of the predominant journalistic culture in Brazil, guided by objectivity, neutrality and detachment. Our results show a significant presence of the Interventionist, Civic and Infotainment roles in Brazilian news in 2020. We also found that online journalism has distanced itself from other forms of journalism, according to the professional roles mapped in this study. This article suggests (in accordance with international research) that the pandemic led journalists to become more engaged in narrating topics and more attentive to educating and entertaining audiences, although certain aspects of the professional culture were also a factor toward how these roles were performed. *** FR. Cet article analyse six modèles de rôles professionnels exercés par les journalistes brésiliens (Interventionniste/diffuseur, Contrôleur, Loyal-facilitateur, Service, Infodivertissement et Civique) dans le traitement de l’actualité par neuf médias nationaux au Brésil, au cours de la première année de la pandémie de Covid-19. Il utilise les données de la deuxième phase du projet Journalistic Role Performance (JRP), visant à analyser des contenus d’actualité publiés ou diffusés en 2020 par différentes plateformes médiatiques (télévision, journaux, radio et portails en ligne). Nous cherchons à savoir comment les journalistes ont assumé chacun de ces rôles et s’il existe une convergence en la matière entre les divers types de médias, afin de déterminer si le journalisme pratiqué dans ce pays est homogène d’une plateforme d’information à l’autre, ou si les spécificités de chaque média influencent l’exercice de ces rôles. Les données sont interprétées dans le contexte de la période analysée, tout en tenant compte des caractéristiques de la culture journalistique prédominante au Brésil, marquée par l’objectivité, la neutralité et la prise de distance. Nos résultats mettent en évidence la présence significative des rôles Interventionniste, Civique et Infodivertissement dans les actualités diffusées au Brésil en 2020. Cette étude montre aussi que l’activité journalistique sur les plateformes en ligne s’est démarquée de celle des autres médias pour la plupart des rôles professionnels répertoriés. En accord avec d’autres études internationales, cela suggère que la pandémie a incité les journalistes à s’engager davantage dans la narration des sujets et à accorder plus d’attention à l’éducation et au divertissement de leurs publics, bien que certaines caractéristiques de leur culture professionnelle aient également été importantes pour l’exercice de ces rôles. ***
- Research Article
- 10.55790/journals/ressi.2008.e0708
- Apr 30, 2008
- Revue électronique suisse de science de l'information (RESSI)
Ce compte-rendu décrit l’expérience d’un groupe de bibliothécaires dans la mise en place d’un wiki comme outil de communication et de partage de connaissances pour les bibliothécaires de l’Université de Genève. Les statistiques de consultation des pages du wiki sont analysées depuis sa création afin de dégager les tendances de son utilisation. Il en ressort que le dynamisme et la mise à jour de l’information sont cruciaux pour que les pages soient consultées. L’utilisation du wiki pour gérer les projets en cours et en informer les professionnels est un bon moyen pour motiver la consultation et la participation.
- Research Article
- 10.14428/regardseco2010.05.01
- Oct 12, 2018
- Regards économiques
A la fin du mois de mars 2010, Michel Daerden, Ministre des Pensions au gouvernement fédéral, présentait son livre vert sur les pensions. Selon un communiqué de presse de Belga (25/03/2010), lors de cette présentation, «Michel Daerden a invoqué notamment les bonus pension pour inciter les gens à travailler plus longtemps. Ce système existe déjà et certains disent qu'il a échoué. Le ministre estime quant à lui qu'on manque de données statistiques précises pour juger de son impact».
 Regards économiques a saisi la balle du Ministre au bond pour publier, dans sa dernière livraison, les résultats d’une étude de Marjan Maes qui démontrent, sur base d’une analyse statistique objective et rigoureuse, que le «bonus de pension» est une réforme inefficace en matière de soutenabilité financière, et relativement peu efficace en termes de relèvement de l’âge de retraite et de réduction des inégalités. La raison principale est qu’un grand nombre de travailleurs vont bénéficier du bonus sans pour autant travailler davantage, et/ou vont même partir plus tôt en retraite.
 Afin de relever le taux d’emploi des travailleurs âgés, le gouvernement belge a approuvé fin 2005 une loi baptisée «Pacte de Solidarité entre Générations». Parmi les mesures mises en œuvre, le «bonus de pensio » consiste en une augmentation forfaitaire et permanente du montant de la pension légale pour les travailleurs salariés qui décident de reporter leur départ à la retraite. Le bonus a finalement été fixé à 624€ pour toute année d’activité professionnelle au-delà de 62 ans (ou au-delà d’une 44e année de carrière). Lors des négociations précédant le Pacte de Solidarité, il était question de fixer le montant du bonus à 300€ pour toute année de travail au-delà de 60 ans. C’est ce scénario initial que Marjan Maes a analysé dans son étude. Plutôt que de pénaliser la retraite anticipée, le gouvernement a donc choisi de récompenser les années de travail supplémentaires.
 L’objectif de l’étude de Marjan Maes est d’évaluer les effets du «bonus de pension» sur l’âge de départ à la retraite, sur le budget des pensions et sur les inégalités au sein de la population âgée. Son second objectif est de comparer cette mesure à deux autres politiques non retenues par le gouvernement et visant à pénaliser les départs anticipés en retraite. Un premier scénario alternatif, qualifié de «malus proportionnel», consiste à pénaliser (respectivement, augmenter) la pension légale de 5 % par année de retraite anticipée avant 65 ans (respectivement, reportée après 65 ans) dans l’intervalle 60-70 ans. Les pénalisations ou gratifications sont donc proportionnelles au niveau de la pension légale. En d’autres termes, la pension prise à l’âge de 60 (respectivement 70) ans est 25 % plus basse (respectivement élevée) que si elle avait été prise à l’âge légal de 65 ans. Le second scénario alternatif, qualifié de «malus forfaitaire», consiste à ajuster la pension légale d’un montant forfaitaire pour chaque année d’écart entre l’âge de départ en retraite et 65 ans. Les pénalisations ou gratifications sont indépendantes du revenu. Elles pénalisent donc davantage les individus à bas revenu que les individus à revenu élevé. Afin de rendre ce scénario comparable avec le précédent, les montants forfaitaires ont été choisis de manière à induire le même impact budgétaire pour le gouvernement : on les calcule, pour chaque âge de retraite possible, comme la différence moyenne entre les prestations de pension en l’absence de réforme et sous le malus proportionnel.
 Les résultats de Marjan Maes sont révélateurs. Le «bonus de pension» n’augmente l’âge de départ à la retraite que de 0,3 année alors que des réformes de type «malus» augmentent l’âge de départ à la retraite de 1,1 années. Par ailleurs, alors que cette mesure a été adoptée pour améliorer la soutenabilité budgétaire du régime des pensions, le «bonus de pension» a pour conséquence de creuser le budget des pensions. Les recettes fiscales supplémentaires générées par un bonus (sous forme de cotisations de sécurité sociale accrues et grâce à des périodes de retraite plus courtes) sont inférieures au montant global de bonus de pension à verser aux pensionnés pendant toute la période de leur retraite. Au contraire, les politiques de malus génèrent les effets budgétaires escomptés.
 Quelle est l’intuition de ces résultats ? Les trois réformes génèrent des incitants à reporter le départ à la retraite pour un grand nombre de travailleurs âgés. Cependant, un autre effet financier est à l’œuvre qui, dans le cas du bonus, pousse les travailleurs à partir plus tôt. En effet, sans bonus, il était optimal pour certains individus de travailler au-delà de 60 ans. Comme il est impossible de discriminer entre ces individus et ceux choisissant de se retirer anticipativement, ces individus reçoivent un cadeau inespéré. L’introduction du bonus augmente le montant attendu de leur pension légale et crée un «effet de richesse» qui les pousse à consommer à se retirer plus tôt du marché du travail. En résumé, bien qu'un bonus par année de travail additionnelle incite à travailler plus longtemps, cet effet est contrebalancé par un effet-richesse qui, lui, avance l'âge de la retraite. Cet effet de richesse est important et avéré : il explique pourquoi l’introduction d’un bonus dans le régime des fonctionnaires publics en 2001 n’a pas généré la moindre augmentation de l’âge de la retraite, mais a creusé le déficit du gouvernement. A contrario, les réformes visant à pénaliser les retraites anticipées induisent un effet de richesse négatif qui contribue à retarder les départs à la pension. Par conséquent, les effets du bonus de pension sur l’âge de départ à la retraite et sur le budget sont moins favorables que ceux des pénalisations ou malus.
 Comme le bonus consiste en un montant forfaitaire, le gouvernement a également mis en avant les effets redistributifs potentiels de sa politique. Pourtant, en matière d’inégalités, le bonus de pension contribue à augmenter les écarts de revenus entre les bénéficiaires d’une pension légale et les bénéficiaires de la GRAPA (Garantie de Revenu Aux Personnes Agées), étant donné que la GRAPA, en tant que système d’assistance, n’est pas affectée par les réformes de pension. Les résultats de Marjan Maes démontrent que ce sont les réformes pénalisant la retraite anticipée qui réduisent le plus les inégalités des revenus parmi les pensionnés.
- Research Article
- 10.1016/s0368-2315(08)73854-7
- Oct 1, 2008
- Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction
Place de l’enfant
- Research Article
- 10.3917/cea.250.0291
- Jun 22, 2023
- Cahiers d'études africaines
Cet article traite de la problématique de la (non-)prise en compte des Pygmées dans la gestion des ressources forestières en Afrique centrale. La première partie montre la continuité, depuis l’époque coloniale, des représentations négatives sur les Pygmées, ainsi que leur marginalisation et leur exploitation. La seconde partie explique comment ces représentations, ainsi que l’absence de statut juridique reconnaissant les Pygmées, contribuent à leur exclusion de l’univers décisionnel concernant la gestion des ressources forestières. L’enquête s’appuie sur 124 entretiens avec des Pygmées de Lomié et de Lolodorf, au Cameroun, notamment les chefs des clans bagyeli de Lolodorf et baka de Lomié représentant les différents « campements » des Pygmées ainsi que sur une observation participante effectuée auprès des communautés bantoues, des autorités administratives et des exploitants forestiers, afin de découvrir leurs « manières de faire ».
- Research Article
- 10.19044/esj.2024.v20n15p274
- May 31, 2024
- European Scientific Journal, ESJ
Les activités anthropiques constituent les principales sources de pollution des hydrosystèmes. La présente étude a pour objectif d’inventorier les différentes pressions qui s’exercent sur les tributaires (Sô et Djonou) du lac Nokoué. Ainsi, les études antérieures sur la qualité de ces rivières sont mises à contribution et sont complétées par une enquête d’observation. La formule de Schwarz (Kresic, 2007) et les données du RGPH4 ont permis de soumettre 255 ménages vivant dans les périmètres immédiats et rapprochés des deux rivières (Sô et Djonou) à un questionnaire d’enquête. Onze arrondissements à savoir sept dans la commune de Sô-Ava et quatre dans la commune d’Abomey-Calavi abritant les deux rivières sont parcourus et une moyenne de vingt-quatre (24) ménages par arrondissement sont soumis au questionnaire. Le dépouillement des données s’est accentué autour des thématiques telles que : Présence ou non d’un système d’assainissement, mode de gestion des déchets, diverses activités susceptibles de polluer les rivières, Cas fréquents de maladies et le traitement informatique est fait via un tableur Excel. Le lac Nokoué et ses affluents sont soumis à des pollutions chimiques, bactériologiques et organiques ayant majoritairement pour source les activités anthropiques(Etudes antérieures); 64% des ménages ne disposent pas d’un système d’assainissement et pratiquent la defecation à l’air libre ; 72% des ménages font une mauvaise gestion des déchets ; 20% des ménages utilisent de l’engrais NPK dans l’agriculture et le maraîchage; 69% des ménages abreuvent le cheptel directement à la rivière; 3% des ménages font le commerce de carburants avec des risques de déversement de ces produits pétroliers dans les rivières occasionnant de forte pollution chimique ; 14,41% des ménages utilisent des branchages d’acadja et des produits (1,80% des ménages) comme moyen de pêche ; 80,7% des ménages souffrent de façon récurrente du paludisme, diarrhée chronique et des infections cutanées. Des sensibilisations continues et l’appui des décideurs sont sollicités pour construire davantage les ouvrages d’assainissement et bien gérer les déchets afin de réduire les divers cas de maladies. Anthropogenic activities are the main sources of pollution of hydrosystems. The objective of this study is to inventory the different pressures exerted on the tributaries (Sô and Djonou) of Lake Nokoué. Thus, previous studies on the quality of these rivers are drawn on and are supplemented by an observation survey. The Schwarz formula (Kresic, 2007) and RGPH4 data made it possible to submit 255 households living in the immediate and close perimeters of the two rivers (Sô and Djonou) to a survey questionnaire. Eleven districts, namely seven in the commune of Sô-Ava and four in the commune of Abomey-Calavi sheltering the two rivers, are covered and an average of twenty-four (24) households per district are submitted to the questionnaire. Data processing was intensified around themes such as the presence or absence of a sanitation system, waste management method, various activities likely to pollute rivers, Frequent cases of illness, and computer processing done via an Excel spreadsheet. Lake Nokoué and its tributaries are subject to chemical, bacteriological and organic pollution, mainly due to anthropogenic activities (Previous studies); 64% of households do not have a sanitation system and practice open defecation; 72% of households mismanage waste; 20% of households use NPK fertilizer in agriculture and market gardening; 69% of households water their livestock directly from the river; 3% of households trade in fuel with the risk of these petroleum products being spilled into rivers, causing heavy chemical pollution; 14.41% of households use acadja branches and products (1.80% of households) as a means of fishing; 80.7% of households suffer recurrently from malaria, chronic diarrhea and skin infections. Continuous awareness raising and support from decision-makers are requested to further build sanitation works and properly manage waste in order to reduce various cases of diseases.
- Research Article
- 10.7202/1117825ar
- Jan 1, 2025
- Criminologie
L’objectif de la présente étude était d’évaluer l’effet d’une équipe mobile de médiation et d’intervention sociale sur la prise en charge des personnes en situation d’itinérance. L’équipe mobile a été mise en place afin d’offrir une alternative non judiciaire à la gestion des conflits en lien avec des enjeux de cohabitation ou d’utilisation de l’espace public. Pour atteindre notre objectif, nous avons utilisé des données administratives, collectées par un service policier et par l’organisme responsable de l’équipe mobile, afin de créer un groupe expérimental (n = 81) et un groupe témoin (n = 208). Nous avons apparié les observations des groupes expérimental et témoin sur la base de leur score de propension dans le but de reproduire les conditions d’un essai randomisé. Les résultats que nous avons obtenus indiquent que les transports vers l’hôpital sont moins fréquents lorsque l’équipe mobile intervient que lors d’interventions policières. Les résultats montrent aussi que les personnes ayant affaire avec l’équipe mobile ont plus de chances d’être dirigées vers des ressources communautaires, que si elles ont affaire avec les forces policières. Ainsi, les équipes mobiles, composées d’intervenants psychosociaux, semblent efficaces pour gérer les conflits impliquant des personnes en situation d’itinérance dans l’espace public.
- Research Article
26
- 10.1016/s0013-7006(04)95461-9
- Oct 1, 2004
- L'Encephale
Validité du questionnaire d’alexithymie de Bermond et Vorst : étude chez des sujets présentant des troubles du comportement alimentaire et chez des témoins
- Research Article
1
- 10.59384/recopays.tg4202
- Dec 30, 2024
- Revue Ecosystèmes et Paysages
Anogeissus leiocarpus est une essence forestière connue pour ses multiples biens et services fournis aux populations des milieux ruraux. La présente étude réalisée vise à contribuer à une meilleure gestion des ressources forestière à forte valeur économique. Pour mener à bien notre étude la première approche méthodologique s’est basé éssentielement sur une enquêtes ethnobotanique auprès de 38 ménages afin de caractériser la diversité des usages endogènes d’Anogeissus leiocarpus. La deuxième approche a constitué en une mesure physique des paramètres dendrométriques dans les 2 stations considérées. Pour une station donnée les individus ligneux dont le diamètre à hauteur de poitrine (DHP) ≥5 cm sont mesurés en considérant le diamètre, les hauteurs, le houppier, les caractéristiques du biotope et les perturbations majeures. Les résultats révèlent que l’ Anogeissus leiocarpus est très bien connue par 98% des répondants des différents groupes sociolinguistiques. L’inventaires éffectué a permis de recencer au total 31 espèces végétales dans l’ensemble des stations. Ces espèces sont redistribuées comme suit : 15 espèces réparties en 15 genres et 12 familles avec avec une prédominance des combretaceae (42,10%) suivi des sapotaceae (28,34%) comme les plus dominant dans la station 2 et 20 espèces réparties en 20 genre et 12 familles dont les plus représenter sont les fabaceae (23,8%) et les euphorbiaceae (19,57%) dans la station 3. La corrélation entre le diamètre et la hauteur des arbres est traduite par des fonctions logarithmique qui sont respectivement y = 0,0309ln(x) + 0,1091 avec R² = 0,79 dans la station 2 et y = 0,0382ln(x) + 0,1461 avec R² = 0,64 dans la station 3. Pour assurer sa gestion durable dans un environnement marqué par une forte pressions anthropiques ou elle est menacée de disparition des mesures doivent être prises afin d’éviter toute exploitation massive et frauduleuse de cette précieuse ressource.
- Research Article
- 10.61850/allj.v12i2.206
- Dec 25, 2007
- AL-Lisaniyyat
A travers la présente étude, nous avons tenté de prouver l’efficacité du recours à la théorie néo-khalilienne pour l’analyse des troubles phonétiques et phonologiques caractérisant le discours des aphasiques arabophones. Afin de réaliser notre objectif, nous avons construit une série d’épreuves phonologiques, puis nous avons appliqué ces épreuves auprès d’un cas d’aphasie de Broca. L’analyse des erreurs de types phonétique et phonologique, à partir des notions de schème et de racine, nous a permis de distinguer trois types de troubles : - Des troubles affectant la racine du mot sans que le schème soit touché. - Des troubles altérant le schème du mot sans pour autant que la racine soit affectée. - Des troubles affectant simultanément la racine et le schème du mot.
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